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TEA TIME

  • Mon avis sur le tea time de l'Hôtel Daniel, Relais & Châteaux à Paris (8ème)

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    Je reprends aujourd'hui mes tests de tea time, après une interruption d'un peu plus d'un mois, et un nouveau tea time au George V en décembre qui reste indétrônable et selon moi le meilleur de Paris. A nouveau, direction le 8ème arrondissement, cette fois pour  l'hôtel Le Daniel, membre des Relais & Châteaux, lesquels sont pour moi  synonymes avant tout du meilleur établissement hôtelier que je connaisse et dont je vous ai longuement parlé, ici: le Bareiss. Rien à voir avec le Daniel, le premier situé en forêt noire, en Allemagne, étant aussi spectaculaire et gigantesque que le second est secret et intime, situé dans une petite rue méconnue, la rue Frédéric Bastiat, un lieu propice aux rendez-vous discrets, voire secrets. Par cette journée joliment mélancolique de janvier 2013 où quelques flocons flottent allègrement dans le ciel parisien, Le Daniel semble le refuge idéal.

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    La première impression, visuelle du moins, est  agréable. A gauche de l'entrée se situe un salon tranquille et feutré, d'inspiration asiatique, plutôt raffiné qui invite au repos et au dépaysement, véritable oasis de calme à deux pas des Champs Elysées et de l'agitation parisienne. L'accueil pourrait être plus chaleureux et souriant mais je ne me laisse pas décourager par cette première impression relativement mitigée (évidemment quand on est habitué du Bareiss, au service irréprochable, la comparaison est implacable). Le Daniel est qualifié de meilleur salon de thé de Paris par Le Figaro. Alors, est-ce mérité?

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    J'opte pour un éclair au chocolat bien que ne les appréciant guère en général mais la physionomie originale de celui-ci me tente tout particulièrement tandis qu'une de mes acolytes opte pour le fameux tea time Le Daniel (28 euros). Un sablier à trois temps permet de sélectionner le temps d'infusion souhaitée. Le Daniel est amené sur un présentoir comprenant des mini-sandwichs et scones auxquels il est possible d'ajouter une pâtisserie au choix et un thé.

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     Le «Tea Time» est l'oeuvre de Sébastien Gaudard qui a récemment ouvert sa  pâtisserie rue des Martyrs, dans le 9ème arrondissement. Auparavant chef du restaurant Délicabar  du Bon Marché et  second de Pierre Hermé chez Fauchon avant de devenir le chef pâtissier chez Fauchon pendant 5 ans.  Il a également été élu Meilleur Pâtissier de l'année 2012 par le Guide Pudlowski. Quant aux thés, ils proviennent de chez Cannon.

    Alors? Alors, il faut avouer que l'éclair était succulent, léger et délicieusement chocolaté, aussi raffiné que la présentation. Le lieu est calme et agréable et idéal pour un tea time entre amis, en revanche...en revanche ce qui doit pour moi distinguer un tea time, en particulier d'hôtel et a fortiori quand celui-ci appartient à la chaîne Relais et Châteaux comme c'est le cas ici, c'est le service...et c'est vraiment là que le bât blesse. Après une inversion des thés, un pot d'eau demandé oublié puis versé dans une seule tasse au lieu des deux auxquelles il était destiné puis finalement servi par un serveur visiblement las avec le sourire en option, une addition amenée et règlée sans que nous soit demandé comment nous avions trouvé le tea time, il faut se rendre à l'évidence: le service est plus relais que châteaux...

    D'un lieu atypique et agréable qui aurait pu faire de ce tea time un moment à part, le service plus que médiocre le réduit à un endroit quelconque... très loin d'être pour moi le meilleur tea time de Paris. Je vous recommanderais donc plutôt le George V précité ou le Shangri-la si vous aimez ce type d'atmosphère discrète, raffiné, et à l'abri des regards.

     Retrouvez aussi l'article de Pin up en cuisine, un blog que je vous recommande au passage (et pas seulement parce que c'est une amie mais parce que c'est un blog que je prends plaisir à lire pour ses articles détaillés et personnels, avec aussi de nombreuses bonnes adresses).

    Le Daniel, 8, rue Frédéric-Bastiat, 8ème. Tél.: 01 42 56 17 00. Tous les jours de 15 h à 18 h.

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  • Hôtel four seasons George V à Paris: le meilleur tea time de Paris

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    Il y a un an, je testais le tea time de l'hôtel four seasons George V et je vous avais fait part ici du moment exquis que j'y avais passé. Depuis, j'en ai testé de nombreux autres : au Meurice, au Fouquet's, au Lutetia, au Plaza Athénée, au Ritz, au Royal Monceau, au Shangri-la...et malgré toutes ces dégustations non moins réjouissantes, le George V conserve la première place. Et de loin.

     Quand vous arrivez ce qui vous marque d’abord, c’est la beauté époustouflante et rayonnante des compositions florales de Jeff Leatham (changées tous les 15 jours, un peu moins souvent en fin d'année puisque le décor de Noël subsiste un peu plus longtemps), de véritables œuvres d’art qui parfument le hall et la galerie et qui, en ce mois de décembre,  sont remplacées par des majestueux sapins aux (vraies) racines gelées. Spectaculaire!

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    Puis, après avoir passé la réception, sur la droite, vous arrivez à « La Galerie » où vous pouvez profiter du petit-déjeuner de 8H à 12H, du déjeuner de 12H à 15H, du dîner de 18H à minuit (et jusqu’à 1heure le vendredi et samedi) et où vous pouvez profiter du tea time de 15h à 18H.

     

    J'ai réservé ma table pour 15h (accueil téléphonique irréprochable) et arrivée un peu en avance, on me conduit très aimablement à ma table, en me proposant de patienter en attendant mon acolyte. L’accueil est une nouvelle fois très affable, sans être exagéré et évidemment encore moins condescendant comme ce fut par exemple le cas au Plaza ou très léger comme ce fut le cas au Ritz. A aucun moment, une nouvelle fois, je n’ai été écrasée par le prestige du lieu mais au contraire j’ai constamment eu l’impression que tout était fait pour que je me sente parfaitement à l’aise dès mon arrivée avec, toujours, un repose-sac délicatement présenté à côté de moi et la venue régulière de la personne destinée à s'occuper de notre table, toujours souriante, jamais insistante.

    J’ai précisé en arrivant qu’une amie me rejoindrait plus tard et, pendant mon attente, j’ai donc eu tout le loisir d’observer. Je me suis à nouveau  laissée bercer par le décor (lustres de Murano, tapis et tapisseries d’Aubusson) avant d'être bercée par la musique de la pianiste ( musique, chaque jour à 15H) qui procure à l’endroit une impression de douce intemporalité et de réjouissante mélancolie. J’ai observé le ballet des serveurs, parfaitement chorégraphié qui, à peine un client parti, époussetaient les coussins avec délicatesse. Et j’avoue que, à nouveau, j’ai complètement oublié que j’étais à Paris, ayant l’impression d’être dans un lieu à la fois romantique, luxueux et chargé (et non surchargé) d’Histoire comme Venise ou Versailles la Galerie (qui peut accueillir 45 personnes) étant ornée de tapisseries flamandes, de peintures du XIX ème siècle et de nombreux objets d’art. Le décor est ainsi classique mais surtout pas suranné.

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    Puis, j’ai redécouvert la carte, une véritable invitation au voyage avec notamment l’impressionnante carte des thés (thés verts japonais, thés classiques, aromatisés, blancs, Oolong, tisanes) pour lesquels il faudra compter en moyenne 15 euros. Vous pourrez aussi opter pour le chocolat chaud maison avec sa crème fouettée et ses perles de chocolat (à 18 euros) ou pour la sélection de macarons (à 14 euros) pour laquelle j'ai opté cette fois-ci dignes de ceux de la pâtisserie Gérard Mulot (pour moi les meilleurs devant Pierre Hermé ou La Durée), onctueux et succulents, quel que soit le parfum.

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      Vous pourrez également choisir les formules comme le thé complet George V ou si vous avez envie d’un tea time pantagruélique vous pourrez commander le thé complet à la française au tarif de 55 euros : coupe de champagne, boisson chaude au choix, sélection de gourmandises salées, présentoir de pâtisseries, scones, cake carotte, cheese-cake, brownie, pain de Gênes, cannelés...

    Les douceurs sont une création de Lucien Gautier, jeune chef pâtissier de 28 ans. J’avais opté la fois dernière pour un  fondant au chocolat (que je vous recommande également).

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     Mon acolyte a cette fois choisi une assiette de pâtisseries...à laquelle je n'ai pu résister et dont chaque pâtisserie était là aussi digne des meilleures pâtissiers, réellement succulentes!

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    Ces heures au George V (oui, heures, j'avoue, je n'y vois jamais le temps passer...) ont été à nouveau plus qu'un tea time, une vraie expérience. Une expérience qui tantôt suspend le vol du temps, tantôt vous fait voyager dans un ailleurs relaxant, luxueux et presque voluptueux. L’adresse idéale pour se sentir à la fois ailleurs et comme chez soi en plein centre de Paris, avec ce petit plus indicible qui fait la différence: un supplément d'âme. Une adresse à la hauteur de sa réputation et, sans aucun doute, après avoir testé les tea times de la plupart des palaces parisiens, le meilleur que ce soit pour la qualité du service (irréprochable), la qualité des mets (et même la quantité, par exemple, on vous resservira du thé toute la durée de votre présence), le décor et la décoration, la température (oui, même la température est parfaite) et l'impression avec laquelle on en ressort, réjouie, le sourire aux lèvres, avec l'envie irrésistible d'y retourner.

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    Sachez également que le premier livre du chef du George V (2 étoiles Michelin... et j'espère bientôt ) a reçu le 12ème prix Antonin Carême qui récompense ainsi le meilleur livre gastronomique de l'année, sous le patronage des Cuisiniers de France, à l'hôtel Lutetia.

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    Le Four Seasons Hotel George V a également lancé un nouveau programme enfants en exclusivité avec Nicole Lambert, l'auteure des "Triplés", depuis le 3 octobre, toute une collection de produits illustrant les aventures des Triplés au George V.

    Un luxueux service de vaisselle signé Raynaud a été spécialement créé en édition limitée mettant en scène les adorables Triplés dans l’univers du George V. Un petit parapluie, des cartes postales, un joli pyjama en coton et un livret de coloriage viennent compléter cet élégant programme enfants inspiré des Triplés. Les Triplés sont ainsi dessinés à travers une multitude de saynètes les représentant dans différentes situations dans l’hôtel: éblouis par les fleurs de Jeff Leatham, sautant sur le confortable lit de leur chambre ou encore partant à l’assaut du chariot à bagages… Une sélection de produits issus de la collection Les Triplés au George V comprenant de la vaisselle signée Raynaud, un parapluie, des cartes postales et un pyjama sont également proposés à la vente en édition limitée à la boutique de l'hôtel. Collection Les Triplés au George V, vendue en exclusivité à la boutique du Four Seasons Hotel George V.

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    En savoir plus sur le George V:

    Le George V  se distingue par son luxueux SPA de 744 m2, sa piscine avec ses murs en trompe-l’œil représentant les jardins de Versailles, 244 chambres dont près du ¼ de suites avec du mobilier d’époque mais aussi par son restaurant Le V doté de 2 étoiles au Guide Michelin. Le Four seasons George V est un havre de luxe et de tranquillité au cœur de l’agitation parisienne dont on ne compte plus les récompenses et notamment celle de meilleur service hôtelier au monde par Condé Nast Traveller en 2009. On ne compte plus non plus ses clients prestigieux parmi lesquels : Marlene Dietrich, le Président Gerald Ford, Greta Garbo, Gary Cooper, les Rolling Stones, Sylvester Stallone…

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    Four Seasons hôtel George V, 31, avenue George V 75008 Paris. Tél. : 01 49 52 70 00

    Site internet: http://www.fourseasons.com/paris/

    Le George V sur Facebook: https://www.facebook.com/#!/FourSeasonsHotelParis

    Le George V sur twitter: http://twitter.com/#!/FSParis

    Le George V sur Pinterest: http://pinterest.com/fsparis/

    MES TESTS DE TEA TIME

  • Mon classement des meilleurs tea times des hôtels de luxe à Paris :le Four Seasons George V 1er du classement

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    Photos ci-dessus, hôtel George V (copyright site officiel du George V)

    Régulièrement, ici, je vous présente et je teste pour vous les tea times des palaces parisiens. Désormais, j'établirai un classement au fur et à mesure de mes pérégrinations. Ce classement est donc provisoire sachant qu'il m'en reste encore quelques-uns à tester comme le Crillon et que je "dois" retourner au Bristol - photo, ci-dessous- pour écrire un article digne de ce nom à ce sujet (sachant que ce dernier sera plutôt vers le début du classement, probablement en deuxième place).

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    Le premier de ce classement me semble néanmoins difficile à détrôner et se situer très loin devant. Il s'agit en effet du Four Seasons George V où passer un moment relève toujours de l'expérience inoubliable et, jusqu'à présent, sans la moindre fausse  note. Service, diversité et qualité de la carte, ambiance, décor: tout est absolument parfait et aucun établissement, à mes yeux, ne peut jusqu'à présent prétendre rivaliser.

     Je vous propose donc de retrouver le classement ci-dessous et de retrouver à nouveau mon article sur le premier du classement, à savoir le Four Seasons George V (plus bas, dans cet article).

     Je revendique la subjectivité de ce classement en prenant en compte aussi bien la qualité de la carte proposée que l'accueil (cette donnée explique par exemple la -mauvaise- place  du Plaza dans ce classement...).

    LE CLASSEMENT

    (Cliquez sur le nom de l'hôtel qui vous intéresse pour lire l'article le concernant)

     

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    tourisme, luxe, Paris, tea time, Plazza Athénée

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    Retrouvez des tests de tea time hors de Paris:

     

     

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    Test du tea time de La Galerie de l’hôtel Four Seasons George V Paris (article écrit et publié en juin 2011)

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    seasons.jpgCela faisait un moment que je n’avais pas testé de tea time parisien. A peine rentrée du Festival de Cannes, et souhaitant rester dans cette atmosphère hors du temps et de la réalité, le George V semblait être l’escale rêvée…

    Après les décevants tea time du Royal Monceau et du Plaza Athénée, après le réjouissant Shangri-la, direction le George V dont je peux déjà vous dire que je lui décerne la palme d’or des tea times des palaces parisiens... Alors que les palaces, ou du moins les 5 étoiles, (l’appellation palace étant désormais réservée à un nombre restreint d’hôtels) se multiplient, plus que jamais, ce qui fait la différence, c’est la qualité du service… Je vous avais parlé de celui, remarquable, du Bristol mais il faut avouer d’emblée que le George V n’a rien à lui envier !

    Invitée à visiter l’hôtel par son service communication, il y a deux mois, et (forcément) royalement reçue, je voulais y revenir « incognito » pour m’assurer que cet accueil n’était pas juste une belle vitrine publicitaire et le moins que l’on puisse dire c’est que je ne fus pas déçue. Lors de ma visite « accompagnée » il y a deux mois, le seul reproche que j’avais eu à faire était un service de sécurité un peu trop visible, un petit bémol bien vite oublié cette fois tant l’accueil a été absolument irréprochable.

    Le George V a récemment fait parler de lui parce que son premier barman (depuis 3 ans) Maxime Hoerth vient de décrocher le prestigieux concours de Meilleur Ouvrier de France. Rappelons également que le George V est un des deux hôtels que compte la chaîne Four Seasons en France, l’autre étant le Four Seasons Terre blanche dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises et notamment .

    Avant d’en venir au récit du tea time, petite présentation du George V qui se distingue par son luxueux SPA de 744 m2, sa piscine avec ses murs en trompe-l’œil représentant les jardins de Versailles, 244 chambres dont près du ¼ de suites avec du mobilier d’époque mais aussi par son restaurant Le V doté de 2 étoiles au Guide Michelin. Le Four seasons George V est un havre de luxe et de tranquillité au cœur de l’agitation parisienne dont on ne compte plus les récompenses et notamment celle de meilleur service hôtelier au monde par Condé Nast Traveller en 2009. On ne compte plus non plus ses clients prestigieux parmi lesquels : Marlene Dietrich, le Président Gerald Ford, Greta Garbo, Gary Cooper, les Rolling Stones, Sylvester Stallone…

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    Quand vous arrivez ce qui vous marque d’abord, c’est la beauté époustouflante et rayonnante des compositions florales de Jeff Leatham (changées tous les 15 jours !), de véritables œuvres d’art qui parfument le hall et la galerie.

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    Puis, après avoir passé la réception, sur la droite, vous arrivez à « La Galerie » où vous pouvez profiter du petit-déjeuner de 8H à 12H, du déjeuner de 12H à 15H, du dîner de 18H à minuit (et jusqu’à 1heure le vendredi et samedi) et où vous pouvez profiter du tea time de 15h à 18H.

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    Je suis arrivée sans réservation (la réservation pour le tea time est normalement pour la clientèle de l’hôtel). L’accueil est très affable, sans être exagéré et évidemment encore moins condescendant comme ce fut par exemple le cas au Plaza. A aucun moment, je n’ai été écrasée par le prestige du lieu mais au contraire j’ai constamment eu l’impression que tout était fait pour que je me sente parfaitement à l’aise dès mon arrivée avec un repose-sac délicatement présenté à côté de moi.

    J’ai précisé en arrivant qu’une amie me rejoindrait plus tard et pendant mon heure d’attente, j’ai donc eu tout le loisir d’observer. Plusieurs fois, on est venu me demander si je désirais commander mais jamais avec insistance. J’ai donc remarqué : qu’un carnet et un crayon en papier avec le logo de George V étaient disposés sur chaque table, que la clientèle présente ce jour-là était essentiellement américaine, et élégante, et je me suis laissé bercer par le décor (lustres de Murano, tapis et tapisseries d’Aubusson) et par la musique du violoniste et de la violoncelliste (et de la pianiste, chaque jour à 15H) qui procurent à l’endroit une impression de douce intemporalité et de réjouissante mélancolie. J’ai observé le ballet des serveurs, parfaitement chorégraphié qui, à peine un client parti, époussetaient les coussins avec délicatesse. Et j’avoue que j’ai complètement oublié que j’étais à Paris, ayant l’impression d’être dans un lieu à la fois romantique, luxueux et chargé (et non surchargé) d’Histoire comme Venise ou Versailles, la Galerie (qui peut accueillir 45 personnes) étant ornée de tapisseries flamandes, de peintures du XIX ème siècle et de nombreux objets d’art. Le décor est ainsi classique mais surtout pas suranné.

    Puis, j’ai découvert la carte, une véritable invitation au voyage avec notamment l’impressionnante carte des thés (thés verts japonais, thés classiques, aromatisés, blancs, Oolong, tisanes) pour lesquels il faudra compter en moyenne 15 euros. Vous pourrez aussi opter pour le chocolat chaud maison avec sa crème fouettée et ses perles de chocolat (à 18 euros) ou pour la sélection de macarons (à 14 euros). Vous pourrez également choisir les formules comme le thé complet George V ou si vous avez envie d’un tea time pantagruélique vous pourrez commander le thé complet à la française au tarif de 55 euros : coupe de champagne, boisson chaude au choix, sélection de gourmandises salées, présentoir de pâtisseries, scones, cake carotte, cheese-cake, brownie, pain de Gênes, cannelés...

    Les douceurs sont une création de Lucien Gautier, jeune chef pâtissier de 28 ans. J’ai opté au départ pour un marbré au chocolat puis, découvrant qu’il était aussi possible de choisir des pâtisseries au menu, j’ai changé d’avis au dernier moment pour un fondant au chocolat. Là encore le changement a été effectué avec beaucoup d’affabilité sans aucune réticence. L’amie qui m’accompagnait a, quant à elle, découvert, alors que son thé arrivait, que sur la carte s’en trouvait un dont elle rêvait et qu’elle n’avait pas vu. Elle a exprimé son regret. On lui a alors proposé de goûter celui qui est arrivé et de lui apporter l’autre thé qu’elle désirait. Les thés sont accompagnés de meringues et chocolats. Inutile de vous dire que mon fondant au chocolat était également délicieux.

    Les prix sont à la hauteur du prestige de l’endroit (9 euros le ¼ évian) mais à aucun moment on ne nous a fait ressentir le prestige en question. Une erreur s’était glissée dans l’addition (les deux thés étant comptabilisés) et là encore l’erreur a été reconnue sans la moindre réticence ou question, avec un sourire imperturbable.

    Un peu à l’image de ce restaurant, ou de cet hôtel, plus qu’un tea time, ces 4 heures au George V ont été une vraie expérience. Une expérience qui tantôt suspend le vol du temps, tantôt vous fait voyager dans un ailleurs relaxant, luxueux et presque voluptueux. L’adresse idéale pour se sentir à la fois ailleurs et comme chez soi en plein centre de Paris, avec ce petit plus indicible qui fait la différence. Une adresse à la hauteur de sa réputation. A recommander sans la moindre restriction. Bref, une vraie adresse « in the mood for luxe » !

    Four Seasons hôtel George V, 31, avenue George V 75008 Paris. Tél. : 01 49 52 70 00

    Site internet: http://www.fourseasons.com/paris/

    Le George V sur Facebook: https://www.facebook.com/#!/FourSeasonsHotelParis

    Le George V sur twitter: http://twitter.com/#!/FSParis

     

     

  • Mon avis sur le tea time du lounge bar de l'hôtel Lutetia au coeur de Saint-Germain-des-Prés

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    Majestueusement, il trône au coeur de Saint-Germain-des-Prés, juste à côté du Bon Marché, à deux pas du Jardin du Luxembourg et du Boulevard Saint-Germain où se trouvent d'autres institutions germanopratines comme le Flore ou la Brasserie Lipp (je vous recommande autant le premier que je vous déconseille le second).

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    Considéré comme le seul hôtel de luxe du 6ème arrondissement, le Lutetia ne possède toujours "que" 4 étoiles et appartient à la chaîne Concorde.

    Après un petit tour au Bon Marché qui fête ses 160 ans (j'y reviendrai), quoi de mieux qu'une escale dans ce célèbre établissement du 6ème, situé 45 Boulevard Raspail. J'en profite pour vous recommander le formidable livre éponyme de Pierre Assouline (retrouvez ma critique en bas de ce article) consacré à la tumultueuse histoire (justement au coeur de l'Histoire) de l'établissement.

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    Je ne serai pas objective: je préfèrerai toujours le charme du 6ème au luxe plus ostentatoire du 8ème. Ce quartier possède pour moi une âme qu'il est seul à détenir. C'est donc un peu (et même beaucoup) de cette âme germanopratine que je m'en suis allée retrouver au Lutetia.

    Sa très belle porte d'entrée vous donne l'impression de traverser le temps et de vous retrouver à la Belle Epoque.

     L'impression suivante est un peu plus décevante et ce serait ce que je reprocherais à l'établissement, son côté un peu trop "hôtel international" et sa nécessité flagrante d'un bon coup de peinture (voire plus).

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    Comme lors de mon précédent passage, nombreuses sont les personnalités de la politique, du 7ème art et de la télévision (comme le vante d'ailleurs le site officiel de l'hôtel) à s'y donner rendez-vous (non, je ne donnerai pas de noms). C'est vrai que la discrétion y est de mise, que l'endroit est chaleureux sans être guindé tout en respectant l'intimité de chacun.

    Je vous ai souvent vanté ici le tea time du George V (pour moi la perfection), il est donc évidemment difficile de comparer les deux cartes.  Je ne pense d'ailleurs pas que le Lutetia cherche à rivaliser avec le George V ou des établissements similaires. Peu de thés , par exemple, sont proposés à la carte du lounge bar du Lutetia, rien à voir donc avec les cartes pantagruéliques de certains hôtels de luxe du 8ème.

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    La carte des pâtisseries du tea time n'est guère plus fournie non plus, les produits sont néanmoins frais et appétissants (comme vous pouvez le voir sur ma photographie du chariot ci-dessus), à l'exemple du pot de chocolat "Jivara" pour lequel j'ai opté aussi délicieux que sa sympathique présentation rétro.

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    Le service est aimable, juste ce qu'il faut, quoique relativement lent (nous avons dû redemander l'addition) et le sourire parfois parcimonieux.

    Je recommanderai néanmoins cet endroit pour ceux qui, comme moi, aiment le charme discret et envoûtant de Saint-Germain-des-Prés auréolé de son Histoire passionnante.

    Sachez également que, tous les soirs, à partir de 19 heures, le bar du Lutetia se transforme en piano bar, où se produisent régulièrement des chanteurs de jazz français. Les célèbres soirées Lute-Jazz du bar débutent, quant à elles à 22h15, du mercredi au samedi. Je pense que je retournerai y faire un tour pour vous dire ce que j'en pense.

    A noter également au crédit du Lutetia, son site "adjacent" "Le Discret - Confidences de la rive gauche" qui vous fera découvrir les coulisses de l'hôtel et de ce quartier que j'apprécie tant. Je vous recommande d'y faire un tour pour découvrir cette belle innovation...

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    Critique de "Lutetia" de Pierre Assouline - Un huis-clos passionnant

     

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    Depuis ce palace de la rive gauche dont il narre l’histoire de 1938 à 1945 par le prisme du regard du détective chargé de l’hôtel et de la sécurité de ses clients, on voit, on imagine, on ressent la montée des périls et on assiste avec effroi au glissement du monde vers la tragédie, vers l’innommable, vers l’irrationnel.

     Assouline a choisi délibérément le seul palace de la Rive Gauche, antre de l’intelligentsia, qui vit l’Histoire dont il fit partie intégrante se dérouler sous ses yeux. Avec lui tantôt horrifiés, tantôt fascinés nous parcourons les couloirs du Lutétia et découvrons les secrets qu’il recèle, les destins qui s’y croisent et qui basculent parfois. Par une sorte d’empathie et grâce au talent de son auteur, le lecteur a l’impression de ressentir la même impuissance que le protagoniste qui, confiné dans ce lieu, voit le monde dériver vers l’inéluctable tragédie. Avec lui nous voyons avec horreur l’Abwehr, le contre-espionnage allemand, prendre possession des lieux, transformer le symbole d’insouciance en celui de l’Occupation.

     Assouline aurait pu se contenter d’écrire un livre d’Histoire ou un roman mais toute la richesse et la singularité de ce livre résident dans le judicieux mélange des deux sans jamais que cela n’alourdisse le récit ou n’entrave le plaisir du lecteur.

     Le Lutétia devient un microcosme de la société française, cristallise les angoisses que connaît alors le monde terrassé par le joug nazi. Assouline nous transporte avec lui dans ce lieu, à cette époque troublée par ce roman à la démesure de son sujet, traité sans emphase grandiloquente mais avec pudeur.

     De surcroît, il a su créer un personnage nuancé, ambigu, qui aime les Allemands et l’Allemagne tout en haïssant les nazis. Il évite ainsi l’écueil du manichéisme, de la complaisance aussi.

    A l’image du Lutétia, tantôt lâche, tantôt courageux, aveugle puis lucide, le protagoniste oscille entre passivité coupable (puisque le Lutétia hébergea le contre-espionnage allemand) et engagement dans la Résistance presque malgré lui (le Lutétia hébergea les déportés alors appelés « rapatriés » après la Libération )Le Lutétia est ainsi un personnage à part entière d’ailleurs personnifié puisque chacun l’appelle Lutétia, emblème vivant et immortel, symbole d’occupation puis de libération, d’insouciance puis de tragédie, de liberté puis d’enfermement.

    Assouline esquisse une véritable Comédie humaine n’oubliant ni l’héroïsme, ni les petitesses que cette époque a engendrés. Le protagoniste est aussi épris de la comtesse Clary qu’il connaît depuis l’enfance et qu’il y croise fréquemment. Cette histoire d’amour ajoute un souffle épique et romanesque et enrichit encore le récit. L’histoire et l’Histoire se mêlent donc astucieusement : la guerre 14, le scandale Stavisky, l’Occupation, la déportation, la Résistance ont jalonné le parcours du protagoniste qui verra la guerre commencer puis se terminer, qui assistera à des actes de lâcheté et d’héroïsme, qui aimera, haïra, résistera…sans jamais quitter l’hôtel Lutétia.

    Nous y croisons Matisse, Joyce et son secrétaire Samuel Beckett ou encore André Gide ou Albert Cohen dont nous apprenons qu’il y écrivit le sublime Belle du Seigneur. Les illustres clients de ce lieu mythique qui jalonnent le récit en accroissent l’intérêt. Le Lutétia devient alors le cadre d’un huis clos tel un théâtre dans lequel se déroule une tragédie qui le dépasse, mais qu’il symbolise aussi.

    Assouline retranscrit avec minutie l’atmosphère de ce majestueux édifice qui sombre avec les heures noires de l’Histoire puis renaît avec la Libération. Il parvient à nous émouvoir et nous bouleverser et là où d’autres n’auraient réussi qu’un ouvrage historique didactique de plus, Assouline a signé un roman historique passionnant, édifiant, un livre hybride sur les méandres du destin et de l’Histoire.


    Désormais quand je passe devant le somptueux édifice, je songe à toutes ces histoires qu’il a vu naître puis mourir, à ces destins dont il a assisté, impuissant, au basculement et je ne peux m’empêcher moi aussi de l’appeler à mon tour Lutétia en me prenant à rêver qu’une réponse murmurée provienne de l’imposante personnalité du Boulevard Raspail, témoin impassible de l'Histoire, qui me livrerait alors ses douloureux secrets…

    MES AUTRES TESTS DE TEA TIME

  • Tea time: mon avis sur les cupcakes de l'hôtel Fouquet's Barrière Paris

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    Alors que le désormais célèbre établissement de l'avenue George V vient de fêter ses 5 ans, et après avoir eu le plaisir d'y être invitée à déjeuner, dans son restaurant gastronomique Le Diane (Retrouvez ma présentation détaillée du Fouquet's et mon test du restaurant gastronomique: http://www.inthemoodforluxe.com/archive/2011/09/28/mon-avis-sur-l-hotel-fouquet-s-lucien-barriere-et-son-restau.html et l'occasion d'y déguster notamment le délicieux dessert au chocolat au curry, cf ma photo ci-dessus), j'ai eu le plaisir d'être invitée à nouveau pour déguster les cupcakes.

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     Direction la galerie Joy, endroit aussi cosy, chaleureux que lumineux avec ses grandes baies vitrées qui donnent sur la cour, à l'abri des regards et des indiscrétions, à la fois en plein coeur de Paris et loin du tumulte de la capitale.

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    Ces "French cup cakes" sont à déguster depuis octobre. Revisités par le chef pâtissier Claude Ducrozet,  les célèbres petits gâteaux américains Fouquet’s se déclinent en cinq parfums, évoluant selon les saisons: citron-fraises des bois, carrot-cake, chocolat, mangue-ananas, pistache framboise… .

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    Vous pouvez les déguster à la fin du déjeuner, au teatime ou encore le soir, accompagnés d’un cocktail (le barman est meilleur ouvrier de France et ses cocktails sont réputés).

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    Les goûtant pour ma part accompagnés d’un thé, je n’ai pas boudé mon plaisir, ces mariages a priori improbables étant en réalité délicieux. Rien à voir avec les cupcakes américains souvent très (trop) sucrés, ces cupcakes vous font l’effet d’une madeleine de Proust, celle de gâteaux de votre enfance.

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     En tant qu’inconditionnelle du chocolat, mon préféré ne pouvait être que ce cupcake moelleux au chocolat avec sa délicieuse ganache chocolat caramel. A ma grande surprise, j’ai aussi beaucoup aimé le Carrot-Cupcakes avec ses morceaux de chocolat blanc...et à vrai dire également tous les autres, une réjouissance douce et onctueuse pour les papilles. 

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    Si vous voulez vous évader de Paris, tout en vous retrouvant dans un lieu qui est la quintessence du bon goût parisien, alors je vous recommande la galerie Joy et ses cup cakes.

    LIENS:

    Site internet de l'hôtel Fouquet's à Paris: http://www.fouquets-barriere.com/

    Page de l'hôtel Fouquet's sur le site des hôtels Lucien Barrière: http://www.lucienbarriere.com/localized/fr/hotel/etabliss...

    Page Facebook de l'hôtel Fouquet's : http://www.facebook.com/hotelfouquetsbarriere

    Retrouvez également mon article sur un autre établissement du Groupe Lucien Barrière:

    Hôtel Royal Thalasso Lucien Barrière de La Baule

    A noter également: l'ouverture prochaine (février 2012) du resort Lucien Barrière à Ribeauvillé, en Alsace.

    Mon avis sur l'hôtel Fouquet's et son restaurant Le Diane: http://www.inthemoodforluxe.com/archive/2011/09/28/mon-avis-sur-l-hotel-fouquet-s-lucien-barriere-et-son-restau.html

  • Mon avis sur le High Tea de l’hôtel Ritz Paris : profitez du tea time place Vendôme avant la fermeture au début de l’été 2012

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    C’est par une belle journée d’automne aux températures estivales presque irréelles qui procurent à Paris des airs de carte postale et d’image d’Epinal  que je me dirige vers un hôtel qui trône en son centre et qui, justement, fait souvent partie de cette image d’Epinal d’un Paris luxueux et idyllique : le Ritz. Une syllabe qui résonne avec intransigeance, celle d’un palace connu dans le monde entier…bien qu’il n’ait pas obtenu cette suprême distinction récemment attribuée à quelques prestigieux établissements parisiens. Il n’en demeure pas moins le symbole du Palace. Impressionnant, spectaculaire, légèrement hautain. A l’image de sa retentissante adresse : au numéro 15 de la glaciale, aseptisée et clinquante place Vendôme.

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    Comment ne pas s’enorgueillir quand, parmi ses nombreux hôtes on compte Coco Chanel qui y vécut 30 ans, ou Hemingway (parmi tant d’autres) qui y vint si souvent qu’un célèbre bar de l’hôtel porte son nom, un bar au décor tamisé et mystérieux, très cinématographique et qui vous donne l’impression que de volutes de fumées imaginaires émergeront un Cary Grant ou une Ingrid Bergman. Décor idéal d’un film noir utopique.

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    Fondé par César Ritz en 1889, l’établissement connut aussi des heures moins glorieuses pendant la guerre, devenant le siège de la Luftwaffe.  Il fut racheté par Mohamed Al-Fayed en 1979 et est aussi indissociable du tragique destin du fils de ce dernier et de la princesse Diana.

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    Pour faire face à la floraison de nouveaux palaces à Paris, le Ritz se refera prochainement une beauté et fermera pour 27 mois à partir du début l’été 2012 avec, au programme, 450 licenciements sur les 500 employés que compte l’établissement  (une trentaine d’emplois seront conservés pendant les travaux pour assurer sa visibilité et préparer sa réouverture).

    Je poursuis donc cette semaine mes tests de tea time avec le célèbre établissement de la place Vendôme. Détrônera-t-il celui qui figure en tête de mon palmarès : le Four Seasons George V ?

    L’entrée se fait donc par le 15, place Vendôme. Et vous voilà immergés dans le luxe ostentatoire et non moins chaleureux de l’établissement. Première déception : on m’apprend que le salon d’été (deuxième photo ci-dessous) où se déroule habituellement le high tea est, pour la deuxième semaine consécutive, réservé pour une réception privée et que celui-ci se déroulera dans une autre salle-première photo ci-dessous- (il aurait été bien de le préciser lors de la réservation deux jours plus tôt, la salle en question étant plus exigüe, assez étouffante et la décoration plutôt kitsch avec ses double-rideaux fleuris comme dans une auberge de province d’un autre temps ou une maison de poupée un peu désuète).

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     Pour arriver à destination, c’est ensuite un dédale de couloirs parsemé de vitrines (proposant souvent des articles assez clinquants comme vous le verrez sur les photos ci-dessous) qui vous donne l’impression de parcourir les couloirs du temps, d’être dans un ailleurs intemporel.

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    Arrivée avant mes amis, on m’installe à notre table…sans me prendre mon manteau pourtant encombrant. Bien que l’ayant signalé à mon arrivée, ces derniers une fois arrivés, on revient nous demander si nous avons réservé à deux reprises…Des détails me direz-vous mais ce sont ces détails qui marquent la différence des palaces. Le service est néanmoins discret et relativement prévenant. Je remarque aussi que le dress code « chic décontracté » n’est pas respecté par tout le monde, la clientèle étant souvent vêtue de manière beaucoup plus décontractée que chic…

    Au son du piano (du moins au début, remplacée ensuite par une bande enregistrée), nous avons donc ensuite eu le choix entre le High Tea à 55 euros ( mini sandwiches, scones, et grande sélection de pâtisseries au buffet) ou l’Imperial High Tea à 69 euros (même chose avec une coupe de Champagne Ritz brut).  Il est vrai que le prix est élevé mais le choix est assez vertigineux et on vous permettra de prendre une formule pour deux si votre appétit n’est pas à la hauteur de cette pantagruélique proposition. Les pâtisseries sont classiques mais goûteuses et tenant leurs promesses…même si, dans la présentation comme dans le service, manque ce petit plus qui distingue un palace d’un grand hôtel.

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    Si vous voulez tenter l’expérience, dépêchez-vous avant la fermeture de l’établissement l’été prochain car, par ailleurs, le high tea n’est servi que le samedi, de 15H à 18H,… sinon vous pourrez profiter d’un afternoon tea classique tous les jours de la semaine, au Bar Vendôme, à partir de 16H.

    On en ressort avec l’impression d’avoir traversé le temps, d’être à la fois en dehors de Paris et en son cœur et en ne sachant pas très bien si l’établissement est intemporel ou légèrement suranné. L’expérience vaut tout de même pour le déplacement ne serait-ce que pour cette douce impression d’effleurer un mythe en passant quelques heures dans un établissement qui en est devenu un à force d’en avoir accueilli tant…même si le George V reste pour moi la perfection incarnée que le Ritz est loin de détrôner, lui manquant ce petit plus qui fait l’exceptionnel. Vous voilà prévenus. Vous trouverez une autre vision de ce tea time sur le tout nouveau tout beau blog « Pin up en cuisine » que je vous recommande vivement.

    Réservations pour le High tea au 01 43 16 33 63 Informations sur http://www.ritzparis.com .

    Cliquez ici pour retrouver tous mes tests de tea time.

  • Tea time et brunch à l'hôtel Normandy Barrière de Deauville

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    Ci-dessus photos Inthemoodfordeauville.com de l'hôtel Normandy

    Invitée au Festival "Planche(s) contact" de Deauville, j'en ai profité pour une pause à l'incontournable Hôtel  Normandy Barrière de Deauville situé en plein centre-ville de Deauville, "ville" dont il est indissociable et dont il est l'âme et un élément central, et pas seulement géographiquement! Nombreux y sont mes souvenirs, d'un noël au son des violons tziganes (et accessoirement au son d'une tempête qui avait endommagé la toiture qui s'en souvient encore) à de multiples souvenirs en période de Festival du Film Asiatique ou du Festival du Cinéma Américain de Deauville.

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    Vous avez jusqu'au 27 novembre pour profiter de l'exposition "Planche(s) contact".  Ce nouveau rendez-vous résonne comme une évidence. Je ne connais pas d’endroits, ou si peu, dont la beauté soit aussi agréablement versatile, dont les couleurs et la luminosité lui procurent une telle hétérogénéité de visages. Oui, Deauville a mille visages. Loin de l’image de 21ème arrondissement de Paris à laquelle on tendrait à la réduire (qu’elle est aussi, certes), ce qui m’y enchante et ensorcelle se situe ailleurs : dans ce sentiment exaltant que procurent sa mélancolie étrangement éclatante et sa nostalgie paradoxalement joyeuse. Mélange finalement harmonieux de discrétion et de tonitruance. Tant de couleurs, de visages, de sentiments que j’éprouve la sensation de la redécouvrir à chaque fois. Le poids si doux et léger de tant de souvenirs engrangés en 18 années de Festival du Cinéma Américain et dix ans de Festival du Film Asiatique, aussi, sans doute. Bien sûr, je la préfère très tôt le matin, mystérieuse, presque déserte, qui émerge peu à peu des brumes et de l’obscurité nocturnes, dans une âpre luminosité qui se fait de plus en plus évidente, incontestable et enfin éblouissante. Ou le soir, quand le soleil décline et la teinte de couleurs rougeoyantes, d’un ciel incendiaire d’une beauté insaisissable et improbable et que je m’y laisse aller à des rêveries et des espoirs insensés. A l’image des êtres les plus intéressants, Deauville ne se découvre pas forcément au premier regard mais se mérite et se dévoile récompensant le promeneur de sa beauté incendiaire et ravageuse aux heures les plus solitaires, avec des couleurs aux frontières de l'abstraction, tantôt oniriques, tantôt presque inquiétantes.

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    Le Normandy, magnifique palace (désormais 5 étoiles) à l'apparence d'un immense manoir anglo-normand qui fêtera l'an prochain son siècle d'existence, fait partie de ces endroits, rares, où le temps semble s'arrêter, et où la mythologie du lieu vous enveloppe d'un chaleureux bien être.

     Bien sûr le service y est parfois inégal (mais j'ai bon espoir que le Normandy retrouve le meilleur avec l'arrivée récente de l'ancien directeur du Grand hôtel de Dinard), j'en veux pour preuve l'expérience d'une chambre où, en refermant la porte, un nuage -sans exagérer, malheureusement- de poussière a volé dans la chambre...provenant du haut de l'armoire recouverte d'une très épaisse couche de poussière...souvenir qui remonte néanmoins à deux ans.

    Mais il y a toutes les autres raisons qui font du Normandy un lien incontournable et mythique et qui font oublier cet incident et qui, quoiqu'il arrive, feront que j'y reviendrai toujours:

    -sa situation (en plein centre, le plus proche du CID, avec un souterrain qui mène directement au casino qui lui-même possède un souterrain qui mène directement au CID,  accès au souterrain uniquement avec votre carte de l'hôtel)

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    -pour son spa

    - parce que c'est un lieu mythique empreint d'une douce et belle mélancolie immortalisé par Claude Lelouch dans "Un homme et une femme"

    - pour son bar très cosy et son pianiste le week end (qui travaille également au Ritz ) qui lui procurent un charme singulier

    - pour son restaurant "La Belle Epoque" et ses soufflés exquis

    - pour ses petits déjeuners impériaux (ah, les grauffres, les crêpes et les macarons au petit-déjeuner!)

    -pour son brunch du dimanche (toujours ou presque complet, réservez longtemps à l'avance)

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    Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com du restaurant La Belle Epoque de l'hôtel Normandy

    - pour sa nouvelle terrasse côté mer

    -pour son lobby très chaleureux récemment redécoré par Jacques Garcia

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    Les deux photos ci-dessus sont extraites du site officiel du Normandy Barrière

    -pour ses chambres décorées de toile de Jouy (290 chambres dont 28 suites et 8 appartements)

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    Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de l'hôtel Normandy (chambre avec toile de Jouy)
     

    - et...pour ses "afternoon tea" (deux pâtisseries et une boisson, dehors sur la terrasse ou dans les salons), à partir de 19 euros seulement. Un régal dans un cadre enchanteur et hors du temps.

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    Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de la Mairie de Deauville
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    Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de la Boutique Louis Vuitton
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    Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com
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    Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com
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    Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com

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    Toutes les photos ci-dessus sont signées inthemoodforluxe.com

    Liens: retrouvez également mon blog entièrement consacré à Deauville http://www.inthemoodfordeauville.com

    Le site officiel du Normandy Barrière: http://www.lucienbarriere.com/localized/fr/hotel/etablissements/deauville_hotel_normandy_barriere.htm

    La page Facebook du Normandy Barrière: https://www.facebook.com/hotelnormandybarrierededeauville?ref=ts#!/hotelnormandybarrierededeauville

    Réservez votre réveillon de fin d'année à Deauville: http://hosting.previsite.com/flash/barriere/guide_des_reveillons_2011/

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    A lire également sur inthemoodforluxe.com : Mon article sur le Royal Thalasson Barrière à La Baule

    Mon article sur mes bonnes adresses à Deauville

  • Saint Jean de Luz : tea time au Grand Hôtel Loreamar

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    Invitée au Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint Jean de Luz, j'en ai profité, entre deux séances, pour effectuer des pauses gastronomiques quotidiennes au Grand Hôtel Loreamar que j'avais découvert, lors d'un séjour, il y a deux ans. Passé 5 étoiles depuis, membre de la chaîne Hôtels and Preference, c'est un établissement de petite taille qui bénéficie d'un emplacement idéal à deux pas du centre de Saint Jean de Luz. Il se situe directement sur la plage: pas de route à traverser pour faire quelques brasses dans l'Atlantique.

    La carte du bar est relativement peu garnie, mais garantit en revanche des produits frais et de qualité. Délicieuse tarte aux pommes ou opéra sans oublier les brownies avec sauce chocolat accompagnés du cocktail de fruit du moment, dans un havre de paix (enfin, sauf lorsque les membres du jury du festival choisissent le lieu pour leurs altercations mais c'est une autre histoire que je ne raconterai pas ici...). Le service est discret et cordial.

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     Si un jour, dans un lointain avenir, je réalise un de mes nombreux rêves qui est de posséder un hôtel, il pourrait avoir quelque chose de celui-ci...

    Un de ses autres atouts est sa petite structure  (52 chambres ou suites seulement!) qui lui procure un caractère particulièrement intime  et qui permet un accueil personnalisé.

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    Autre atout, c'est est son spa (désormais lieu incontournable de tout hôtel de luxe) absolument splendide (d'ailleurs nommé comme meilleur spa d'hôtel en Europe) situé directement sur la plage... même si la piscine est relativement petite mais plus grande que celle de la majorité des spas. Un seul bémol: le spa est payant... et cher (20 euros par jour par personne) mais en période de faible affluence à l'hôtel, on vous accordera vraisemblablement la gratuité.

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    Son quatrième atout c'est sa rôtisserie et son restaurant gastronomique Rosewood, exceptionnel pour un hôtel de séjour et étoilé au Michelin. Quels que soient les plats, c'est absolument irréprochable... avec un menu restreint, mais chaque jour avec des "créations" du jour différentes toujours aussi inventives (sans pour autant se donner des airs de nouvelle cuisine prétentieuse) que délicieuses. Le restaurant reste par ailleurs très abordable pour un hôtel de cette catégorie et pour un restaurant étoilé. Le service est là aussi attentionné. Le petit-déjeuner (sans doute le plus copieux qu'il m'ait été donné de voir pour un hôtel de cette taille) est dans la même lignée avec cuisine faîte sous vos yeux et selon vos souhaits du jour.

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     Je vous recommande cet hôtel si vous aimez les hôtels intimes,  chaleureusement décorés (décoration d'inspiration britannique derrière une façade Belle Epoque, décoration un peu trop "fleurie" à mon goût mais qui reste raffinée), avec une cuisine remarquable dans un lieu typique et animé (Saint-Jean de Luz), avec un accueil personnalisé et un spa magnifique. Idéal pour les personnes stressés qui souhaitent une remise en forme dans un lieu où tout inspire le bien être, là où le raffinement n'est pas pour autant guindé comme c'est souvent le cas dans les hôtels avec restaurant étoilé. Une adresse d'exception! Et si vous n'avez pas le temps ou pas les moyens d'y séjourner, vous pourrez en avoir un aperçu en profitant d'un tea time au calme et dans un cadre agréable...

    Je vous laisse découvrir les autres services de l'hôtel (garage, terrasse... sur son site officiel) http://www.luzgrandhotel.fr/

  • Hôtel Royal Monceau Raffles Paris (tea time, cinéma, spa My Blend by Clarins) : l’art à l’honneur

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    Crédits photo Philippe Garcia/La société anonyme

    Quelques mois après avoir testé le tea time du Royal Monceau Raffles Paris, j’étais de retour dans les lieux, en juin dernier, à l’invitation de l’hôtel, suite à mon article  dans lequel j’exprimais ma déception quant au service, après avoir testé le tea time un dimanche après-midi. Marque d’humilité, louable, et souci de la e-reputation, certainement, un peu aussi (l’article en question étant très bien référencé.) Je ne demandais pas mieux que de changer d’avis, et de redécouvrir l’établissement, plus longtemps après son ouverture, avec une nouvelle équipe mieux rodée.

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo Le Royal Monceau Raffles Paris

    Première impression dès l’entrée : l’accueil est très souriant sans être faussement affable (j’ai également pu le constater les quelques fois où je suis venue pour des conférences de presse ou des projections pour In the mood for cinema).

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    Crédits photo Le Royal Monceau Raffles Paris

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    Crédits photo Le Royal Monceau Raffles Paris

    Le tea time qui m’a été proposé était un délice autant pour les yeux  que pour les papilles, avec un judicieux mélange de salé et de sucré. Pour 37 euros, vous pourrez vous aussi profiter de la formule viennoiseries, boisson chaude et plateau dégustation à trois étages. Pas si cher compte tenu du fait qu’il est très copieux et qu’il peut convenir pour deux personnes…et qu’il contient du sucré et du salé, donc.  Les pâtisseries sont signées Pierre Hermé. J’ai vraiment craqué pour les scones que vous pourrez accompagner de confiture ou de crème.  Un tea time aussi bien qu’une pause déjeuner à la fois proche et loin  du tumulte, avenue Hoche. Le tea time vous est proposé de 15h à 18H.

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photos ci-dessus : inthemoodforluxe.com

     Ensuite, visite de l’établissement entièrement rénové par Philippe Starck ( visite partielle, l’hôtel étant complet le jour de ma venue, je n’ai pu visiter les chambres et le spa n’était pas encore ouvert) qui (et ce n’est évidemment pas pour me déplaire) est un véritable temple de l’art…encore que le terme de temple donne l’impression qu’il est figé dans le temps, ce qui n’est pas le cas ici, le Royal Monceau aspirant avant tout à être un lieu de vie, bien ancré dans son époque.

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

     L’hôtel possède ainsi sa propre galerie (exposition « The Feast of Trimalchio », exposition inédite en France d’un collectif russe au moment où j’y suis allée). Les couloirs du hall sont également ornés d’œuvres d’art moderne. Je vous conseille également de faire un tour à la Librairie des Arts qui se glorifie d’être la première librairie d’art contemporain dans un palace parisien, et qui est une vraie caverne d’Ali Baba pour connaisseurs (certains viennent de loin pour la galerie) mais aussi pour néophytes qui auront plaisir à y déambuler.  Vous pourrez y trouver environ 700 titres mais aussi des objets d’artistes et d’architectes, éditions limitées et formats originaux. La librairie propose des diffusions, une programmation mais aussi un blog : www.artforbreakfast.com (je vous conseille d’y jeter un coup d’œil). Vous pourrez également y acheter les tasses avec lesquelles vous aurez pris le tea time. A noter : la configuration singulière des lieux puisque la Conciergerie se trouve dans le même espace.

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

    La librairie propose aussi quelques ouvrages cinématographiques, très à-propos puisque l’hôtel possède sa propre salle de cinéma, très agréable : j’ai eu l’occasion de la tester pour des avant-premières. Le Cinéma des  Lumières est un espace qui « offre » également des menus Gourmet et Gourmandises créés par les chefs Laurent André et Pierre Hermé  qui ont revisité les paniers de confiseries des ouvreuses  des salles de cinéma parisiennes (esquimaux, pop corn etc).

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo Philippe Garcia/La société anonyme

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    Crédits photo Le Royal Monceau Raffles Paris

    Pour les restaurants, vous aurez le choix entre « La cuisine », entre espaces ouverts et espaces intimes privatisables, le restaurant italien Il Carpaccio, le Bar Long (et même La Fumée rouge, le bar à cigares de l’hôtel.) C’est là aussi un régal pour les yeux des lustres aux assiettes créées spécifiquement pour le lieu (question goût, n’ayant pas encore testé, je ne me prononcerai pas). L’art y est donc également omniprésent, y compris dans les moindres détails (voir mes photos ci-dessous), offrant une perspective aussi esthétique que ludique aux lieux.

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo, photo ci-dessus : inthemoodforluxe.com

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    Crédits photo Le Royal Monceau Raffles Paris

    De même, les chambres (85 chambres de 35 à 50 m2)  et les suites (61 suites de 55 à 190 m2), sont là aussi des lieux vivants qui ne sont pas figés mais dont l’art fait partie intégrante  (Coquillages en verre soufflé de Murano, masque africain dans certaines chambres…et guitares dans chaque chambre !).

     

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    Crédits photo Le Royal Monceau Raffles Paris

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    Crédits photo Philippe Garcia/La société anonyme

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    Crédits photo Le Royal Monceau Raffles Paris

    Enfin, la dernière nouveauté et non des moindres : le spa My Blend by Clarins, de 1500 m2, une piscine de  28m de long, la plus grande jamais réalisé dans un palace à Paris. Entièrement imaginé et dessiné par Philippe Starck, un lieu dédié un bien être au cœur de Paris : rare. J’espère le visiter prochainement pour vous en parler plus en détails.

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    Crédits photo Le Royal Monceau Raffles Paris

    Le Royal Monceau, donc un lieu qui met l’art au centre de ses préoccupations… et de ses espaces, un art symbole de vie, de mouvement et de contemporanéité. Un lieu d’art qui n’est pas un musée mais qui en ravira les amateurs et qui vous donnera aussi l’impression de faire de votre séjour une vraie et unique expérience.  L’hôtel axe clairement sur cet aspect, se positionnant différemment de palaces comme le Four Seasons George V ou le Bristol pour qui le service est primordial. A vous de faire votre choix en connaissance de cause.  Pas le meilleur service, ni l’hôtel le plus fonctionnel mais un lieu singulier à la décoration « vivante » inspirée signée Starck qui, indéniablement, mérite le détour…et une pause tea time, dépaysante et relaxante.

    Quant au prix du séjour, pour vous donner une idée, les chambres les moins chères actuellement disponibles sont à 590 euros.

    Hôtel Royal Monceau Raffles Paris -  http://www.royalmonceau.com

    37 Avenue Hoche, 75008 Paris

  • Test du tea time de l’hôtel Le Meurice à Paris au restaurant Le Dali

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    Après le Shangri-la, le Royal Monceau (dont je vous parle prochainement à nouveau puisque l’hôtel m’a invitée suite à mon article à re-découvrir les lieux), le George V, le Plaza Athénée, c’est le tea time de l’hôtel Meurice que j’ai décidé de tester cette semaine, avec d’autant plus d’impatience que nombreux sont ceux à me l’avoir recommandé comme le meilleur. Direction donc l’établissement du 228 rue de Rivoli dans le 1er arrondissement, qui se définit comme le premier palace à Paris (1835) et  qui appartient au groupe Dorchester collection hotels.

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     Depuis mai 2011, Le Meurice fait partie des huit premiers hôtels français de grand luxe à recevoir le nouveau label officiel «Distinction Palace » une distinction qui a beaucoup fait parler d’elle, un palace internationalement reconnu comme le George V, souvent reconnu comme le meilleur hôtel français, voire au monde, n’en fait pas partie, certains membres du jury étant par ailleurs assez incongrus comme la présentatrice productrice Carole Rousseau. Cela n’enlève cependant rien aux qualités du Meurice dont le personnel compte pas moins de 400 personnes.

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     En 2007,  Le Meurice  a connu une nouvelle phase d’embellissement avec l’intervention de Philippe Starck et de sa fille Ara. Franka Holtmann, Directeur Général de l'Hôtel Le Meurice, lui a ainsi confié la mission de « remettre à l'honneur le patrimoine du Meurice, d'exalter, par là-même, toutes ses beautés et ses richesses. »  Philippe Starck a ainsi notamment redécoré le Dali où vous pourrez déguster le tea time sous la toile monumentale, dorée et ocre, de 145 m2 imaginée  par Ara Starck.

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    Cette salle doit évidemment son nom au peintre aussi talentueux que fantasque qui, durant plus de trente années,  occupa un mois par an l'ancienne suite royale d'Alphonse XIII dont il constellait les murs de tâches de peinture, tandis que ses ocelots apprivoisés se faisaient les griffes sur la moquette. Sur le site de l’hôtel nous apprenons que, avec lui, « le personnel — qui lui était très attaché et qu'il honorait d'étrennes sous forme de lithographies signées de sa « divine main » — ne manquait pas de distractions.  Soit qu'il leur demandât de capturer des mouches dans les bosquets des Tuileries ou de lui amener un troupeau de chèvres sur lequel il tirait des balles à blanc ; soit qu'il les priât de jeter sous les roues de sa voiture, à chacun de ses départs, des pièces de vingt centimes, afin qu'il puisse se flatter de « rouler sur l'or » ! »

     [Quelques objets et meubles du restaurant rendent ainsi hommage à Dali comme une chaise aux pieds en forme d’escarpins dessinée par Dali lui-même et recréée en exclusivité pour Le Meurice, une lampe « Muletas » à tiroirs, symbole de la conscience de l’Homme, ou encore un homard sur un téléphone.  Aujourd’hui, ce sont davantage les hommes d’affaires et les stars de la musique et du cinéma qui fréquentent les lieux comme un chanteur aussi célèbre que rare le jour de notre venue.

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    C’est donc là, dans ce décor à la fois historique et contemporain, que vous pourrez profiter du tea time de 15H30 à 18H30. Si l’accueil est indéniablement aimable, si le cadre est magnifique, je ne saurais expliquer pourquoi mais je ne m’y suis pas sentie aussi à l’aise qu’au George V (pour l’heure le meilleur tea time, et surtout un service qui frôle la perfection). Peut-être le cadre un peu plus ouvert, un peu plus impersonnel. Peut-être le peu de clients présents ce jour-là (un mercredi).

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     L’un de nous a opté pour la formule tea time ( Sélection de mini sandwiches,  scone maison accompagné de crème et confitures,  gourmandises du Chef pâtissier Camille Lesecq  et choix de thé, café ou chocolat chaud). Le tout pour 30 euros. Un autre  a opté pour le « Duo de Camille »  (accord thé et pâtisserie pour 19 euros et qui comprend  une douceur élaborée par le Chef Pâtissier en accord avec un thé de saison).

     

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    Vous pourrez également opter pour un thé à partir de 12 euros (thé vert, thé noir, thé rouge, thé mûr) ou pour un mug de chocolat à 12 euros et choisir parmi les « gourmandises de Camille » : une pâtisserie à votre convenance (5 € ), la sélection de cakes (12€) , des scones maison aux pommes accompagnées de crème et de confitures artisanales (12 €). 

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    Le mug de chocolat était délicieux (subtil mélange de chocolats Guanaja et Caraïbes, deux grands crus de chocolat, à déguster à votre convenance : nature, orange, cannelle), les pâtisseries que j’avais choisies également (notamment une tartelette aux fraises avec pistache).

     Le service était agréable et discret…

    Si côté goût c’était irréprochable, en revanche pour ce qui est de la présentation, rien d’impressionnant ou de pantagruélique.

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     Il a manqué ce petit quelque chose indicible, ce petit supplément d’âme qui a fait du tea time du George V un moment rare et hors du temps, et ces détails qui font la différence ( comme un reposoir pour le sac ).

     En bref, je vous le recommanderais mais si vous deviez choisir je vous conseillerais sans hésiter plutôt le George V.

    Le Meurice 228 rue de Rivoli
    75001 Paris, France

    Téléphone +33 1 44 58 10 10
    reservations@lemeurice.com

    Suivez également le Meurice sur twitter :  @LeMeurice

    Suivez également le Meurice sur Facebook : https://www.facebook.com/HotelLeMeurice

  • Test du tea time de La Galerie de l’hôtel Four Seasons George V Paris

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    seasons.jpgCela faisait un moment que je n’avais pas testé de tea time parisien. A peine rentrée du Festival de Cannes, et souhaitant rester dans cette atmosphère hors du temps et de la réalité, le George V semblait être l’escale rêvée… Après les décevants tea time du Royal Monceau et du Plaza Athénée, après le réjouissant Shangri-la, direction le George V dont je peux déjà vous dire que je lui décerne la palme d’or des tea time des palaces parisiens... Alors que les palaces, ou du moins les 5 étoiles, (l’appellation palace étant désormais réservée à un nombre restreint d’hôtels) se multiplient, plus que jamais ce qui fait la différence, c’est la qualité du service… Je vous avais parlé de celui, remarquable, du Bristol mais il faut avouer d’emblée que le George V n’a rien à lui envier !

    Invitée à visiter l’hôtel par son service communication, il y a deux mois, et (forcément) royalement reçue, je voulais y revenir « incognito » pour m’assurer que cet accueil n’était pas juste une belle vitrine publicitaire et le moins que l’on puisse dire c’est que je ne fus pas déçue. Lors de ma visite « accompagnée » il y a deux mois, le seul reproche que j’avais eu à faire était un service de sécurité un peu trop visible, un petit bémol bien vite oublié cette fois tant l’accueil a été absolument irréprochable.

    Le George V a récemment fait parler de lui pour n’avoir étonnamment pas obtenu la distinction palace (au contraire du Plaza, mais il pourrait bien l’obtenir lors de la prochaine session…ou alors ce serait assez incompréhensible) et parce que son premier barman (depuis  3 ans) Maxime Hoerth vient de décrocher le prestigieux concours de Meilleur Ouvrier de France. Rappelons également que le George V est un des deux hôtels que compte la chaîne Four Seasons en France, l’autre étant le Four Seasons Terre blanche dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises et notamment .

    Avant d’en venir au récit du tea time, petite présentation du George V qui se distingue par son luxueux SPA de 744 m2, sa piscine avec ses murs en trompe-l’œil représentant les jardins de Versailles, 244 chambres dont près du ¼ de suites avec du mobilier d’époque mais aussi par son restaurant Le V doté de 2 étoiles au Guide Michelin.  Le Four seasons George V est un havre de luxe et de tranquillité au cœur de l’agitation parisienne dont on ne compte plus les récompenses et notamment celle de meilleur service hôtelier au monde par Condé Nast Traveller en 2009.  On ne compte plus non plus ses clients prestigieux parmi lesquels : Marlene Dietrich, le  Président Gerald Ford,  Greta Garbo, Gary Cooper, les Rolling Stones, Sylvester Stallone…

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    Quand vous arrivez ce qui vous marque d’abord, c’est la beauté époustouflante et rayonnante des compositions florales de Jeff Leatham (changées tous les 15 jours !), de véritables œuvres d’art qui parfument le hall et la galerie.

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    Puis, après avoir passé la réception, sur la droite, vous arrivez à « La Galerie » où vous pouvez profiter du petit-déjeuner de 8H à 12H, du déjeuner de 12H à 15H, du dîner de 18H à minuit (et jusqu’à 1heure le vendredi et  samedi) et où vous pouvez  profiter  du tea time de 15h à 18H.

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    g4.jpgJe suis arrivée sans réservation (la réservation pour le tea time est normalement pour la clientèle de l’hôtel). L’accueil est très affable, sans être exagéré et évidemment encore moins condescendant comme ce fut par exemple le cas au Plaza. A aucun moment, je n’ai été écrasée par le prestige du lieu mais au contraire j’ai constamment eu l’impression que tout était fait pour que je me sente parfaitement à l’aise dès mon arrivée avec un repose-sac délicatement présenté à côté de moi.

     J’ai précisé en arrivant qu’une amie me rejoindrait plus tard et pendant mon heure d’attente, j’ai donc eu tout le loisir d’observer. Plusieurs fois, on est venu me demander si je désirais commander mais jamais avec insistance. J’ai donc remarqué : qu’un  un carnet et un crayon en papier avec le logo de George V étaient disposés sur chaque table, que la clientèle présente ce jour-là était essentiellement américaine, et élégante, et je me suis  laissé bercer par le décor (lustres de Murano, tapis et tapisseries d’Aubusson) et par la musique du violoniste et de la violoncelliste (et de la pianiste, chaque jour à 15H) qui procurent à l’endroit une impression de douce intemporalité et de réjouissante mélancolie.  J’ai observé le ballet des serveurs, parfaitement chorégraphié qui, à peine un client parti, époussetaient  les coussins avec délicatesse.  Et j’avoue que j’ai complètement oublié que j’étais à Paris, ayant l’impression d’être dans un lieu à la fois romantique, luxueux et chargé (et non surchargé) d’Histoire comme Venise ou Versailles la Galerie (qui peut accueillir 45 personnes) étant ornée de tapisseries flamandes, de peintures du XIX ème siècle et de nombreux objets d’art. Le décor est ainsi classique mais surtout pas suranné.

    Puis, j’ai découvert la carte, une véritable invitation au voyage avec notamment l’impressionnante carte des thés  (thés verts japonais, thés classiques, aromatisés, blancs, Oolong, tisanes) pour lesquels il faudra compter en moyenne 15 euros. Vous pourrez aussi opter pour le chocolat chaud maison avec sa crème fouettée et ses perles de chocolat (à 18 euros) ou pour la sélection de macarons (à 14 euros).  Vous pourrez également choisir les formules comme  le thé complet George V ou si vous avez envie d’un tea time pantagruélique vous pourrez commander  le thé complet à la française au tarif de 55 euros : coupe de champagne, boisson chaude au choix, sélection de gourmandises salées, présentoir de pâtisseries, scones, cake carotte, cheese-cake, brownie, pain de Gênes, cannelés...  

    Les douceurs sont une création de  Lucien Gautier, jeune chef pâtissier de 28 ans. J’ai opté au départ pour un marbré au chocolat puis, découvrant qu’il était aussi possible de choisir des pâtisseries au menu, j’ai changé d’avis au dernier moment pour un fondant au chocolat. Là encore le changement a été effectué avec beaucoup d’affabilité sans aucune réticence. L’amie qui m’accompagnait a, quant à elle, découvert, alors que son thé arrivait, que sur la carte s’en trouvait un dont elle rêvait et qu’elle n’avait pas vu. Elle a exprimé son regret. On lui a alors proposé de goûter celui qui est arrivé et de lui apporter l’autre thé qu’elle désirait. Les thés sont accompagnés de meringues et chocolats.  Inutile de vous dire que mon fondant au chocolat était également délicieux.

    Les prix sont à la hauteur du prestige de l’endroit (9 euros le ¼ évian) mais à aucun moment on ne nous a fait ressentir le prestige en question. Une erreur s’était glissée dans l’addition (les deux thés étant comptabilisés) et là encore l’erreur a été reconnue sans la moindre réticence ou question, avec un sourire imperturbable.

    Un peu à l’image de ce restaurant, ou de cet hôtel, plus qu’un tea time, ces 4 heures au  George V ont été une vraie expérience. Une expérience qui tantôt suspend le vol du temps, tantôt vous fait voyager dans un ailleurs relaxant, luxueux et presque voluptueux. L’adresse idéale pour se sentir à la fois ailleurs et comme chez soi en plein centre de Paris, avec ce petit plus indicible qui fait la différence.  Une adresse à la hauteur de sa réputation. A recommander sans la moindre restriction. Bref, une vraie adresse « in the mood for luxe » !

    Four Seasons hôtel George V, 31, avenue George V 75008 Paris. Tél. : 01 49 52 70 00

    Site internet: http://www.fourseasons.com/paris/

    Le George V sur Facebook: https://www.facebook.com/#!/FourSeasonsHotelParis

    Le George V sur twitter: http://twitter.com/#!/FSParis

     

  • Test du tea time de la galerie des Gobelins de l'hôtel Plaza Athénée à Paris

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    Je poursuis mes tests de tea time à Paris, après le (décevant) Royal Monceau et le Shangri-la (très agréable surprise), direction l’Avenue Montaigne et le Plaza Athénée en compagnie de deux habituées des lieux. Pour le tea time, rendez-vous donc dans la Galerie des Gobelins située au rez-de-chaussée. La première impression est que l’accueil est froid et hautain à l’image de la rue, d’une élégance froide et hautaine. Rien ne m’insupporte davantage dans un palace que lorsqu’on cherche à vous faire sentir le poids (historique, en renommée…) des lieux et à vous faire comprendre que ce lieu est unanimement et internationalement reconnu et que donc qu’il est d’emblée hors de question d’émettre la moindre réserve. Cette remarque concerne essentiellement l’accueil au tea time (les deux habituées qui m’accompagnaient partageaient cette déception) mais peut-être sommes-nous tombées un mauvais jour (c’était plein) même si c’est aussi ce qui distingue normalement un palace d’un hôtel classique : l’égalité remarquable du service.

    tourisme, luxe, Paris, tea time, Plazza AthénéeEnsuite on vous propose une carte « couture » avec son « défilé pétillant », ses « avant-premières »…, ses salades intitulées « taille mannequin ». Vous pourrez également choisir des plats chauds, les « Fashion show » parmi lesquels : cockpot aux légumes d’automne légèrement gratinés, risotto aux cèpes, pavé de lieu jaune cuit vapeur… mais également des sandwiches mais ce pourquoi la galerie des Gobelins du Plaza est si prisée, ce sont bien sûr ses pâtisseries dont la plus célèbre « L’Oréade » (photo ci-dessous et ci-contre), dessert lauréat de la coupe du monde de la pâtisserie 2005 signé Christophe Michalak et composé d’un coulis de framboise, de glace vanille kirsch, de chantilly et de croustillant deux chocolats (16€).

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     Vous pourrez également opter pour le vacherin exotique ou « Le chocolat » (caramel et praliné à la noisette du Piémont). Vous pourrez par ailleurs emporter chez vous les pâtisseries signées Christophe Michalak comme « la plaque zodiacale »  ou « Bisounours » notamment.

    Le mélange des saveurs du dessert en question est relativement savoureux mais si on ne m’avait pas indiqué au préalable qu’il avait reçu la coupe du monde, je ne l’aurais pas deviné (je ne suis certes pas une spécialiste en pâtisseries, j’en conviens). J’en ai mangé de meilleurs et surtout il n’était pas forcément nécessaire de me répondre avec condescendance lorsque j’ai interrogé un membre du personnel sur le caractère glacé du dessert en question.  Là encore un peu de modestie ne ferait pas de mal…

    Le cadre est luxueux et reste agréable  avec les volutes des harpes pour compagnie même si je trouve que cette galerie fait davantage lieu de passage que cocon hors du temps comme c’est pas exemple le cas du lieu où est servi le tea time au Shangri-la. Espérons que ces nouveaux palaces comme le Shangri-la et bientôt le Mandarin Oriental permettront aux hôtels installés de comprendre que le luxe c’est aussi savoir s’adapter, se renouveler, se remettre en question et que personne n’en détient le monopole. D’autres, comme le Bristol, l’ont parfaitement compris…

    Tous les jours de 8H à 1H30- Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel du Plaza Athénée à Paris .

  • Tea time à l'hôtel Shangri-la Paris : mes (très bonnes) impressions

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    P1030326.JPGJe vous avais déjà parlé de l'hôtel Shangri-la Paris à l'occasion de son inauguration. Situé au 10 avenue d'Iéna, dans le 16ème et inauguré le 17 décembre, le dernier-né des palaces parisiens est en réalité l’ancien hôtel particulier du Prince Roland Bonaparte, construit en 1896, entièrement rénové en 2010 et inscrit aux monuments historiques en 2009.

     Le décorateur Pierre-Yves Rochon s’est inspiré des périodes Directoire et Empire tout en illustrant le raffinement et l’esthétisme des cultures française et asiatique, comme une belle synergie entre l’Orient et l’Occident.

    Ce qui frappe de prime abord, c'est l'élégance: du décor, des tenues du personnel (grooms en livrées, tenues chics d'inspiration asiatique à l'intérieur...) et de l'accueil.  Rien à voir avec certains palaces impersonnels, le Shangri-la, dès le franchissement de la porte d'entrée vous donne le sentiment de pénèter dans un havre de paix, de luxe et de raffinement.

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    Direction La Bauhinia, le restaurant lounge qui tient son nom de la fleur qui orne le drapeau de Hong-Kong, le Bauhinia Blakeana et qui se situe sous une magnifique verrière ornée par un lustre de Murano.

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    Vous pourrez déguster de délicieuses pâtisseries à partir de 8 euros ( cupcakes, marbrés au chocolat, mont-blanc etc) et un très large choix de thés.

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    Autant je vous avais fait part de ma déception lors du test du tea time du Royal Monceau, autant je m'attendais à découvrir un hôtel kitch et autant j'ai été totalement envoûtée par  la beauté apaisante du lieu et réellement enthousiasmée par la qualité de l'accueil, aussi discret que chaleureux. J'ai découvert après notre départ (bien après 19H) que l'afternoon tea débutait à 15H et se terminait à 18H30, non seulement on ne nous a fait aucune réflexion, mais en plus nous avons été très bien accueillis nous proposant même de découvrir la carte du restaurant (relativement chère mais non moins tentante, sachant que deux autres restaurants y ouvriront prochainement, je vous en informerai bien entendu).

    Il ne m'a pas été possible de visiter les chambres pour cause de réception avec l'Ambassadeur de Chine (l'occasion pour l'hôtel d'être submergé de splendides bouquets) mais j'y retournerai prochainement à cette fin puis également pour découvrir la piscine, le spa et les deux restaurant encore en travaux dont la date d'achèvement est annoncée mi-2011.

    Un tea time vivement recommandé par inthemoodforluxe.com  pour : la qualité de l'accueil, le choix et la qualité des thés et pâtisseries, la somptuosité relaxante du lieu. Un vrai lieu "in the mood for luxe" à découvrir absolument. Les anciens palaces parisiens vont avoir fort à faire pour pouvoir s'aligner...

    Réservations hébergement : 01 53 67 19 64 ou reservations.slpr@shangri-la.com

    Informations générales : 01 53 67 19 98 ou www.shangri-la.com

  • Tea time au bar Long de l'hôtel Royal Monceau : mes impressions

     

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    Invitée à la journée presse précèdant la réouverture de l'hôtel Royal Monceau -mi-octobre- (appartenant désormais à la chaîne Raffles) à laquelle je n'avais pu assister pour cause de Festival du Film Britannique de Dinard, j'ai décidé d'y aller avec des amis, un mélancolique dimanche automnal, instant idéal pour se réfugier dans cet antre chaleureux, ou du moins que j'imaginais comme tel, et pour apprécier le lieu sans être influencée par quiconque.

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    Arrivée la première, une serveuse (avec le sourire en option) me signifie que le bar est complet. J'attends donc bien sagement qu'on vienne me chercher, un quart d'heure plus tard, pour être installée à un espace exigu divisé en deux parties où se trouvent déjà deux personnes que ma présence empêche de parler en toute intimité (et je les comprends) et qui me révèlent attendre qu'on prenne leur commande depuis trente minutes. J'observe que leur table n'a pas été débarrassée, pas plus que celle à laquelle on m'a installée. Après avoir demandé deux fois (sans me départir de mon sourire, je précise, au cas où je serais suspectée d'être une de ces clientes hautaines et constamment mécontentes), on me change finalement de table, cette fois pour une plus grande et, une fois mes amis arrivés, nous permettant de discuter sans que nos voisins profitent de la conversation. Entre-temps la serveuse qui m'avait accueillie (aussi souriante que physionomiste donc) m'a demandée si j'avais réservé et a tenté de placer d'autres convives à l'extrémité de la table. 

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     Il nous aura ensuite fallu attendre à nouveau quarante-cinq minutes pour qu'on prenne notre commande. Heureusement que mes amis sont aussi bavards que sympathiques... et patients! Pas une fois on ne nous a demandé si tout allait bien, ni pendant notre afternoon tea ni au moment de l'addition et la seule fois où un serveur est revenu vers nous c'est pour proposer à l'un de nous trois de lui verser son chocolat, au bout de quarante-cinquantes minutes, lequel était bien évidemment froid.

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     Ajoutez à cela un espace particulièrement peu fonctionnel, les clients et le personnel vous effleurant sans cesse au passage, sans parler des lustres certes esthétiques mais véritables obstacles sur leur passage. Tout aussi étonnantes les toilettes situées au premier étage, et éloignées du bar, là non plus pas très fonctionnelles.

    Heureusement, nous pouvions toujours nous consoler avec des pâtisseries Pierre Hermé (à un prix moyen de 15€), vous pourrez aussi opter pour la formule tea time à 37€ ou siroter un chocolat chaud dans une tasse ludique en forme d'oeil ou de poisson. Dans un souci d'objectivité, précisons qu'à l'entrée de l'hôtel l'accueil est beaucoup plus souriant.

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     Le problème c'est que dans un palace digne de ce nom le service est censé être égal partout et que le client ne doit pas avoir le sentiment d'être un numéro (qui plus est un numéro embarrassant). Evidemment, ayant dîné au Bristol deux jours avant, la comparaison était inévitable et forcément au détriment du Royal Monceau. La force du Royal Monceau, c'est inévitablement son décor. On retrouve le style Philippe Starck, lumineux, chaleureux, inventif mais ce n'est malheureusement pas suffisant pour prétendre appartenir au cercle très fermé (qui s'étendra néanmoins encore l'année prochaine puisque 4 nouveaux palaces vont s'ajouter à la liste) des palaces parisiens. Rien d'irréversible sans doute mais il serait bien de rectifier rapidement car nul n'ignore qu'à Paris les modes se font aussi vite qu'elles se défont... Et un cadre luxueux, aussi ostentatoire soit-il, n'arrivera jamais à faire oublier un service défaillant, signe distinctif des vrais palaces. Sans doute reviendrons-nous prochainement pour tester un des deux restaurants et pour vérifier ce qu'il en est, si l'accueil au bar est toujours aussi glacial que le cadre est chaleureux. Je vous en reparlerai donc.

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    J'y suis retournée depuis... Retrouvez mon nouvel article sur le tea time et la visite du Royal Monceau, en cliquant ici.

     

    La première photo est issue du site internet officiel du Royal Monceau, les autres sont d'inthemoodforluxe.com.