24.01.2012
Mon avis sur "Le Dôme du Marais" (restaurant - salon de thé) - rue des Francs-Bourgeois, à Paris
En 2012, j'ai décidé de débuter mes pérégrinations gastronomiques par un lieu où je souhaitais me rendre depuis un moment, "Le Dôme du Marais", situé au coeur de la rue commerçante des Francs-Bourgeois, repris en mars 2011 par l'ancien gérant de feu regretté "Les Cinoches", Cédric Munier (accompagné dans cette aventure de Thierry Monassier et de l'agence des Mauvais garçons), un restaurant dont je vous avais parlé à maintes reprises ici.
Première impression : l'endroit (rénové) est élégant, raffiné, chaleureux, à la fois discret et majestueux, surplombé d'une coupole vertigineuse (dôme décoré à la feuille d'or et inscrit au patrimoine architectural parisien), auréolé de son Histoire puisqu'il est situé dans l'ancienne salle des ventes du Mont de Piété inaugurée en 1777.
"Le Dôme du Marais" fait partie de ces lieux, rares, où le vol du temps semble être suspendu, à la fois très "parisien", dans l'air du temps, et symbole d'un Paris intemporel, l'alliance a priori improbable mais réussie entre l'Histoire et un lieu à la mode.
Pour accéder au restaurant vous passerez d'abord par le vestibule agrémenté de photos artistiques rappelant celles de feu regretté Les Cinoches (bis) puis par le jardin d'hiver (qui fait aussi office de Salon de thé où je me suis déjà promis de revenir) avec ses meubles, bibelots, cadres chinés aux puces sous une verrière qui vous fait oublier que vous êtes en plein coeur de Paris même si le lieu représente la quintessence de la capitale.
Le chef Pierre Lecoutre propose uniquement des produits du marché et de saison avec, pour résultat, des plats à la fois raffinés et simples, et abordables avec, notamment des formules déjeuner ( entrée et plat du jour ou plat du jour et dessert du jour pour 26 euros).
La présentation des plats est soignée (ci-dessous, photo du plat du jour) et la dégustation savoureuse. Le filet de cannette pour lequel j'ai opté était un régal, suivi d'un café gourmand ... même si j'avoue avoir regardé passer un "Mi-Cuit tout chocolat des Mauvais garçons" avec avidité, l'occasion de revenir puisque celui-ci est également proposé dans la formule Salon de thé.
A noter: une musique savamment sélectionnée qui achèvera de faire de ce déjeuner (ou dîner) un agréable moment, hors du temps.
Vous pourrez également opter pour le brunch, le dimanche, de 12H à 16H (carte ci-dessous).
L'établissement organise par ailleurs des soirées "Garçons-nière" avec "Joyeux dîner" (39 euros) et "Joyeux Dance-Floor" (entrée et boisson à 15 euros).
Vous pourrez aussi comme moi visiter la maison de Victor Hugo située à deux pas de là, place des Vosges (place joliment figée dans le passé, mélancolique et romantique, où je ne me lasse jamais de déambuler et rêvasser), dont vous auriez d'autant plus tort de vous priver que la visite est gratuite.
Retrouvez également cet article sur mon nouveau site internet, à la une: http://inthemoodlemag.com .
Le Dôme du Marais - 53 bis rue des Francs Bourgeois - 75004 Paris - Tél: 01 -42 -74-54-17
Email: contact@ledomedumarais.fr
12:43 Écrit par Sandra Mézière dans BRASSERIES PARISIENNES, IN THE MOOD FOR PARIS, RESTAURANTS DE LUXE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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05.12.2011
La Compagnie de Bretagne, crêperie gastronomique au 9, rue de l’Ecole de Médecine à Paris 6ème : le renouveau de la crêperie entre tradition et modernité
Cela faisait un moment que j’avais envie de tester cette crêperie d’un nouveau genre ouverte l’été dernier. La première tentative fut un échec (la crêperie était complète, comme c’est presque tout le temps le cas, je vous conseille donc vivement de réserver). La seconde tentative fut donc la bonne. Etant originaire d’une région dans laquelle les crêperies fleurissent, aux frontières de la Bretagne où je vais par ailleurs depuis l’enfance très souvent et m’y adonne à cette petite drogue inoffensive que sont les crêpes et les galettes, je suis donc intraitable sur ces plats traditionnels typiquement bretons.
C’est dans l’étroite et non moins charmante rue de l’Ecole de médecine, à deux pas du Boulevard Saint-Germain et du Boulevard Saint-Michel, en plein Quartier Latin que se situe cette « crêperie gastronomique ». En face se trouve le cinéma le Nouvel Odéon dont je vous recommande par ailleurs la belle programmation.
Dès l’extérieur, le drapeau breton qui flotte allègrement et la façade chic, dans une ancienne maison de ville sur 3 niveaux, attirent l’œil. A l’intérieur, ne vous attendez pas à découvrir des filets de pêche et un décor suranné. Le décor est résolument moderne, soigné, élégant, aux couleurs du drapeau breton. La salle du rez-de-chaussée ouvre sur la cuisine donnant au lieu l’allure d’un établissement tendance qui ne perd pas pour autant l’aspect chaleureux propre à la Bretagne (vous aurez remarqué mon objectivité pour évoquer cette région...).
A l’étage, c’est une autre salle très agréable et magnifiquement décorée (sans ostentation mais avec beaucoup de goût) avec sa magnifique verrière baignée de la lumière du jour et donnant sur le Cloître des Cordeliers.
Le décor est signé Pierre-Yves Rochon, un architecte renommé notamment du Shangri-la à Paris (dont j’apprécie d’ailleurs beaucoup la décoration, un lieu dont je vous ai parlé ici: http://www.inthemoodforluxe.com/archive/2011/01/28/tea-ti... ) ou encore des Ateliers Robuchon et de bien d’autres établissements de luxe. Il a de surcroît l’avantage et la qualité d’être Breton (oui, être Breton est une qualité ET un avantage), et d’être visiblement un vrai amoureux de la Bretagne.
A la cave que nous a gentiment fait visiter ce dernier, une cave du 13ème siècle, les cidres sont conservés à 12°C et vendus de 3,50 euros (au verre) à 27 euros, provenant de 18 producteurs différents.
Les bonnes surprises continuent sur la table avec les assiettes chics représentant chacune un des 5 départements de la Bretagne sans oublier l’ambiance sonore (uniquement de la musique celtique) et des verres y compris pour le cidre en rupture avec l’habituelle bolée caractéristique des crêperies.
Place ensuite à la découverte de la carte pas très fournie (ce qui est plutôt une qualité d’ailleurs, je me méfie toujours des cartes trop riches) avec 10 crêpes et 10 galettes, une carte qui a bénéficié des conseils bienveillants du célèbre chef breton Olivier Roellinger (rien que ça !) et composée uniquement de produits frais issus le plus souvent de l’agriculture biologique ou de modes de cultures durables et raisonnées.
Vous pourrez ensuite choisir entre 5 galettes classiques et 5 galettes saisonnières. J’opte pour ma part pour une galette classique « au beurre d’algues du Jardin Marin » petit format (3,50 euros). Vous pourrez choisir également le grand format (4,50 euros). Pour chaque type de galette existent les deux formats.
Vous pourrez aussi opter pour des galettes saisonnières, plus originales comme la galette « coquilles St Jacques, crème de choux fleur et émulsion de corail à la vanille Papouasie sur une galette » (15, 50 euros pour la petite portion)
J’ai ensuite choisi une crêpe au chocolat de Sao Tomé 67% de cacao « Villa Gracinda » et une saisonnière « avec des pommes compotées Tatin et une crème double fouettée et vanillée Raïatea ». Vous pourrez également choisir entre les crêpes classiques et saisonnières.
Les galettes sont réellement délicieuses, tendres et parfaitement assaisonnées de même que les crêpes. Je vous recommande la crêpe précitée avec les pommes même si (mais il s’agit d’une question de goût) j’aurais davantage apprécié de plus petits morceaux de pommes, plus esthétiques à mon sens et plus agréables en bouche.
Seuls regrets : la fermeture des cuisines à 14H30 (mais provisoirement puisque l’établissement ambitionne d’ouvrir toute la journée, dès que le personnel adéquat aura été recruté) et l’empiètement de la modernité sur la tradition avec l’impossibilité d’ajouter une boule de glace à une crêpe ( glaces présentes à la carte mais servies uniquement pour le goûter), attention donc de ne pas tomber dans le travers des restaurants gastronomiques qui, par snobisme et sous prétexte qu’ils le sont, bannissent certains plats de leurs cartes…mais l’endroit n’est pas snob mais convivial… donc nul doute que cela sera rapidement changé.
Cette carte changera bientôt puisqu’elle varie en fonction des saisons. Celle que vous voyez ci-dessus est la carte d’automne. Dépêchez-vous si vous voulez en profiter car elle sera bientôt remplacée par la carte d’hiver.
Je vous recommande cet établissement élégant dans lequel on se sent bien, qui a judicieusement su allier tradition et modernité pour valoriser la Bretagne et les meilleurs produits bretons et pour redonner ses lettres de noblesse à la crêpe, produit habituellement et à tort considéré comme bas de gamme qui devient ici gastronomique, loin de l’image désuète et d’ailleurs caricaturale des crêperies bretonnes. Une petite parcelle de Bretagne en plein 6ème arrondissement et pour moi une très agréable madeleine de Proust dont je ferai une de mes adresses récurrentes pour le cadre élégant, l’accueil cordial et chaleureux (concernant les maîtres des lieux, un peu plus timide en ce qui concerne les serveuses), ses crêpes et galettes qui sortent de l’ordinaire, et sa musique celtique...et pour sa situation juste en face d'un de mes cinémas favoris. Un concept original de crêperie gastronomique qui devrait d’ailleurs se développer dans d’autres grandes villes en dehors de nos frontières. A suivre…
Retrouvez également cet article sur mon nouveau magazine en ligne : http://inthemoodlemag.com (rubrique tourisme http://inthemoodlemag.com/?p=274 ).
Restaurant de 12H à 14H30 et de 19H à 23H
Bouteilles de 18 producteurs dans la bibliothèque
Restaurant La Compagnie de Bretagne
9, rue de l’Ecole de Médecine
75006 Paris
MÉTRO : Odéon, Saint-Michel et Cluny - La Sorbonne
TÉL : +33 1 43 29 39 00
http://www.compagnie-de-bretagne.com
18:08 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR PARIS, RESTAURANTS DE LUXE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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20.10.2011
Mon avis sur Le Grand Café des Négociants à Lyon : subtile alliance de tradition et modernité
Photos ci-dessus: site officiel du Grand Café des Négociants
Invitée par le Festival Lumière de Lyon (au passage extraordinaire festival que je vous recommande vivement, retrouvez mon compte rendu du Festival Lumière 2011, ici) à le découvrir et à y débattre d'internet et de cinéphilie, ce fut aussi l'occasion pour moi de découvrir la (très belle) troisième ville de France que je ne connaissais pas encore et de faire quelques escapades gastronomiques.
Photo ci-dessus, inthemoodforluxe, le set de table en l'honneur du Festival et de l'hommage à Becker de cette édition 2011.
Le festival a eu la très bonne idée de nous inviter au Grand Café des Négociants, lieu emblématique de Lyon et de son Histoire, créé en 1864. Sur le site officiel du restaurant, nous apprenons ainsi qu'il doit son nom aux négociations qui y avaient lieu entre les diamantaires, soyeux, chevillards qui se servaient des nombreuses glaces de l'établissement pour communiquer par signes, et qu'il s'agissait d'un lieu de rencontres de voyageurs de commerces, d'artistes, d'hommes politiques qui, semble-t-il, l'affectionnent toujours aujourd'hui.
Photo ci-dessus, Inthemoodforluxe: la terrasse extérieure
Le Grand Café des Négociants fait partie de ces lieux au charme indéfinissable qui ont su conserver leurs traditions tout en s'inscrivant dans la modernité et qui vous donnent cette délicieuse impression d'avoir traversé le temps, mieux même: d'intemporalité. Le cadre est cossu sans être pompeux. L'accueil est agréable sans être condescendant.
Vous pourrez télécharger la carte en cliquant ici et en constaterez la variété. Pour ma part, j'ai testé (et vous recommande) "le Parmentier de canard aux herbes fraîches et son jus de braisage" (18,80 €), plat traditionnel joliment revisité, et les profiterolles incontestablement parmi les meilleurs qu'il me soit arriver de manger , "Profiteroles à la vanille, Chantilly et chocolat chaud. (8, 50 euros).
Photos ci-dessous, inthemoodforluxe: Parmentier de canard et profiteroles
L'établissement propose également une très belle carte des glaces, au glacier du Petit Nego. Des glaces élaborées par un maître artison glacier. A déguster sur places ou à emporter. Avec 40 parfums dont certains originaux.
Photo ci-dessus, site officiel du Grand Café des Négociants
Enfin, tester leur tea time est au moins une bonne raison pour que j'y retourne: chocolat chaud maison accompagné d'une pâtisserie maison, d'une gaufre ou d'une crêpe à l'ancienne.
Photo ci-dessus: le tea time (site officiel du Grand Café des Négociants)
Brasserie ouverte 7 jours sur 7 de 7 heures à 3 heures du matin et le service de restauration fonctionne non stop de midi à minuit. (Photos ci-dessous, inthemoodforluxe).
Ci-dessus, les toilettes du Grand Café des Négociants ...qui valent également le détour...
En savoir plus: http://www.cafe-des-negociants.com/
16:16 Écrit par Sandra Mézière dans RESTAURANTS DE LUXE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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09.04.2010
Hôtel les Bories: pour une reposante escale en Provence
En attendant de vous donner toutes les astuces pour réussir votre séjour monégasque, je vous propose une petite escale en Provence, sur la route de Monaco ou de Cannes. Si vous n'êtes pas trop pressés, alors je vous conseille de quitter l'autoroute pour prendre la route du magnifique village de Gordes et pour faire une étape (ou même séjourner, si le calme ne vous fait pas peur) aux Bories.
Avec ses 8 hectares au coeur du Lubéron, ce havre de paix 4 étoiles vous propose un spa (la maison d'Ennea), un restaurant gastronomique, un service navette-chauffeur, un tennis, une grande piscine extérieure et une (plus petite) piscine intérieure, sauna et hammam et de temps à autre des cours de cuisine et d'oenologie.
L'hôtel (entièrement rénové) est illuminé par la radieuse et enchanteresse lumière provençale qui procure une vraie sensation de bien être dans des chambres décorées avec goût.
L'accueil est aimable à l'hôtel et plus réservé au restaurant, seyant au cadre tamisé. La nourriture (signé Pascal Ginoux) est à la hauteur de ses notations (1 étoile Michelin, 15/20 au Gault Millau). Même en prenant le menu, on ressort néanmoins avec la faim... A ce restaurant s'ajoute un club piscine (seulement l'été).
Les atouts: la vue sur la Provence, les chambres très agréables et lumineuses, la restauration de qualité, l'accueil, la piscine extérieure...et la gratuité d'une longue liste de DVD à visionner dans les chambres (prêt de lecteurs de DVD pour les chambres qui en sont dépourvues).
Les inconvénients: trop loin de Gordes pour y aller à pied et loin de tout.
Bilan: un hôtel idéal pour se reposer dans un luxe discret et dans le calme et pour visiter les villages de Provence ou bien pour faire une belle étape sur la route de la Côte d'Azur. A recommander.
Remarque: cet hôtel est partenaire de l'Auberge de Cassagne (au Pontet, à côté d'Avignon) que je vous déconseille en revanche (accueil peu aimable, restauration très décevante, majorité de chambres à peine dignes d'un 2 étoiles -certaines en revanche magnifiques-)
Remarque: cet hôtel est affilié à l'Auberge de Cassagne que je vous déconseille en revanche.
Toutes les photos ont été prises par www.inthemoodforluxe.com à l'exception de la vignette du restaurant.
Hôtel membre des chaînes Small luxuary hotels et Châteaux hôtels.
Tarifs: à partir de 200 euros la nuit (basse saison, chambre vue côté cour).
Découvrez aussi les autres blogs in the mood: "In the mood for Cannes" , "In the mood for Deauville ", "In the mood for cinema".
19:20 Écrit par Sandra Mézière dans HÔTELS DE LUXE EN FRANCE, RESTAURANTS DE LUXE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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27.03.2010
J'ai testé "Le Grand Véfour" et la cuisine de Guy Martin
Il y a des lieux chargés d'Histoire et précédés d'une réputation telle que, rien que leurs noms, vous mettent déjà l'eau à la bouche. C'est le cas du Grand Véfour situé dans le cadre romanesque et intemporel des jardins du Palais Royal. Le hasard a voulu que j'assiste à un tournagedans ce lieu quelques semaines avant d'avoir la chance d'y être invitée pour déjeuner... Avant de vous raconter ce déjeuner hors du commun, retour sur l'Histoire de ce lieu mythique.
"Le Grand Véfour" s'est d'abord appelé en 1784 "Café de Chartres" (l'enseigne est d'ailleurs toujours présente), café déjà très chic où naissent des idées qui mènent à la Révolution de 1789. Sous la Révolution, il devient un luxueux restaurant mais c'est sous la Restauration qu'il atteint son apogée avec l'arrivée de Jean Véfour qui donne son nom au lieu. Parmi les habitués des lieux, on compte Victor Hugo puis, sous le Second Empire: Lamartine, Sainte-Beuve, Mac-Mahon... De 1914 à 1945, le Grand Véfour connaît une éclipse. A la Libération, il est racheté par le propriétaire de Maxim's qui le cède en 1948 à Raymond Olivier qui lui redonne ses lettres de noblesse. Grâce notamment à la complicité de Colette et Jean Cocteau qui en font leur cantine, les célèbrités du monde des arts et lettres s'y précipitent alors: Sacha Guitry, Louis Aragon, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Louis Jouvet, André Malraux. 200 ans après, Le Grand Véfour est plus que jamais un lieu incontournable. C'est aujourd'hui Guy Martin qui est aux fourneaux.
Pour être totalement honnête, il faut préciser que la personne avec qui je suis venue connaissant Guy Martin, l'accueil par ce dernier mais aussi par toute son équipe, a été réellement royal. Sans doute faudrait-il y retourner dans d'autres conditions mais j'ai remarqué également beaucoup d'attentions pour les tables avoisinantes même si j'imagine que tous n'avaient pas droit au champagne à volonté (je vous rassure, j'ai été très loin d'en abuser).
A peine la porte franchie, vous voilà partis pour un voyage dans le temps. Rien ou presque n'a bougé depuis 2 siècles et l'évasion est immédiate d'autant que j'y suis allée une journée ensoleillée qui faisait se reflèter la lumière dans les multiples miroirs, accentuant encore la magie intemporelle du lieu. Combien de restaurants (beaucoup moins prestigieux, d'autres Relais et châteaux mais aussi parfois de simples brasseries) ai-je fréquenté où l'accueil était hautain, où on vous énumérait les plats sans que vous ayez rien demandé en vous fusillant du regard si vous osiez émettre un commentaire ou une question, où on vous faisait bien comprendre que ce n'est pas le client qui est roi mais la cuisine qui est reine. Là rien de tout ça. L'accueil est souriant et chaleureux sans être forcé mais aussi personnalisé, et on ne vous fait aucune remarque désobligeante, et on vous fait encore moins sentir le poids (pourtant impressionnant) des lieux.
Pour ma part, à la carte du déjeuner, j'ai opté pour un "dos de cabillaud rôti sur la peau, riz noir vénéré, chicorées, jus mousseux au citron au sel" et, en dessert, pour un "palet noisette et chocolat au lait, glace au caramel brun et prise de sel de Guérande". Enfin, ça, c'est ce que j'avais commandé car le nombre de plats avoisinait allègrement la dizaine si on compte tout ce qui nous a été amené en cours de repas: amuse-bouches divers, nougats, chocolats et autres gourmandises...!
Je redoutais une cuisine prétentieuse, et j'ai été totalement envoûtée par une cuisine exquise, généreuse qui mêle avec beaucoup de délicatesse classicisme et modernité, simplicité et raffinement, exception et humilité. Un restaurant qui sait donc concilier et marier les paradoxes: si le luxueux décor peut faire craindre une cuisine empesée, la simplicité est en effet de mise dans le service et dans les assiettes. Un véritable voyage gustatif. Je n'ai pas vu passer les 3 heures qu'a duré notre repas. Plus qu'un repas d'ailleurs, une véritable expérience, un savoureux moment. Pas une seule fausse note. Pas même celle qu'il faut règler à la fin car, ne le répètez pas, le chef nous l'a gracieusement offerte...
"Le Grand Véfour" est membre de la chaîne Relais et Châteaux. 3 fourchettes rouges et 2 macarons rouges. Au Grand Véfour depuis 1991, Guy Martin obtient la 3ème étoile en 2000, à 43 ans, une troisième étoile perdue en 2008 en raison paraît-il de la dispersion du chef et de ses absences répétées... surtout un bon moyen pour le célèbre guide rouge de faire parler de lui. En tout cas, sachez que la cuisine, elle, ne se disperse pas... et révèle toute la concentration et le talent du chef. Une expérience hors du temps que je vous recommande vivement...
Pour le déjeuner, sachez qu'une carte-menu variée et à prix fixe (88€) est proposée à côté de la grande carte. Comptez le double pour un dîner.
Et pour le plaisir, une photo de mon succulent dessert:
22:22 Écrit par Sandra Mézière dans RESTAURANTS DE LUXE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : restaurant, luxe, tourisme, le grand véfour |
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