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IN THE MOOD FOR PARIS

  • Mon avis sur l'hôtel Le Montana, boutique-hôtel à Saint-Germain-des-Prés

    Retrouvez également cet article sur mon site http://inthemoodforhotelsdeluxe.com.

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    Je vous donnais récemment mes bonnes adresses à Saint-Germain-des-Prés (hôtels, restaurants, pâtisseries, boutiques etc) –retrouvez l’article en cliquant ici-, quartier que je connais plus que bien et dans lequel je suis toujours avide de nouvelles découvertes.  J’ai donc souhaité visiter l’hôtel Montana (situé au-dessus du célèbre et discret club éponyme en lieu et place du spartiate hôtel qui existait auparavant à cet emplacement, de deux étages Le Montana passe donc à huit) qui jouxte le mythique Café de Flore.

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    L’adresse peut donc difficilement être plus idéale et prestigieuse, en plein cœur de la bouillonnante vie germanopratine, tout en assurant la discrétion à ses hôtes. Ici, pas de réception mais le bar de l’hôtel qui fait office de lieu d’accueil. Ce qui est pour le moins singulier mais qui est loin d’être la seule originalité (ou plutôt, excentricité) de cet hôtel.

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    Le Montana renoue ainsi avec son histoire et redevient un hôtel « branché », voire délibérément snob. Il fut en effet fréquenté par la crème des existentialistes, puis par Grace Jones et d’autres amis avant de devenir un club à la mode en 2009. Dans les années 1950, le lieu était un repaire de jazz alors fréquenté par Boris Vian, Juliette Gréco et les existentialistes du quartier. Dans les années 1970, c’était un hôtel sans charme mais branché, avec un club où on pouvait croiser Grace Jones ou Jessica Lange. L’architecte Elisabeth Lemercier et le décorateur Vincent Darré ont donc œuvré à la renaissance de ce lieu pour qu’il redevienne une adresse incontournable du quartier.

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    Derrière la façade noire sur laquelle rien n’indique qu’il s’agit d’un hôtel et sur laquelle figure seulement le nom de « Montana » en lettres rouges,  nous découvrons 6 suites (une par étage) façon appartements de parisiens excentriques, toutes desservies directement par ascenseur et permettant d’accéder au rooftop.

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     6 univers au chic extravagant avec volumes, inspirations, couleurs, et aménagements différents pour ne pas s’ennuyer, et hommage aux surréalistes comme fil rouge. Palette empruntée à Le Corbusier, meubles design et 50 mêlés, miroirs multiples, objets de curiosité,… Un mélange des genres ludique, excentrique, surprenant: Cocteau dans la suite Blanc Graffiti, le Montparnasse des années 1930 dans la suite Bleu Acide, les  années 1980 dans la Miroir d’Argent avec sa vue à couper le souffle sur Paris. Les salles de bains sont en revanche toutes identiques, toutes en carrelage de piscine noir, sobres et bien équipées.

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    Au premier étage se trouve le restaurant dont le nom même est un régal,  » La Gauche Caviar », où vous pourrez déguster du cœur de saumon, ou du Caviar Petrossian  dans une ambiance feutrée. De 18h à minuit au bar du rez-de-chaussée, vous pourrez aussi siroter des cocktails et faire la fête au club situé au sous-sol.

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    L’atmosphère est indéniablement germanopratine, le jazz, l’écriture, la peinture, et les artistes dont ce magnifique quartier est le quartier général et la quintessence y sont à l’honneur.

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    Si vous cherchez un hôtel avec une multitude de services ou un hôtel familial, passez votre chemin, en revanche si vous recherchez un lieu aux airs d’appartement parisien excentrique,  délibérément snob, baroque, très rive gauche, (au gré de votre humeur, vous pourrez choisir un étage plus qu’un autre puisque, à chaque appartement correspond un étage entier et  une époque et une influence différentes), au-dessus d’un cénacle très germanopratin où vous pourrez à la fois faire la fête et vous sustenter, alors Le Montana est fait pour vous. Et puis vous serez juste à côté du Café de Flore et de la librairie  L’Ecume des pages, ce qui n’a pas de prix, ce qui tombe bien car celui des chambres y frôle l’indécence. Comptez plus que la chambre la moins chère du George V pour une nuit mais le luxe, c’est aussi la rareté, la singularité et un emplacement privilégié au cœur de Saint-Germain-des-Prés. Un plaisir inestimable!

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    Le Montana, 28, rue Saint-Benoît, 75006 Paris. www.hotel-lemontana.com. Tel: 0153637920

  • Mon avis sur l'hôtel Edouard 7 avenue de l'Opéra à Paris

    Retrouvez aussi cet article sur mon site http://inthemoodforhotelsdeluxe.com.

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    Hier, j’ai eu le plaisir de découvrir l’hôtel Edouard 7, un 4 étoiles situé au numéro 39 de l’Avenue de l’Opéra devant lequel je suis passée une multitude de fois sans jamais en franchir la porte…à tort tant la découverte a été agréablement surprenante. Cet hôtel historique bénéficie tout d’abord d’un emplacement indéniablement idéal, en plein cœur de Paris (mais je vous garantis que vous n’en subirez pas les nuisances sonores tant il est bien insonorisé), à deux pas de l’Opéra et des nombreuses rues commerçantes qui le jouxtent sans parler du Louvre également accessible à pied. Edouard VII dont l’hôtel porte le nom était un amoureux de Paris.

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    Albert Edouard de Saxe-Cobourg-Gotha (son véritable nom) était aussi le fils de la reine Victoria et du Prince Albert, né le 9 novembre 1841 au palais de Buckingham. L’hôtel possède en commun avec ce dernier: le raffinement, l’élégance et un goût très prononcé pour la mode. « En 1877, le Prince Edouard de Galles, futur roi du Royaume Uni, grand amoureux de Paris, fait de l’Hôtel sa demeure parisienne pour explorer la ville, admirer la vue des balcons, s’étourdir à l’Opéra Garnier et rendre visite à ses nobles amis résidant dans le quartier. »

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    En 2009, l’hôtel est devenu la propriété du groupe Bessé Signature (dont vous connaissez forcément un ou plusieurs des établissements de renom : le Montalembert, le Bel Ami,  l’hôtel de Sers, l’hôtel Vernet, le Domaine de la Bretesche). L’hôtel renaît alors pour devenir un hôtel « Couture » 4 étoiles. Cet esprit « couture » vous sautera d’emblée aux yeux…et aux narines en entrant dans le hall où la mode est présente visuellement et le raffinement également notamment grâce à une très agréable atmosphère olfactive. L’hôtel, dans son ambiance, s’inspire beaucoup de son royal mentor et des mots autour desquels tournait sa personnalité: audace, séduction (certaines chambres portent ainsi les noms de ses maîtresses parmi lesquelles Sarah Bernhardt), caractère et théâtralité.

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    En 2012, Christophe Daudré a poursuivi la métamorphose (très réussie) de l’hôtel Edouard 7 avec une nouvelle collection de chambres alliant savamment élégance contemporaine à la Française et esprit so British.

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    L’hôtel se divise ainsi en deux parties, deux esprits. D’une part, la collection des chambres Edouard 7, est répartie sur les 4 premiers étages de l’hôtel, elle compte 42 chambres (11 chambres standards, 13 chambres supérieures, 14 chambres Deluxe, 1 junior suite, 2 suites, 1 chambre solo). Chaque étage représente une pierre précieuse: saphir, émeraude, rubis, citrine. Des espaces particulièrement chaleureux desquels se dégage une véritable sensation de bien-être.

    D’autre part, la collection de chambres « Couture »est répartie sur les 3 derniers étages de l’hôtel et compte 27 chambres (7 chambres standard, 4 chambres supérieures, 9 chambres Deluxe, 2 juniors suites, 5 suites). Ces chambres ont été pensées comme des silhouettes à habiller et sont le travail de la créatrice de chapeaux et styliste: Marina Bessé. Là aussi, vous retrouverez différentes ambiances très réussies, chaleureuses et relaxantes.

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    L’hôtel possède également un bar et un restaurant. Le restaurant nommé « La Cuisine de l’E7 », ouvert du lundi au vendredi, se situe dans une salle ronde ouverte sur l’Avenue de l’Opéra  et propose une cuisine contemporaine et traditionnelle. A la carte, des produits frais, 4 entrées, 4 plats, 4 desserts que je me promets déjà de tester dès que possible.

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    Au bar (ouvert tous les jours de la semaine de 11h00 à minuit et le week-end de 11h à 23h), vous pourrez également profiter de la carte de tapas à partager « Découverte du monde », des afterworks thématiques organisés régulièrement au bar et au salon lounge et bien sûr des cocktails préparés par le chef barman. Vous pourrez aussi profiter du salon cheminée pour prendre un verre et du salon boudoir avec business corner qui peut être privatisé pour un déjeuner.

     

    Les beaux jours, vous pourrez également profiter de la terrasse qui donne sur l’opéra Garnier.

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    Vous pourrez également profiter de la salle de Fitness. Partenaire de l’hôtel « Mon Masseur » est à votre disposition pour des massages, manucures, pédicures, soins du visage pratiqués en chambres.

    Vous pourrez profiter des chambres standard à partir de 550 euros. Toutes les chambres sont équipées de: double vitrage, climatisation, télévision écran plat (2 téléviseurs dans les suites), téléphone (2 également dans les suites), système VOD, mini bar, peignoirs et chaussons, sèche-cheveux, coffre fort, accès wifi, salle de bain avec radiateur chauffe serviette, station iPod en suites et junior suites. Et dans l’hôtel: salle de fitness, conciergerie, room service 24h/24H, blanchisserie, salon privatisable avec service séminaires.

    Je recommanderai désormais sans hésiter cet établissement à quiconque souhaite séjourner dans le quartier de l’Opéra (couples, familles, personnes seules, hommes ou femmes d’affaires). Le luxe n’y est pas ostentatoire mais l’endroit indubitablement chaleureux, exhale une vraie sensation de bien-être. J’ai eu un vrai coup de cœur pour les chambres, véritables cocons en plein cœur de Paris qui présentent aussi l’avantage de ne pas toutes se ressembler ni de ressembler aux chambres standardisées d’hôtels de chaînes sans parler évidemment de l’emplacement idéal (si vous le pouvez, choisissez évidemment une chambre avec vue sur l’opéra). Bref, l’endroit idéal pour séjourner dans ce quartier bouillonnant et mythique mais aussi pour prendre un verre dans une atmosphère de « mode » qui ne cherche pas à être à tout prix « à la mode » et qui possède un réel charme et une réelle singularité.

    Hôtel Edouard 7 – 39 avenue de l’Opéra – 75002 Paris – Tel: 0142615690 – Site internet: http://www.edouard7hotel.com – Réservation: 0142618602 – L’hôtel est également sur les réseaux sociaux : @hoteledouard7 sur twitter et http://facebook.com/hoteledouard7 .

  • Mes bonnes adresses dans le 6ème arrondissement de Paris et à Saint-Germain-des-Prés: restaurants, hôtels, boutiques, cafés, salons de thé etc

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    C’est le quartier parisien où j’ai le plaisir d’habiter depuis 12 ans et sans aucun doute celui que j’affectionne le plus. Germanopratine et heureuse de l’être, je suis bien consciente qu’il s’agit là d’une chance. Si le quartier  de Saint-Germain-des-Prés comprend un territoire relativement restreint, se situant autour de l’abbaye éponyme, je vais élargir un peu le cercle pour vous donner mes bonnes adresses (hôtels, restaurants, cafés, salons de thé, boutiques etc) dans tout le 6ème et même avec une petite incursion dans le 7ème. Les endroits que je préfère sont le Jardin du Luxembourg, le pont des arts, la place Saint-Sulpice, la rue de Fürstenberg, évidemment la place Saint-Germain, notamment, des lieux dont vous pouvez découvrir mes clichés ci-dessus (via mon compte instagram @sandra_meziere) . Provinciale, ce quartier a toujours été synonyme pour moi de littérature, d’élégance, de douceur de vivre. Je m’imaginais souvent écrivant un premier roman au Café de Flore…image d’Epinal et même si j’ai écrit le roman en question, même si je vais souvent au Café de Flore (enfin allais, cela demeure un luxe pour lequel le temps me manque), je n’ai jamais cumulé les deux. Si j’aime toujours autant ce quartier, en revanche, comme tout le monde, au début, j’ai souvent eu des déconvenues en fréquentant ces lieux dits à la mode dont c’était la seule vertu si tant est que cela en soit une. Il m’a donc fallu du temps pour découvrir les bonnes adresses (et j’en recherche d’ailleurs toujours, n’hésitez pas à m’en communiquer si vous en connaissez, je complèterai régulièrement cet article). Toutes celles que je vous livre ci-dessous ont été testées et approuvées…

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    La rive gauche ne possède pas de palace et son seul véritable hôtel de luxe, Le Lutétia, est actuellement en travaux, néanmoins, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, vous trouverez quelques adresses confidentielles, certes sans commune mesure avec les majestueux palaces de la rive droite mais de chaleureux cocons qui vont permettront de ressentir et profiter pleinement de l’atmosphère du quartier. En attendant de visiter -très bientôt- le Montana (un nouvel hôtel qui jouxte le Flore) qui pourrait bien compléter ma liste, voici trois établissements que je vous recommande.

    1.Hôtel de Baume

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    L’hôtel, récemment inauguré, est situé juste à côté du théâtre de l’Odéon (sur lequel donnent certaines chambres), en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés. Sa singularité, son charme, son luxe discret très germanopratins s’inscrivent parfaitement dans le VIème arrondissement. Cet hôtel ne ressemble à aucun autre et respecte parfaitement l’atmosphère artistique, le luxe discret et l’Histoire du quartier. Un lieu qui possède une âme et ne cherche pas à ressembler aux établissements standardisés et impersonnels qui fleurissent dans Paris.

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    Ce chaleureux hôtel 4 étoiles de 35 chambres allie savamment confort et élégance dans une ambiance 1930 revisitée. L’hôtel est aussi une invitation au voyage imaginaire. Ainsi, au travers de l’histoire de 6 personnages (qui s’exposent à l’entrée de chaque étage) et à travers 6 thématiques de décoration vous pourrez vous évader tout en restant dans l’établissement.

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    L’établissement tient son nom de Vicki Baum, romancière autrichienne contemporaine de la période Art Déco qui partit tenter sa chance à Hollywood où elle deviendra une scénariste célèbre.  Les histoires de ses romans sont ainsi construites de la même façon que celles de cet hôtel: des groupes d’individus qui se croisent et traversent les époques.

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    Le lieu se singularise également par sa signature olfactive. Le parfum, secteur phare des années 30 est ainsi également à l’honneur dans les couloirs de l’hôtel qui exhalent un parfum ensorcelant. Le parfum est ainsi un des 6 thèmes à l’honneur, les autres étant: la mode, la joaillerie, le cinéma, l’architecture, le club. Ces 6 thématiques se retrouvent à tous les étages et dans toutes les catégories de chambres.

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    Ma préférence va aux chambres cinéma mais aussi aux chambres club dans lesquelles des photos et certains détails du mobilier évoquent les années festives des clubs de Shanghai…Vous y croiserez aussi des figures emblématiques du cinéma de Wong Kar Wai… Des chambres au charme envoûtant, véritables cocons au cœur de la capitale.

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    Vous pourrez également profiter du lobby dans lequel vous retrouverez les habillages en macassar qui rappellent le Club et les luminaires à l’esprit bijou qui évoquent le thème de la Joaillerie.

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    L’hôtel Baume doit sa décoration inspirée à Exclusive interiors by T and T, agence d’architecture intérieure et de décoration née de la rencontre entre Thibaut Fron et Thierry Martin.

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    Les plus: l’élégance discrète et originale des chambres, a fortiori les chambres cinéma et club, la décoration singulière (bijoux exposés dans les tables vitrines des chambres Joaillerie, créations d’Anna Rivka, les gravures qui sont des originaux pour la collection »1932″ de la Maison Pernet par Mme Jeannest, splendides miroirs surplombant les lits…) un lieu qui sied parfaitement au quartier et à son charme ensorcelant. Et pour ceux qui veulent se faire plaisir en s’offrant une véritable bulle de bien-être en plein cœur de Paris, je recommande la chambre l’Unique qui bénéficie d’une somptueuse terrasse de 20m2 vous procurant une douce sensation d’ailleurs et de quiétude.

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    Le moins: la petitesse des salles de bain au profit des chambres qui bénéficient de beaux espaces.

    Pour qui: un couple qui souhaite se faire une virée romantique dans le quartier le plus « romanesque » de la capitale, des marques qui souhaitent se créer un showroom temporaire et original (certaines chambres sont totalement modulables en salons « d’affaire »), ceux qui aiment le luxe discret et l’originalité… Un hôtel qui devrait avoir beaucoup de succès lors de la fashion week.

    Chambres à partir de 290 euros, de 14 m2 à 45 m2. Elles comportent toutes un coffre-fort, l’accès à internet haut débit filaire ou wifi, une vue sur le patio ou le théâtre de l’Odéon, des  peignoirs et chaussons dans toutes les salles de bain.

    Hôtel Baume – 7 rue Casimir Delavigne – 75006 Paris – 0153102850 – http://www.hotelbaume.com

    2.Hôtel Madison

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    J’avais séjourné dans cet hôtel il y a quelques années. J’ai donc pu mesurer le travail accompli pour la rénovation lors d’une nouvelle visite après celle-ci. L’hôtel a en effet été totalement réaménagé par l’architecte-designer Denis Doistau. Le premier atout de cet hôtel est son emplacement, en plein coeur de Saint-Germain-des-Prés. J’ai beaucoup apprécié les chambres avec vue sur l’Eglise Saint-Germain (26 chambres sur les 50 que comptent l’hôtel), symbole du quartier tout comme cet hôtel qui, tout en se modernisant, a su conserver son charme d’antan contrairement à de trop nombreux hôtels qui, pour se moderniser, en perdent leur âme. Des meubles anciens ont ainsi été conservés et agrémentent la décoration chaleureuse de l’hôtel.

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    De célèbres hôtes ont séjourné dans cet hôtel: Malraux, Camus qui y acheva l’écriture de « L’Etranger » (!), Piaf et beaucoup d’autres. Pas de restaurant (mais ils sont très nombreux dans le quartier!) mais un très  agréable salon orné d’une belle cheminée (qui ne sert d’ailleurs pas seulement d’ornement mais vraiment utilisée) et un bar intimiste avec une carte de grands crus de Bordeaux.

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    Le wifi est gratuit dans tout l’hôtel, petit plus appréciable quand le wifi est encore payant dans de grands groupes hôteliers.

    Les chambres sont bien équipées: literie Queen size, enceintes ipod Bose, téléphone Bang et Olufsen, éclairage modulable, peignoirs et chaussons même dans les chambres standard. Certaines chambres ont même un « ciel étoilé ».  Un vrai havre de quiétude en plein coeur de Paris!

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    L’hôtel est également soucieux de l’environnement: dispositif d’éclairage pour économiser l’énergie dans les chambres Privilège…

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    L’histoire de l’hôtel est également lié  à la grande Histoire, outre les nombreuses personnalités qui y séjournèrent. Ainsi, pendant la guerre après avoir été réquisitionné par l’armée allemande, il accueillit les déportés à la fin de la guerre comme un autre célèbre établissement du quartier.

    J’ai eu un vrai coup de coeur pour cet hôtel, élégant, discret, raffiné, chaleureux, au charme intemporel à l »accueil personnalisé, en plein coeur de Saint-Germain, à deux pas du Flore qui en est la quintessence, et ayant su conserver la belle âme du quartier tout en se modernisant. Je vous le recommande. Ne manque qu’un spa…faute de place.

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    3. Hôtel de Buci

    L’Hôtel de Buci est plus petit que le Madison (il appartient au même groupe), et est situé dans la très animée rue de Buci riche en cafés et restaurants. On y retrouve la même atmosphère chaleureuse. Cet hôtel vous donne l’impression de voyager dans le temps, tout en étant en plein coeur de Paris…sans en subir les nuisances sonores. L’hôtel n’a pas non plus de restaurant (mais, encore une fois, cela ne manque pas dans le quartier, je vous recommande notamment l’Alcazar, à deux pas, rue Mazarine), juste un tout petit salon et un « Honesty bar » (les clients peuvent se servir, l’établissement compte donc sur leur honnêteté pour signaler leurs dépenses) avec un bar à thés offrant une riche sélection de la maison Betjeman and Barton.

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    C’est vraiment l’esprit du XVIIIème siècle qui souffle dans cet hôtel qui se définit comme un « hôtel boudoir ». Les chambres sont en effet de vrais petits cocons et le vol du temps semble y être suspendu. Seulement 24 chambres et suites dont la rénovation a été confiée au cabinet Love Editions. Des chambres là aussi très chaleureuses…et étonnamment silencieuses au coeur d’un des quartiers les plus vivants, habillées  d’éditions originales de tissus précieux.

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    Chambres à partir de 200 euros…un prix raisonnable pour le quartier. Comptez davantage pour le Madison.

    Je vous invite à visiter leur site internet pour en savoir plus. Le groupe possède également une page Facebook et un compte twitter.

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    1.Aux Prés (de Cyril Lignac)

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    Le Chardenoux des Prés est récemment devenu Aux Prés, toujours au 26 rue du Dragon, toujours dirigé par Cyril Lignac. J’y ai déjeuné à 7 reprises (avant que l’établissement ne devienne Aux Prés et que les prix n’augmentent sensiblement), je ne manquerai pas d’y retourner pour consacrer un nouvel article à cette nouvelle carte. En attendant, retrouvez, ci-dessous, mon dernier article consacré à l’établissement publié à l’été 2014. En cliquant ici, vous retrouverez également mon avis sur le déjeuner exceptionnel signé Cyril Lignac que j’avais eu le plaisir de déguster à Cannes.

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    Trouver de bons restaurants dans le sixième arrondissement de Paris, c’est-à-dire où l’accueil et la qualité des produits soient à la hauteur, relève du défi, en tout cas pour ce qui en est des bistrots. Habitant dans le quartier depuis douze ans et étant toujours envoûtée par son Histoire, son charme,  sa qualité de vie, je me désole en revanche de l’offre gastronomique proposée dans ce magnifique quartier mondialement connu. Mais, franchement, entre les restaurants « à la mode » où le mépris du client est la règle et l’amabilité l’exception et les restaurants d’apparence traditionnelle qui sont des attrape-touristes dans lesquels la nourriture est médiocre quant elle n’est pas immonde sans parler des prix qui eux aussi sont rarement aimables, il y a de quoi se désespérer de trouver de bonnes adresses. Je passe aussi sur ce restaurant de burgers où va le « Tout-Paris » et où on trouve du moisi sur les desserts où encore un autre où les plats (mauvais) arrivent froids appartenant à un célèbre groupe de restauration déjà épinglé pour discriminer ses clients en fonction de leurs apparences physiques. Je n’oublierai pas non plus la « Grille Saint-Germain », le dernier testé (à nouveau: ma première impression avait pourtant été bonne) avant le Chardenoux des Prés, où la même garniture est proposée avec quasiment tous les plats et où la tarte tatin grossièrement cuisinée contenait un nombre de pépins consternant.

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    J’étais donc plutôt sceptique en prenant la première fois la direction de la charmante rue du Dragon où se situe un des trois restaurants du chef Cyril Lignac…

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    Le site officiel de Cyril Lignac nous rappelle son parcours et la genèse de l’établissement : « après son apprentissage dans l’Aveyron, sa région natale, le chef Cyril Lignac rejoint la brigade du chef Alain Passard au restaurant l’Arpège à Paris en 2000. Il continue ensuite à se former auprès des plus grands chefs tels que Pierre Hermé, Alain Ducasse à la Grande Cascade ou encore les frères Pourcel au Jardin des Sens et à la Maison Blanche. C’est à leurs côtés qu’il découvre le plaisir de l’improvisation et que sa passion pour ce métier s’affirme. En 2005, il ouvre son restaurant gastronomique, Le Quinzième à Paris. Il propose une cuisine d’inspiration raffinée, centrée sur le produit. En 2008, il prolonge l’aventure et reprend le bistrot le Chardenoux, inscrit aux Monuments Historiques. Il remet au goût du jour des recettes de terroir qui lui rappellent ses racines culinaires, une cuisine sincère et authentique. Il décide de transmettre son savoir-faire au grand public et ouvre en 2010, l’atelier Cuisine attitude. Véritable atelier de création culinaire, ce lieu de vie au cœur de Paris accueille néophytes et amateurs avisés. En 2011, il décline la cuisine de son bistrot Le Chardenoux dans un nouveau lieu chargé d’histoire, le Claude Sainlouis qu’il rebaptise Le Chardenoux des Prés.  Le Claude Sainlouis, bistrot incontournable du Saint-Germain des Prés des années 60/70 était un passage obligé pour dîner avant une virée de nuit dans les clubs de la rive gauche. Le Tout Paris venait pour le charisme emblématique de son propriétaire, Claude Sainlouis. Entre 2000 et 2010, c’est le restaurateur Daniel Vermot qui reprit cette institution Bistrotière. Passionné de politique, il le décora de portraits des présidents français et le renomma « Claude Sainlouis : le restaurant des présidents ».Le Chef Cyril Lignac le rebaptise à son tour Le Chardenoux des Prés, faisant écho à son premier bistrot, de la rue Jules Vallès, tout en préservant l’esprit du lieu. La fameuse tapisserie fleurie a été restaurée, tout comme le carrelage gré cérame d’origine dont la couleur moutarde se marie au camel-Cognac des banquettes en cuir. Les tables nappées sont éclairées par des lampes vintage et le bar en marbre a été agrandi afin de pouvoir s’y installer confortablement. »

    De l’extérieur, l’établissement semble plutôt triste et j’avoue que je n’étais pas convaincue d’emblée par la tapisserie fleurie d’allure vintage. Mais dès le seuil de la porte franchie, ces impressions se sont envolées. L’endroit est nimbé d’une lumière chaleureuse et ici on ne vous accueille pas en vous regardant de la tête aux pieds en ne daignant pas vous saluer (dire bonjour, quelle idée, voyons!) mais en vous accueillant aimablement et en se disant « enchanté » de vous accueillir. La musique est judicieusement choisie (ah, l’inénarrable « Wild horses » des Stones), ni trop forte ni pas assez. Le service est aimable, empressé sans vous donner l’impression que l’addition arrivera sur la table avant que vous ayez commandé et que, finalement, c’est tout ce qui compte. Non, on vous laisse le temps de choisir.

    Le soir, vous sera proposé un menu à 39 euros (entrée-plat-dessert, -attention, ce menu est aujourd’hui passé à 45 euros-) avec, au choix, 4 entrées, 4 plats de résistance, 4 desserts…la première fois…et même 5 entrées, 6 plats de résistance et 6 desserts la deuxième fois.

    La première fois,  j’avais opté pour la TERRINE DE FOIE GRAS DE CANARD DES LANDES, condiment aux agrumes, salade verte en entrée, pour l’ESCALOPE DE VEAU MILANAISE, pommes de terre grenailles confites citronnées en plat de résistance et en dessert pour le Moelleux au chocolat grand cru, crème glacée à la vanille Bourbon tout en goûtant au PAIN PERDU AUX POMMES CARAMALISEES,  caramel de noisettes et crème glacée à la vanille.

    A ma grande et agréable surprise, j’avoue qu’il n’y a eu aucune fausse note. Les mets étaient de qualité, frais et goûteux. La quantité était au rendez-vous. Le service prévenant et discret. Même le fondant au chocolat n’était pas trop lourd et succulent (je le prends souvent à titre de comparaison dans de nombreux restaurants puisque c’est un incontournable et rares sont ceux qui sont réellement digestes). Quant au pain perdu, j’opterai pour celui-ci la fois prochaine tant ce que j’en ai goûté m’a enchantée.

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    Cette deuxième fois, j’ai opté à nouveau pour la terrine de foie gras de canard des Landes, en revanche en plat de résistance j’ai choisi le « Merlu rôti au beurre noisette, croustillant de pain, girolles cuisinées au jus ». Un délice onctueux, léger et craquant que je vous recommande vivement.

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    Et en dessert, j’ai à nouveau succombé aux charmes du moelleux au chocolat tout en goûtant au « Pain perdu aux framboises, crème glacée à la pistache de Sicile », là aussi un régal.

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    Le tout pour à peine plus de 100 euros pour deux, vin et eau minérale compris, sans oublier les petites madeleines sorties du four offertes en guise de mignardises (la première et la deuxième fois).  Un rapport qualité/prix qui défie toute concurrence (vous pourrez aussi opter pour le déjeuner, entrée/plat/dessert à 27 euros ou entrée/plat ou Plat/dessert à 22 euros), en particulier dans le 6ème où les tarifs sont souvent prohibitifs.

    Vous pouvez également choisir parmi les plats à l’ardoise:

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    Un restaurant qui fait réellement honneur au quartier et à la cuisine française dont il sublime la tradition et les produits du terroir. Un endroit et une cuisine généreux et agréables dont on ressort avec une seule envie: y revenir! Ce que je compte bien faire une troisième fois très bientôt tout en testant les deux autres restaurants du chef et sa pâtisserie pour, enfin, déguster sa célèbre tarte au citron.

    Si vous passez dans le 6ème, faites-moi confiance et allez déjeuner ou dîner Aux Prés . Vous l’aurez compris, cette deuxième dégustation a plus que confirmé la très belle surprise de la première, autant pour le goût et la qualité des produits que pour l’accueil souriant et la discrétion du service. Je vous recommande cet établissement sans réserves.

    Notez enfin que le restaurant est ouvert tous les jours, véritable atout dans un quartier où les restaurants sont souvent fermés le dimanche et/ou le lundi.

    Aux Prés

    27, rue du Dragon – 75006 Paris

    Métro: Saint-Germain des Prés (ligne 4),

    Saint-Sulpice (ligne 4), Mabillon (ligne 10),

    Sèvres-Babylone (lignes 10 et 12)

    Bus: 84, 87, 39, 48, 63, 70, 86, 95, 96

    Réservations : 01 45 48 29 68

    Ouvert tous les jours

    Du lundi au vendredi : de 12h à 14h30

    Le samedi et dimanche de 12h à 15h

    Dîner de 19h00 à 23h00

    2. Evi Evane et Evi Evane Mezes et traiteur Evi Evane

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    Je vous ai déjà parlé de mon enthousiasme pour le restaurant Evi Evane situé rue Guisarde, dans le 6ème. L’amoureuse inconditionnelle de la Grèce que je suis ( une passion qui ne s’est jamais démentie et même accrue suite aux dix étés successifs passés là-bas au cours desquels j’ai parcouru ce sublime pays, retrouvez ici mes bonnes adresses sur le continent grec, là en Crète, et là à Corfou ) retourne toujours avec autant de plaisir dans ce qui est non seulement LE restaurant grec de Paris mais aussi un des meilleurs restaurants du 6ème. A l’occasion de l’ouverture du nouveau restaurant « Evi Evane Mézès » et d’un dîner récent chez Evi Evane, (un régal, toujours), je tenais à vous en parler à nouveau et à vous présenter « Evi Evane Mézès ».

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    Le restaurant « Evi Evane », d’abord. Il se situe dans la très animée rue Guisarde, au numéro 10, au cœur du 6ème arrondissement et de Saint-Germain-des-Prés, et juste à côté de la place Saint-Sulpice, au pied d’un immeuble du XVIIème siècle.

     

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    Sa façade discrète ne vous laissera pas forcément présager de l’excellent moment que vous y passerez…mais, croyez-moi, cela vaut la peine de franchir le seuil. Déjà, la musique (grecque évidemment, pour moi nostalgie assurée), et  surtout l’accueil d’une gentillesse non feinte de Maria Nikalaou (ou de ses serveurs et serveuses grecs, tous particulièrement affables chez « Evi Evane » autant que chez « Evi Evane Mézès ») vous transporteront immédiatement ailleurs, à l’image du nom du restaurant qui signifie « A votre santé » en grec ancien  et qui est un cri de joie de vivre.

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    Chez « Evi Evane », tout est cuisiné à base de recettes méditerranéennes, traditionnelles, généreuses, authentiques et familiales. C’est la sœur de Maria, Dina Nikolaou (très connue en Grèce où elle anime des émissions de cuisine, enseigne la gastronomie et signe de nombreux livres de cuisine) qui en est le chef.

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    Toutes les photos de cet article sont la propriété d’Inthemoodforhotelsdeluxe.com à l’exception de la photo ci-dessus issue de la page Facebook d’Evi Evane, que je vous recommande de suivre au passage.

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    S’inspirant du serment d’Hippocrate « Que notre nourriture soit notre médecine », Maria et Dina proposent une nourriture saine, équilibrée, et non moins copieuse, conscientes que l’alimentation est la base de notre santé.

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    Je ne saurais quoi vous recommander tant tout est créatif, délicieux, de qualité (excellents produits, cela se sent, cela se voit aussi), très bien présenté…et le Baklava est sans aucun doute le meilleur qu’il me soit arrivé de déguster de même que la moussaka ou le souvlaki, cf mes photos ci-dessous). Rien à voir avec les « attrape-touristes » de la rue de la Harpe, « Evi Evane » est une véritable adresse gastronomique et  d’une rare convivialité où vous pourrez faire une halte dans une journée shopping ou passer une excellente soirée entre amis.

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    La carte des vins grecs est également particulièrement bien fournie. Je vous recommande le rosé!

    Je vous assure : cela vaut vraiment le déplacement. Le restaurant ne désemplit pas le soir et c’est amplement mérité. Il est recommandé de réserver le samedi soir.

    Enfin, les prix, pour le quartier, sont vraiment raisonnables.

    Vous n’avez donc plus aucune raison de vous en priver ! J’y vais régulièrement et je n’ai jamais été déçue et un détail qui ne trompe pas : nombreux sont les clients grecs à y venir et revenir. Le meilleur restaurant grec de Paris où vous trouverez soleil et hospitalité helléniques, et je vous mets au défi de trouver un accueil aussi chaleureux et ensoleillé ailleurs dans le quartier (où les bonnes adresses manquent malheureusement, à suivre mon article sur les bonnes adresses du 6ème).

    A ne manquer sous aucun prétexte! Evi Evane est aussi dans le Gault et Millau qui ne tarit pas d’éloges sur le lieu. Le restaurant est fermé le dimanche.

    Evi Evane Mézès

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    Après « Evi Evane », rue Guisarde, et après le traiteur, rue Saint-Placide, les sœurs Nikolaou  ont donc ouvert « Evi Evane Mézès », rue Mazarine, dans lequel le Mézès, emblème de la cuisine grecque, est à l’honneur.  Vous y retrouverez également la charmante Maria,  toujours accueillante, qui bouillonne autant de dynamisme, de gentillesse que de bonnes idées…

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    A toute heure  de la journée, vous pourrez y trouver: des souvlakis au poulet, ou aux légumes, des keftedakias de bœuf, des saganakis de crevettes ou de saucisse grecque, des feuilletés à la Fêta, et  le dakos, des Baklava, des Galatopitas à différents parfums, ou le dessert signature de Evi Evane la Portokalopita…


    Evi Evane Mézès, c’est aussi un traiteur, comme rue Saint-Placide (voir ci-dessous).

     A emporter, notamment: Tarama, salade de poulpe, légumes farcis, moussaka. Dans cette épicerie fine, vous pourrez trouver plus de 150 références de produits grecs, sélectionnés par Maria et Dina! Là aussi, qualité exemplaire des produits et accueil affables sont au rendez-vous.

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    Evi Evane – Le traiteur

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    Depuis avril 2011, vous pouvez aussi faire vos achats chez le traiteur « Evi Evane ». C’est rue Saint-Placide, au numéro 20, juste en face de la Grande Epicerie du Bon Marché, donc à proximité des deux restaurants, que se trouve le traiteur.

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    Ainsi, les deux oliviers à l’entrée et les citations inscrites à l’extérieur, l’une d’Hippocrate, l’autre d’Epicure, vous embarqueront là aussi, dès le seuil, pour le pays des Dieux : « Que ta nourriture soit ta médecine et ta médecine ta nourriture » et  « Tous les plaisirs de l’homme viennent après la satisfaction de l’estomac ».

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    Maria et Dina ont choisi d’y représenter les petits producteurs de différentes régions de Grèce dont « Evi Evane » est le prestigieux ambassadeur.  Vous y trouverez : de nombreux fromages et vins grecs,  la fameuse pita grecque, du thé ou des tisanes biologiques évidemment grecs, divers huiles d’olive, et même les livres de Dina,…et à vrai dire tous les produits possibles et (in)imaginables en provenance de Grèce mais toujours des produits de qualité, soigneusement sélectionnés, le plus souvent totalement introuvables ailleurs qu’en Grèce.   Le tout là aussi à des prix très abordables. J’ai notamment testé le galatopita au chocolat, un vrai délice que je vous recommande.

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    Entre 11 heures et 15 heures vous pourrez déjeuner sur place (attention, seulement 4 places donc soyez là de bonne heure ou à un horaire un peu décalé) et vous pourrez ainsi choisir par exemple la formulecomprenant un sandwich ou pita grecque, un dessert et une boisson ou  une formule avec  salade, dessert et boisson.

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    Informations pratiques:

    3 adresses, 3 ambiances mais dans les 3, la même qualité d’accueil et des produits.

    Evi Evane Mézès: 66 rue Mazarine 75006 Paris /
    Ouvert du lundi au samedi de 11H à 23H

    Evi Evane Bistrot: 10 rue Guisarde 75006 (fermé le dimanch)
    Evi Evane Traiteur: 20 rue Saint Placide 75006
    www.evievane.com

    Je vous conseille également de faire un tour sur le site internet « Evi Evane » qui est à l’image des deux établissements et de leurs cuisines : accueillant et alliant tradition et inventivité avec beaucoup de goût : http://www.evievane.com .

    3. Pizzeria Positano

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    Au restaurant Alfredo Positano de la rue Guisarde, je préfère la pizzeria située dans la rue adjacente. L’endroit ne paie pas de mine avec ses nappes vichy, ses  poutres apparentes, caractéristiques des appartements du quartier, les tables sont collées les unes aux autres mais l’ambiance, chaleureuse et animée, est garantie et vous pourrez profiter des meilleures pizzas du quartier, cuites au feu de bois de surcroît (et il n’est pas rare de croiser certaines célébrités -non, je ne vous donnerai pas de noms- habitant le quartier venir y chercher leurs pizzas). Je vous conseille tout particulièrement la Cantona. Vous pourrez également y déguster des pâtisseries de chez Gérard Mulot (voir l’Amaryllis et pâtisserie Mulot plus bas, pour moi le meilleur pâtissier du quartier) dont un délicieux et copieux gâteau au chocolat. A préférer largement à la pizzeria Santa Lucia située dans la même rue où, là, les pizzas baignent dans l’huile et où le sourire est en option (je peux même dire que chez Santa Lucia, l’accueil est exécrable). Arrivez tôt si vous voulez être certains d’avoir une table, l’établissement est quasiment toujours complet, n’accepte pas les réservations et est fermé le dimanche.

    Positano – 15 rue des Canettes – 75006 Paris

    4. L’Alcazar

    Mon dernier dîner là-bas remonte à avril 2012, dans le cadre du concept « top chef  Alcazar » (un concept éphémère). Une valeur sure du quartier. Retrouvez ci-dessous l’article que j’avais publié à cette occasion.

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    Je vous ai parlé à plusieurs reprises de l’Alcazar, sans doute un des restaurants parisiens où je suis allée le plus souvent et qui ne m’avait jamais déçue…jusqu’à présent. Connaissant particulièrement bien le quartier de Saint-Germain-des-Prés en plein cœur duquel le restaurant se situe, je peux vous garantir que c’est un des très rares lieux qui s’est maintenu au cours des années, contrairement à des lieux historiques aux décors certes impressionnants mais qui oublient qu’un restaurant se juge par sa cuisine avant d’être un décor fastueux, voire pompeux, comme Vangenende, le Procope ou le petit Zinc- n’oublions pas que ces deux derniers font partie du même groupe, celui des Frères Blanc, que Le Grand B dont je vous avais dit, ici, à quel point c’était une catastrophe- des lieux où vous trouverez plus de touristes -à qui on essaie d’en mettre plein dans la vue, et dans l’assiette, mais pas en qualité- que de Parisiens ou gastronomes).

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    L’Alcazar, certes résolument moderne, n’a pas non plus le défaut des Costes où le client devrait presque remercié d’être mal reçu (ou en tout cas ne surtout pas s’en plaindre, l’audacieux exigeant!), des restaurants où le mauvais accueil est d’ailleurs le signe distinctif (voire revendiqué, a fortiori si vous n’êtes pas un habitué des lieux, et ne parlons pas de la cuisine…).

    A l’Alcazar, vous pouvez également opter pour la carte de la Mezzanine (moins chère). Dommage que sur les deux cartes ne figure plus le fameux « Fish and chips » réellement délicieux mais pour une fois ce n’était de toutes façons pas pour dévorer le « Fish and chips » mais pour tester la formule Top chef ( disponible uniquement dans la salle située en bas) que je m’y suis rendue.

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    Je regarde régulièrement l’émission « Top chef » depuis qu’elle existe. Sans être dupe de son montage particulièrement habile et digne des meilleurs blockbusters, et de sa redoutable efficacité, je pense que l’émission permet réellement à des chefs de prendre leur envol (même si ce concept propre à la télé réalité où il faut éliminer les autres pour réussir m’agace) ou en tout cas de bénéficier d’une magnifique vitrine et d’un accélérateur pour leur carrière, sans compter les conseils de professionnels avisés. Cette année, j’avais une préférence pour Ruben Sarfati (dont vous pouvez retrouver le blog, ici), petit génie de la cuisine autodidacte et pour Noémie Honiat dont les pâtisseries me semblaient toujours appétissantes, originales et savoureuses, candidate visiblement avide d’apprendre et passionnée. L’un et l’autre ont été éliminés…

    Alors, ce concept ? Juste une opération commerciale destinée à surfer sur le succès de l’émission ? Ou une vraie expérience gastronomique ?

    Tout d’abord, présentons le concept ainsi défini sur le site officiel particulièrement fourni en informations, comme « l’événement culinaire de ce début d’année. Pour la première fois, un restaurant vous propose de prolonger l’expérience d’une émission culinaire.  Véritable « club house de l’émission », le Restaurant TOP CHEF à l’Alcazar vous ouvre ses portes pendant toute la diffusion de Top Chef, du 3 Février au 30 Avril 2012. Les candidats emblématiques des saisons 1 et 2 (Stéphanie Le Quellec, Romain Tischenko, Grégory Cuilleron, Pierre Augé, Fanny Rey, Paul-Arthur Berlan…) et les nouveaux talents de la Saison 3, ont répondu présent pour proposer leurs meilleures recettes au public.   Les menus « Top Chef » changent tous les 15 jours, en fonction des chefs présents, et vous offrent la possibilité de déguster des entrées, plats et desserts de différents candidats. Vous pourrez, par exemple, choisir une entrée de Romain Tischenko, un plat de Stéphanie Le Quellecet un dessert de Tiffany Depardieu.   A chaque service et pendant toute la durée de l’événement, un de vos candidats préférés de l’émission sera présent en cuisine et viendra à votre rencontre pour vous transmettre sa passion de la gastronomie.  Ces recettes seront proposées dans le cadre des menus Top Chef, servis 7 jours sur 7 par la brigade de l’Alcazar dirigée par Guillaume Lutard.  La carte de l’Alcazar sera également proposée pour satisfaire les demandes de sa clientèle d’habitués. Des menus Top Chef proposés midi et soir, à des tarifs accessibles ainsi que des sélections inédites de vins de Bordeaux pour des accords mets-vins originaux. (verre entre 4 et 6 € et à la bouteille entre 22 et 32 €) »

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    Dès l’extérieur, difficile de passer à côté du concept que remarquent d’ailleurs tous les passants. A l’intérieur, le décor n’a pas vraiment changé (même si j’ai eu l’impression qu’il y avait plus de tables et donc qu’elles étaient plus serrées, préférez la banquette) même si, là aussi, le concept est mis en avant. Comme d’habitude, un film est projeté sur le mur, en l’espèce « Le Mépris » de Godard.

    Nous étions trois dont une autre blogueuse (éminente) « Pin up en cuisine » sur l’excellent blog de laquelle vous pourrez aussi retrouver un récit détaillé et avisé. Devant l’impossibilité de modifier la garniture (notre serveur a même refusé de demander en cuisine nous assurant qu’on lui opposerait un refus catégorique, peut-être aurait-il été d’ailleurs judicieux, sans modifier la garniture, d’en proposer une en supplément), nous n’étions plus que deux à choisir le menu Top chef.

    N’étant pas vraiment tentée par les entrées du menu Top chef, j’ai choisi une entrée à la carte classique, un  « saumon d’Ecosse fumé maison, galette parmentier, crème fraîche (12€) ». Un plat léger, agréable, plutôt bien présenté mais sans originalité particulière.

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    Ensuite, j’ai opté pour la formule Top chef (plat et dessert, à 34 euros) et j’ai choisi le menu du chef Cyrille Zen (actuellement finaliste de l’émission), chef de son restaurant « La Bergerie de Sarpoil » ( http://www.labergeriedesarpoil.com/  ) qui, déjà étoilé, a eu l’humilité de se présenter à l’émission.

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    Pour le plat principal, ce sont des « filets de bars en crumble de chorizo, beurre d’aromates aux agrumes, fondue de fenouil » (photo ci-dessus) pour lesquels j’ai opté. Je trouve l’idée du mélange filets de bar et chorizo originale et amusante. Je décide donc de tester. Un plat se doit pour moi, avant d’être bon, d’être beau et de mettre l’eau à la bouche. Là, je dois avouer que le spectacle dans mon assiette, qui me semble plus relever d’un paysagiste, avec ses « feuillages » touffus, que d’un cuisinier, ne me donne pas vraiment envie de le déguster. Pourquoi autant de fouillis dans l’assiette ? Qu’auraient pensé les jurés de Top chef, visiblement très attachés à l’esthétisme, d’une telle assiette ? Est-ce vraiment l’apparence d’une assiette d’un chef étoilé ou celle d’un plat d’une brasserie classique ? Téméraire, je m’attaque donc à ce joyeux galimatias culinaire…mais je me heurte à une nouvelle difficulté. Le crumble de chorizo doit visiblement être marié aux filets de bar (sinon, s’il s’était agi d’une simple garniture, j’imagine qu’il n’aurait pas figuré dans l’intitulé du plat), mais pour le mélanger aux filets de bar, étant donné que le chorizo se trouve dessus, sur la peau des filets, il faut retourner ces derniers, et encore accentuer le fouillis pour le transformer presque en bouilli. C’est peu appétissant…et le mélange ne me semble pas très heureux… Je ne parviens pas à terminer mon plat, pourtant finalement peu copieux malgré son apparence chargée.

    Le chef Cyrille Zen passe à la table à côté de la nôtre (le seul présent ce soir-là), visiblement des inconditionnels de Top chef, ravis de le féliciter et de se faire prendre en photo avec lui.

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    Ma voisine a de son côté opté pour le plat de Jean Imbert «  Magret de canard, légumes au jus de betterave et menthe  » (photo ci-dessus).

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    Pour le dessert, nous optons toutes les deux pour « le rocher coulant choco-framboise » également de Cyrille Zen. Contrairement au plat de résistance, la présentation est agréable, épurée, raffinée et me met cette fois en appétit. Le troisième convive nous fait remarquer qu’un peu de framboise a coulé sur le macaron. L’assiette serait-elle passée dans le propre restaurant de Cyrille Zen ? C’est sans doute une autre limite du concept : servir des plats censés être des plats de restaurant étoilé dans un restaurant qui lui-même ne l’est pas.

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    Sans être inoubliable, ce dessert est très réussi… Dommage cependant que la framboise capte tout le goût et fasse un peu trop oublier celui du chocolat. Malgré tout, un dessert excellent et fortement recommandable.

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    Malgré mes critiques, je suis assez admirative devant l’humilité de ces chefs qui acceptent d’être constamment jugés mais malgré tout l’opération me semble plus commerciale que gastronomique. Peut-être aurais-je eu une impression différente avec d’autres plats provenant d’autres chefs…

    Quoiqu’il en soit, si l’accueil de l’Alcazar est toujours très avenant (de ce côté, cela n’a pas changé quoique-cf plus bas-), le service n’est pas forcément adapté à des plats de « chefs» même si le parti pris est visiblement ici celui de la brasserie et non du restaurant gastronomique.

    Dernier bémol…et non des moindres : quelle ne fut pas notre surprise de voir les cuisines se fermer à 23H, et les lumières même du restaurant commencer à être éteintes un tout petit peu plus tard, sans oublier l’apparition du chariot à linge. Nous avons un peu eu l’impression d’être mis à la porte sans compter que si l’addition a été amenée avec le sourire, il ne nous a jamais été demandé si le repas nous avait satisfaits.

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    A la sortie, le chef Cyrille Zen, visiblement affable, est entouré de clients qui lui demandent des autographes et photos. Espérons que pour tous ces cuisiniers de l’émission, sans aucun doute passionnés, cette mise en lumière ne leur fera pas oublier l’essentiel. Souhaitons-leur une fois les caméras parties de ne pas s’être laissé éblouir et de rester fidèles à leur belle passion…

    Je suivrai avec plaisir la finale lundi prochain sur M6, avec une préférence pour celui dont la cuisine me semble plus osée, inventive (à l’image certes de son langage : -)) et moins « scolaire » et classique que celle de Cyrille Zen : Norbert Tarayre . Le troisième finaliste est Jean Imbert dont vous pouvez également actuellement tester les plats à l’Alcazar. Il possède son propre restaurant, à Paris, dans le 16èmehttp://www.l-acajou.com/ et, qui sait: peut-être mon prochain test de restaurant pour inthemoodforluxe.com  et inthemoodlemag.com .

    Conclusion : une opération commerciale très réussie pour l’Alcazar (mieux vaut réserver), un concept ludique qui ravira les adeptes de l’émission mais pas forcément les fins gourmets amateurs de service personnalisé. A vous de voir si vous souhaitez tenter l’expérience… Ci-dessous le menu pour ces 15 prochains jours. Vous avez jusqu’au 30 avril pour tenter l’expérience et n’oubliez pas la finale de l’émission Top chef, sur M6, ce 9 avril.

     Pour en savoir plus :

    Le site de l’Acazar : http://www.alcazar.fr/fr

    Le site de l’émission Top chef :  http://www.m6.fr/emission-top_chef/

    Le site du restaurant éphémère « Top chef l’Alcazar » :  http://www.m6.fr/emission-top_chef/restaurant-top-chef/

     Restaurant Top Chef à l’Alcazar

    62 rue Mazarine

    75006 Paris

    Ouvert 7/ 7, 365 j/an

    12h à 14h30 et de 19h à 2h

    Métros

    Odéon (lignes 10 et 4)

    5. Brasserie Vagenende

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    Si vous recherchez une bonne brasserie traditionnelle : ne cherchez plus, rendez-vous directement chez Vagenende, 142 Boulevard Saint-Germain, 75006 Paris, tous les jours de midi à minuit. Vous y traverserez le temps pour vous retrouver à la Belle Epoque. Depuis 1983, le plafond, les murs et les sols, sont  inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Là vous pourrez vous régaler avec des plats traditionnels tous élaborés sur place à partir de produits bruts. Comptez en moyenne 22 euros pour un plat.

    6. Crêperie du clown

    Si vous voulez manger plus simplement, je vous recommande la Crêperie du clown, 6 rue des Canettes dans le 6ème (à ne pas confondre et à préférer à la crêperie des Canettes située à côté et où les crêpes et galettes…rectangulaires et parfois très sèches me laissent perplexes). Accueil chaleureux pour cette crêperie exiguë où crêpes et galettes sont goûteuses et copieuses.

    SALONS DE  THE

    1. Salon de thé Amaryllis et pâtisserie Gérard Mulot

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    Là, ne cherchez pas longtemps, LE salon de thé incontournable, situé 12 rue des Quatre Vents dans le 6ème, c’est le récent salon de thé L’Amaryllis qui dépend de l’institution du quartier, la pâtisserie Gérard Mulot située tout près, rue de Seine (pour moi la meilleure pâtisserie -délicieux Paris-Brest, tartes au chocolat au lait, tartes aux fruits frais de saison …- et les meilleurs macarons du 6ème que je préfère personnellement à ceux du médiatique Pierre Hermé). Ouvert du mardi au samedi de 11H à 19H pour le salon de thé, tous les jours pour la pâtisserie sauf le mercredi -où vous pourrez également déguster sur place-. Vous pourrez notamment y prendre l’Afternoon Tea, tradition 100% Anglaise, pour un encas entre 15h30 et 18h00 avec 3 niveaux de gourmandises : pâtisseries, viennoiseries et sandwichs le tout accompagné d’une boisson chaude. Vous pourrez y trouver des tartes salées, une sélection de macarons et une sélection des pâtisseries de la pâtisserie Gérard Mulot dans une atmosphère calme et agréable.

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    2.Pâtisserie/bar à chocolat/restaurant/salon de thé Un Dimanche à Paris

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    Dans la pittoresque Cour du Commerce Saint-André (Paris 6ème), aux numéros 4-6-8 de cette charmante rue pavée et piétonne, vous trouverez cette belle adresse à l’allure résolument moderne qui se définit comme un concept-store avec boutique, bar à chocolat, pâtisserie, restaurant. Vous pourrez également y prendre des cours de cuisine. Les prix sont relativement élevés (les pâtisseries sont plus chères que chez Gérard Mulot, au minimum 5 euros). L’endroit présente aussi la particularité de vous proposer chaque jour une sélection de pâtisseries sans gluten. A tester absolument: tarte au citron meringuée, éclair signature de la maison tout chocolat.

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    3. Salon de Thé Ladurée Bonaparte

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    Même si je préfère (et de loin), les pâtisseries et macarons Gérard Mulot (plus artisanaux), l’endroit, situé au 21 rue Bonaparte (toujours dans le 6ème) conserve une indéniable magie pour une après-midi hors du temps dans un cadre somptueux, très germanopratin. Vous y trouverez les célèbres macarons et de nombreuses pâtisseries, vous pourrez également y déjeuner dans le splendide salon d’inspiration exotique, sous la verrière que je préfère au « petit » salon à l’étage.

    4. Le Pavillon de la Fontaine du Jardin du Luxembourg

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    Près de la Fontaine Médicis du Luco comme les habitants du quartier appellent le Jardin du Luxembourg, vous pourrez effectuer une pause bucolique  en plein cœur de Paris tout en éprouvant une douce sensation d’ailleurs et d’évasion.  Vous pourrez aussi profiter du kiosque à musique juste en face les jours de concerts. Les prix sont relativement prohibitifs et c’est davantage pour le charme du lieu que pour la gastronomie que je vous recommande cet endroit même si vous pourrez y déguster des gaufres ou les délicieux macarons de chez Carette.

    Jardin du Luxembourg, Paris 6ème

    mais aussi: la pâtisserie « Angelina » (19 rue de Vaugirard, 75006) que je n’ai pas encore pris le temps de tester, située  à l’entrée du Jardin du Luxembourg, à côté du musée, où vous pourrez déguster les célèbres chocolats chauds, des pâtisseries comme la tarte au citron ou même y déjeuner, ou acheter à l’épicerie fine.

    CAFES

    Saint-Germain-des-Prés ne serait pas Saint-Germain-des-Prés sans ses célèbres cafés où il faut voir et être vu. Je vous recommande le Mabillon, la Palette (pour son emplacement idéal, en retrait de l’agitation mais toujours au cœur du quartier), le Bonaparte (face à l’Eglise Saint-Germain-des-Prés), le Flore, le Mondrian (pour l’amabilité)  etc. Ils sont tous situés dans des endroits particulièrement agréables et recommandables. J’en ai choisi quatre.

    1.Le Café de Flore

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    Cela reste le lieu emblématique du quartier avec son incontournable terrasse, à raison et à juste titre. C’est là que vous croiserez les célébrités française ou étrangères et les élégant(e)s du quartier, que vous passerez un moment hors du temps. Malgré la renommée du lieu, l’accueil est toujours souriant  et affable et les serveurs sont particulièrement attentifs et aimables que vous soyez habitués des lieux ou non, connus ou non (au contraire de son voisin Les Deux magots où le sourire est plus que parcimonieux). Apollinaire puis Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Simone Signoret, font partie des habitués qui ont créé la légende. Aujourd’hui, il n’est pas rare d’y croiser John Malkovich ou Coppola père et fille (qui habite non loin de là). Depuis 1994 y est remis le prix de Flore. Ne passez pas à côté du chocolat chaud. Vous pourrez aussi y déjeuner ou dîner ou déguster les pâtisseries à des prix relativement élevés mais la légende n’a pas de prix et le vaut largement. 172 Boulevard Saint-Germain- Paris 6ème- Ouvert 7 jours sur 7 de 7h à 2h du matin

    2. Café  de la Mairie

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    Situé au 8 place Saint-Sulpice, face à la splendide Eglise éponyme, à deux pas du Jardin du Luxembourg, ce café dont Fitzgerald ou Hemingway furent les habitués n’a pas cédé au modernisme à outrance qui conduit souvent à ce que tous les établissements se ressemblent et a conservé son décor suranné. De la terrasse, vous pourrez admirer l’Eglise et profiter du calme lénifiant de cette splendide place face à la célèbre et somptueuse fontaine. L’endroit idéal pour se relaxer ou pour faire une pause au milieu d’une virée shopping.

    3. Le Relais de l’Odéon

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    Récemment rénové, le Relais de l’Odéon, ouvert 7 jours sur 7,  est un endroit central où il est pratique de donner des rendez-vous professionnels. L’établissement donne à la fois sur le Boulevard Saint-Germain (au numéro 132) et sur la Cour du commerce Saint-André. Vous pourrez aussi vous y manger. L’accueil est souriant.

    4. Le Bar du Marché

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    Pour boire un verre en terrasse, tout en profitant de l’atmosphère et de la vie germanopratines et de la dynamique rue de Buci, je vous recommande le Bar du Marché, situé à l’angle de la rue de Seine et de la rue de Buci. Les touristes y côtoient les jeunes du quartier, dans une joyeuse cacophonie. Nappes à carreaux rouge et blanc, serveurs habillés en gavroche et salopette, le folklore est au rendez-vous. Vous pourrez bien sûr prendre un verre sur la belle terrasse qui ravira les curieux ou déjeuner d’une tartine ou de saucisses frites notamment. 75 rue de Seine – Paris 6ème

    COMMERCES: librairies, boulangeries, boutiques de vêtements

    1.Librairie L’écume des pages

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    Je ne me lasse pas d’y flâner à toute heure du jour et de la nuit (surtout la nuit, quel plaisir d’y aller le soir, la librairie L’Ecume des pages est ainsi ouverte de 10H jusqu’à minuit du lundi au samedi et de 11H jusqu’à 22H le dimanche). Touristes, germanopratins, écrivains s’y croisent dans une ambiance presque recueillie. Vous y trouverez aussi bien des livres de poche qu’une large collection de livres d’art (grand choix de livres sur le cinéma) ou de voyage, le tout juste à côté du Café de Flore.

    L’Ecume des pages, 174 Boulevard Saint-Germain, Paris 6

    2. Magasins Le Bon Marché et la Grande Epicerie de Paris

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    Aristide Boucicaut inventa en 1852 le commerce moderne en créant le premier grand magasin au monde, Le Bon Marché. Certes situé dans le 7ème arrondissement et non dans le 6ème, le Bon Marché et la Grande Epicerie sont les lieux incontournables pour les amoureux de la mode et de la gastronomie. Dans le premier, vous trouverez toutes les grandes marques de luxe (certaines ont de véritables espaces dédiés comme Vuitton) mais aussi des marques plus branchées. Vous y trouverez aussi un bel espace beauté ou tout ce que vous voulez pour décorer votre maison. C’est indéniablement le grand magasin le plus chic de la capitale et, en semaine, hors soldes ou promotions, vous aurez parfois l’impression d’avoir le magasin pour vous. S’il y a un lieu où je n’ai jamais cessé d’aller depuis que j’habite à Paris, c’est bien La Grande Epicerie de Paris et Le Bon Marché. Eté comme hiver (à l’exception des fêtes et des périodes de soldes,  un peu plus agitées, et encore), j’ai plaisir à y déambuler tranquillement, à profiter du calme, du luxe et de la sérénité des lieux et surtout à y trouver des produits que je ne trouve que là (comme le chocolat Bonnat, ma petite drogue mais vous y trouverez de nombreux autres petits producteurs scrupuleusement sélectionnés), en particulier à La Grande Epicerie, véritable régal pour les yeux avant de l’être pour le goût, a fortiori depuis les travaux qui ont encore renforcé l’impression de luxe qui se dégage du lieu. Il est rare que j’y passe moins d’une heure, ne me lassant pas d’admirer le choix pantagruélique de confitures, chocolats, fruits…et d’un tas d’autres choses dont je me persuade d’avoir absolument besoin.  L’endroit a été récemment rénové et propose depuis des boutiques d’artisans de bouche (poissonnerie, fromagerie, boucherie, charcuterie, pâtisserie, etc.), une cave à vin, une nouvelle configuration des lieux avec des emplacements pour manger sur place. Ne manquez pas non plus la pâtisserie! Ce magasin est l’incarnation du chic parisien, l’élégance y est aussi de mise chez la clientèle (le samedi en particulier, le spectacle est parfois aussi dans les allées).  Allez-y plutôt en semaine si vous voulez y faire vos courses tranquillement. N’y achetez en revanche pas les produits de consommation courante, bien plus chers qu’ailleurs. Et évitez son restaurant « La Table » par lequel j’avais été réellement déçue. Mon article, ici.  Optez plutôt pour un des restaurants que je vous ai recommandés plus haut (comme « Aux Prés » de Cyril Lignac, situé à 10 minutes à peine à pied ou bien dégustez des produits de La Grande Epicerie dans les espaces dédiés sur place).

    Du lundi au samedi de 10H à 20H et jusqu’à 21H les lundi et vendredi- 24 rue de Sèvres – 75007 Paris

    3. Boutique Ralph Lauren

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    Ouverte en 2010, cette boutique est sans aucun doute la plus belle du quartier! Et je ne vous dis pas ça seulement parce que je suis une inconditionnelle de la marque. Retrouvez ainsi en cliquant ici mon article mode à Deauville dans lequel je vous recommande et présente de nombreux modèles de chez Ralph Lauren. Cette marque est pour moi synonyme de classe et d’élégance. Les robes de la grande ligne Ralph Lauren qui ornent souvent la vitrine sont toujours somptueuses (vous pourrez également retrouver cette collection dans le magasin.) Cette boutique de 1745 mètres carrés présente ainsi le meilleur de l’univers Ralph Lauren. Toutes les lignes y sont disitribuées y compris celles jusqu’à présent indisponibles en France. Ainsi, pour la femme, toutes les marques de luxe seront proposées  comme les lignes Collection et Black Label auxquelles s’ajoute la ligne Sportswear Blue Label. Pour l’homme, la sophistication et le luxe des collections Purple Label et Black Label complètent l’offre sportswear de Polo. La boutique accueille également un restaurant exclusif.

    4. Boutique Kiehl’s

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    Ouverte depuis juillet 2014, cette boutique vous permettra de découvrir le meilleur de la marque que je vous présente, ici (la marque était partenaire du 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville).  Kiehl’s est une marque qui a vu le jour à New York en 1851 dans une pharmacie traditionnelle. Son expertise unique repose sur des connaissances acquises et transmises au fil des générations dans les domaines de la cosmétique, de la pharmacie, de l’herboristerie et de la médecine. Depuis plus de 160 ans, Khiels propose des formules efficaces pour la peau et les cheveux, issues de technologies avancées et concentrées en ingrédients naturels de grande qualité. Où que vous soyez dans le monde, la marque s’engage ainsi à vous « offrir des produits de haute qualité et un service personnalisé d’exception » proposant depuis plus de 160 ans des formules pour la peau et les cheveux, vous proposant des « consultations expertes et personnalisées » et d’être « satisfait ou remboursé ».

    2 rue de Sèvres, 75006 Paris

    5.Boulangerie Kayser

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    Au 18 rue du Bac ou au 10 rue de l’Ancienne Comédie, c’est la que vous trouverez les meilleurs pains et viennoiseries dans le quartier. Je connais bien la 2ème et peux aussi vous la recommander pour l’accueil.

    6. Boutique Viandas de Salamanca

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    Si, comme moi, vous êtes accros au jambon  ibérique, vous en trouverez d’exceptionnels ainsi qu’une sélection de produits ibériques. La maison vous propose aussi des sandwichs au jambons tout prêts. Attention: la facture peut monter rapidement mais les produits sont de qualité…

    5 rue Lobineau, Paris 6ème

    7. Cinémas L’Arlequin et Le Saint-Germain-des-Prés

    Je ne pouvais pas terminer cet article sans évoquer les cinémas du quartier qui compte tant  de cinémas art et essai où j’ai toujours plaisir à aller, avec une préférence pour l’Arlequin ( 76 rue de Rennes) qui propose souvent des festivals de cinéma (comme le festival du cinéma allemand prochainement) ou le Saint-Germain-des-Prés, juste à côté du café Bonaparte.

  • Mon avis sur le restaurant Lou Pescadou chez Julien Paris - 6ème - rue Mabillon

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    Après le Bistrot de la Grille Saint-Germain, je vous conseille à nouveau aujourd'hui une bonne adresse parisienne dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés qui présente d'ailleurs pas mal de points communs avec celle précitée, notamment la fraîcheur des produits, outre la situation géographique puisque les deux restaurants se touchent. Dans ce décor en bois typique de ces petites rues de Saint-Germain-des-Prés, vous serez accueillis avec le sourire et servis avec bonne humeur. La salle est exiguë mais cela contribue au charme du lieu plus que cela ne nuit au bien-être de la clientèle. La carte est composée de plats faits maison et traditionnelle à des prix très abordables pour le quartier. Pour ma part, j'ai opté pour un confit de canard et pommes sautées et un gâteaux chocolat maison, succulent. Là aussi, pas de fioritures dans la présentation mais une cuisine simple et bonne que l'on déguste (ou dévore) avec appétit et confiance.

     Sans aucun doute, j'y retournerai, cette adresse étant aux antipodes  de ces restaurants dont je vous parlais récemment vous  où vous devez vous estimer heureux, voire remercier, d'être mal reçus, où tout le budget passe dans le décor et où il n'y a rien (ni quantitativement, ni qualitativement) dans l'assiette, où on vous observe de la tête aux pieds lorsque vous arrivez (sans vous dire bonjour, évidemment) et où vous "case" en "vitrine" si votre physique est jugé digne de cette place de premier choix ou à côté de la porte battante des cuisines (au mieux) ou des toilettes (au pire), dans le cas contraire, où le décor est un copié/collé de celui du voisin, avec l'indispensable lustre Starck, avec 10 pizzas, 15 salades, 20 viandes, 30 poissons à la carte (au moins), où l'addition arrive alors que vous avez à peine fini de dîner. Bref, si vous en avez assez de ces restaurants qui sont des lieux où voir et/où être vus mais tout sauf des restaurants, cette adresse est pour vous.

    Lou Pescadou Chez Julien, 16 rue Mabillon, 75006 Paris

  • Mon avis sur le SHANGRI-LA HOTEL PARIS

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    Photo ci-dessus © Inthemoodforluxe.com

     

    Après y avoir dégusté des tea times à plusieurs reprises depuis l'ouverture, j'ai eu le plaisir de pouvoir visiter l'hôtel Shangri-la Paris il y a quelques jours, une visite qui a confirmé la présence du Shangri-la Paris dans le trio de tête des palaces parisiens en tête duquel je place Le Four Seasons George V et Le Bristol. Rien de mieux qu'une mélancolique et pluvieuse journée d'automne pour se réfugier dans cet havre de luxe et de tranquillité.

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    Photo ci-dessus © Inthemoodforluxe.com

    Un peu d'Histoire tout d'abord... Le Shangri-la Paris est un ancien hôtel particulier du Prince Roland Bonaparte, construit en 1896, situé dans le 16ème arrondissement de Paris. En le parcourant vous découvrirez ainsi de nombreux signes (et sigles) de cette époque et du Prince. Le lieu est inscrit aux Monuments Historiques depuis 2009 et a été entièrement rénové en 2010 (4 années de travaux ont été nécessaires) et a ouvert le 17 décembre 2010.

     

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    L'hôtel dispose de 101 chambres et suites (65 chambres et 36 suites) entièrement rénovées et qui offrent des vues vertigineuses et uniques sur la Tour Eiffel et les grands monuments parisiens. Je vous suggère ainsi la suite impériale (ma préférée que je vous recommande si vous avez envie de jouer aux princes-ses- ) ou, si vous ne regardez pas à la dépense, la Shangri-la qui offre une vue rare et exceptionnelle sur Paris. Petit détail qui fait (aussi) la différence: vous trouverez des produits Bulgari dans les salles de bain.

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    Le Shangri-la Paris possède trois restaurants, supervisés par le Chef doublement étoilé Philippe Labbé, et  propose à la fois une cuisine française et asiatique. Philippe Labbé a ainsi été nommé Cuisinier de L'Année 2013 par Gault &Millau et le restaurant L'Abeille a obtenu 2 étoiles au Guide Michelin 2012 tandis que le Shang Palace a obtenu 1 étoile au Guide Michelin 2012. Deux restaurants étoilés dans un même palace, une autre caractéristique d'exception et une autre bonne raison de choisir le Sgangri-la Paris.

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     Il possède aussi un bar, idéal pour les rendez-vous intimes. 

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    L'hôtel possède par ailleurs 4 salons de réception historiques qui accueillent les événements les plus prestigieux comme la remise des prix Romy Schneider et Patrick Dewaere à laquelle j'avais eu le plaisir d'assister.

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    Enfin, last but not least, l'hôtel possède une piscine de 16 mètres baignée de lumière naturelle, calme et magnifique. Un privilège rare à Paris. Au spa sont proposés des soins signés Carita.

     

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    Photo ci-dessus © Inthemoodforluxe.com

    Ce qui frappe de prime abord quand vous entrez dans l'établissement, presque dissimulé aux regards, comme une adresse secrète et jalousement gardée, c'est l'élégance: du décor, des tenues du personnel (grooms en livrées, tenues chics d'inspiration asiatique à l'intérieur...) et de l'accueil.  Rien à voir avec certains palaces impersonnels, le Shangri-la, dès le franchissement de la porte d'entrée vous donne le sentiment de pénèter dans un havre de paix, de luxe et de raffinement. Une impression qui ne vous quittera pas ensuite que vous profitiez simplement de  "La Bauhinia", le restaurant lounge qui tient son nom de la fleur qui orne le drapeau de Hong-Kong, le Bauhinia Blakeana, et qui se situe sous une magnifique verrière ornée par un lustre de Murano ou de ses salons. 

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     Le décorateur Pierre-Yves Rochon s’est inspiré des périodes Directoire et Empire tout en s'imprégnant aussi de la culture asiatique pour créer ce décor d'une beauté chaleureuse grâce à cette alliance singulière présente dans tout l'établissement, entre styles Directoire et Empire et culture asiatique.

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    Cette fois j'ai testé le quatre-quarts maison que je vous recommande sans la moindre réserve. La qualité de l'accueil, le choix et la qualité des thés et pâtisseries, la somptuosité relaxante du lieu en font  un tea time à déguster sans modération dans un vrai lieu "in the mood for luxe" à découvrir absolument.

    L'établissement n'est par ailleurs pas avare de bonnes idées que je vous invite à tester. Ainsi, à l'occasion de l'exposition Braque au Grand Palais, le Shangri-La Hotel présente chaque mercredi après-midi son « ARTea Time » Ainsi, pour quatre des grandes expositions du Grand Palais - en débutant avec Georges Braque - le Chef Pâtissier du Shangri-La Hotel, Paris, François Perret, créera une pâtisserie originale, inspirée des œuvres exposées. Celle-ci, accompagnée du traditionnel « Tea Time », sera servie sous la splendide coupole de verre du restaurant La Bauhinia.  Ultime privilège : Un billet coupe-file par personne sera remis à l'issue de « L'ARTea Time » afin d'aller découvrir l'exposition.

    « L'ARTea Time » : chaque mercredi après midi du 2 octobre au 18 décembre, de 15h30 à 17h30. « L'ARTea Time » inclut le Tea Time classique, la pâtisserie Braque et un billet coupe-file par per-sonne (valable le temps de l'exposition). Sur réservation uniquement au 01 53 67 19 91. Nombre de places limitées. 49 euros par personne.

    « L'Incontournable Tea Time de François Perret » : du lundi au vendredi de 15h30 à 17h30 – samedi et dimanche de 16h00 à 17h30.

     Tea Time classique : mini pâtisseries, sélection de finger sandwichs, scones et biscuits français accompagnés d'une boisson chaude. 39 euros par personne, ou 55 euros par personne avec une coupe de champagne.

    Site internet: http://www.shangri-la.com/fr/paris/shangrila/

    Adresse: 10 Avenue d'Iéna, 75116 Paris

  • Hôtel four seasons George V à Paris: le meilleur tea time de Paris

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    Il y a un an, je testais le tea time de l'hôtel four seasons George V et je vous avais fait part ici du moment exquis que j'y avais passé. Depuis, j'en ai testé de nombreux autres : au Meurice, au Fouquet's, au Lutetia, au Plaza Athénée, au Ritz, au Royal Monceau, au Shangri-la...et malgré toutes ces dégustations non moins réjouissantes, le George V conserve la première place. Et de loin.

     Quand vous arrivez ce qui vous marque d’abord, c’est la beauté époustouflante et rayonnante des compositions florales de Jeff Leatham (changées tous les 15 jours, un peu moins souvent en fin d'année puisque le décor de Noël subsiste un peu plus longtemps), de véritables œuvres d’art qui parfument le hall et la galerie et qui, en ce mois de décembre,  sont remplacées par des majestueux sapins aux (vraies) racines gelées. Spectaculaire!

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    Puis, après avoir passé la réception, sur la droite, vous arrivez à « La Galerie » où vous pouvez profiter du petit-déjeuner de 8H à 12H, du déjeuner de 12H à 15H, du dîner de 18H à minuit (et jusqu’à 1heure le vendredi et samedi) et où vous pouvez profiter du tea time de 15h à 18H.

     

    J'ai réservé ma table pour 15h (accueil téléphonique irréprochable) et arrivée un peu en avance, on me conduit très aimablement à ma table, en me proposant de patienter en attendant mon acolyte. L’accueil est une nouvelle fois très affable, sans être exagéré et évidemment encore moins condescendant comme ce fut par exemple le cas au Plaza ou très léger comme ce fut le cas au Ritz. A aucun moment, une nouvelle fois, je n’ai été écrasée par le prestige du lieu mais au contraire j’ai constamment eu l’impression que tout était fait pour que je me sente parfaitement à l’aise dès mon arrivée avec, toujours, un repose-sac délicatement présenté à côté de moi et la venue régulière de la personne destinée à s'occuper de notre table, toujours souriante, jamais insistante.

    J’ai précisé en arrivant qu’une amie me rejoindrait plus tard et, pendant mon attente, j’ai donc eu tout le loisir d’observer. Je me suis à nouveau  laissée bercer par le décor (lustres de Murano, tapis et tapisseries d’Aubusson) avant d'être bercée par la musique de la pianiste ( musique, chaque jour à 15H) qui procure à l’endroit une impression de douce intemporalité et de réjouissante mélancolie. J’ai observé le ballet des serveurs, parfaitement chorégraphié qui, à peine un client parti, époussetaient les coussins avec délicatesse. Et j’avoue que, à nouveau, j’ai complètement oublié que j’étais à Paris, ayant l’impression d’être dans un lieu à la fois romantique, luxueux et chargé (et non surchargé) d’Histoire comme Venise ou Versailles la Galerie (qui peut accueillir 45 personnes) étant ornée de tapisseries flamandes, de peintures du XIX ème siècle et de nombreux objets d’art. Le décor est ainsi classique mais surtout pas suranné.

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    Puis, j’ai redécouvert la carte, une véritable invitation au voyage avec notamment l’impressionnante carte des thés (thés verts japonais, thés classiques, aromatisés, blancs, Oolong, tisanes) pour lesquels il faudra compter en moyenne 15 euros. Vous pourrez aussi opter pour le chocolat chaud maison avec sa crème fouettée et ses perles de chocolat (à 18 euros) ou pour la sélection de macarons (à 14 euros) pour laquelle j'ai opté cette fois-ci dignes de ceux de la pâtisserie Gérard Mulot (pour moi les meilleurs devant Pierre Hermé ou La Durée), onctueux et succulents, quel que soit le parfum.

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      Vous pourrez également choisir les formules comme le thé complet George V ou si vous avez envie d’un tea time pantagruélique vous pourrez commander le thé complet à la française au tarif de 55 euros : coupe de champagne, boisson chaude au choix, sélection de gourmandises salées, présentoir de pâtisseries, scones, cake carotte, cheese-cake, brownie, pain de Gênes, cannelés...

    Les douceurs sont une création de Lucien Gautier, jeune chef pâtissier de 28 ans. J’avais opté la fois dernière pour un  fondant au chocolat (que je vous recommande également).

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     Mon acolyte a cette fois choisi une assiette de pâtisseries...à laquelle je n'ai pu résister et dont chaque pâtisserie était là aussi digne des meilleures pâtissiers, réellement succulentes!

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    Ces heures au George V (oui, heures, j'avoue, je n'y vois jamais le temps passer...) ont été à nouveau plus qu'un tea time, une vraie expérience. Une expérience qui tantôt suspend le vol du temps, tantôt vous fait voyager dans un ailleurs relaxant, luxueux et presque voluptueux. L’adresse idéale pour se sentir à la fois ailleurs et comme chez soi en plein centre de Paris, avec ce petit plus indicible qui fait la différence: un supplément d'âme. Une adresse à la hauteur de sa réputation et, sans aucun doute, après avoir testé les tea times de la plupart des palaces parisiens, le meilleur que ce soit pour la qualité du service (irréprochable), la qualité des mets (et même la quantité, par exemple, on vous resservira du thé toute la durée de votre présence), le décor et la décoration, la température (oui, même la température est parfaite) et l'impression avec laquelle on en ressort, réjouie, le sourire aux lèvres, avec l'envie irrésistible d'y retourner.

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    Sachez également que le premier livre du chef du George V (2 étoiles Michelin... et j'espère bientôt ) a reçu le 12ème prix Antonin Carême qui récompense ainsi le meilleur livre gastronomique de l'année, sous le patronage des Cuisiniers de France, à l'hôtel Lutetia.

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    Le Four Seasons Hotel George V a également lancé un nouveau programme enfants en exclusivité avec Nicole Lambert, l'auteure des "Triplés", depuis le 3 octobre, toute une collection de produits illustrant les aventures des Triplés au George V.

    Un luxueux service de vaisselle signé Raynaud a été spécialement créé en édition limitée mettant en scène les adorables Triplés dans l’univers du George V. Un petit parapluie, des cartes postales, un joli pyjama en coton et un livret de coloriage viennent compléter cet élégant programme enfants inspiré des Triplés. Les Triplés sont ainsi dessinés à travers une multitude de saynètes les représentant dans différentes situations dans l’hôtel: éblouis par les fleurs de Jeff Leatham, sautant sur le confortable lit de leur chambre ou encore partant à l’assaut du chariot à bagages… Une sélection de produits issus de la collection Les Triplés au George V comprenant de la vaisselle signée Raynaud, un parapluie, des cartes postales et un pyjama sont également proposés à la vente en édition limitée à la boutique de l'hôtel. Collection Les Triplés au George V, vendue en exclusivité à la boutique du Four Seasons Hotel George V.

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    En savoir plus sur le George V:

    Le George V  se distingue par son luxueux SPA de 744 m2, sa piscine avec ses murs en trompe-l’œil représentant les jardins de Versailles, 244 chambres dont près du ¼ de suites avec du mobilier d’époque mais aussi par son restaurant Le V doté de 2 étoiles au Guide Michelin. Le Four seasons George V est un havre de luxe et de tranquillité au cœur de l’agitation parisienne dont on ne compte plus les récompenses et notamment celle de meilleur service hôtelier au monde par Condé Nast Traveller en 2009. On ne compte plus non plus ses clients prestigieux parmi lesquels : Marlene Dietrich, le Président Gerald Ford, Greta Garbo, Gary Cooper, les Rolling Stones, Sylvester Stallone…

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    Four Seasons hôtel George V, 31, avenue George V 75008 Paris. Tél. : 01 49 52 70 00

    Site internet: http://www.fourseasons.com/paris/

    Le George V sur Facebook: https://www.facebook.com/#!/FourSeasonsHotelParis

    Le George V sur twitter: http://twitter.com/#!/FSParis

    Le George V sur Pinterest: http://pinterest.com/fsparis/

    MES TESTS DE TEA TIME

  • Mon avis sur l'hôtel Fouquet's Lucien Barrière et son restaurant gastronomique Le Diane : le luxe discret et raffiné à la Française

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    fouquets13.jpgAprès la visite du Mandarin Oriental, la semaine précédente, j'ai eu le plaisir d'être invitée par l'Hôtel Fouquet's à déjeuner au restaurant Le Diane, restaurant gastronomique situé au premier étage de l'hôtel. Après avoir un peu tardé à se montrer présent sur internet, le groupe Barrière, et en particulier le Fouquet's, témoigne là de sa louable volonté de modernité (chaque établissement du groupe a par ailleurs désormais sa page Facebook et le Fouquet's est également désormais sur Twitter : @hotelfouquets).

    Dès l'entrée, je retrouve ce que j'apprécie dans les hôtels du groupe: un luxe feutré (l'entrée est d'ailleurs très discrète, sur l'Avenue George V), élégant et raffiné mais surtout pas ostentatoire et une immédiate impression de bien être. Je n'ai pas eu l'impression qu'un vigile  me suivait ostensiblement pour s'assurer que mes faits et gestes n'avaient rien de répréhensible (reproche que je ferais à certains palaces d'avoir une sécurité un peu trop visible).

    Le hall était condamné à me plaire avec ses photographies sur le cinéma et notamment du Festival du Cinéma Américain de Deauville rappelant la présence forte du groupe Lucien Barrière dans les évènements cinématographiques majeurs et les lieux qui y sont associés (Cannes, Deauville, Dinard...).

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    Direction ensuite le restaurant gastronomique en compagnie de la très affable chargée de communication de l'hôtel. Le restaurant circulaire est baigné de lumière en cette journée estivale, et la terrasse (très agréable) est bondée.  Le service est discret et aimable et ne témoigne d'aucune condescendance comme c'est parfois le cas dans certains établissements parisiens de cette catégorie. Mon choix se porte sur une sole ( Sole cuite meunière, écrevisses pattes rouges et girolles) et sur un succulent dessert au chocolat (original, au curry). Amuses-bouches et mignardises complètent parfaitement le repas à un prix relativement abordable pour un hôtel de cette catégorie (à partir de 68 euros, pour le déjeuner). Le restaurant n'est néanmoins pas encore étoilé même s'il y aspire fortement. Fermé le dimanche et lundi pour le déjeuner et le dîner, ainsi que le samedi pour le déjeuner

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    Vous pourrez également profiter du Bar Le Lucien et de La Galerie Joy où vous pourrez également vous restaurer.

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    L'hôtel Fouquet's est directement relié à la célèbre brasserie éponyme des Champs Elysées.

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    J'ai également visité le SPA, très agréable, avec ses 7 cabines de soin, avec parcours aquatique et piscine de 15 mètres sur 9. Vous pouvez d'ailleurs réserver sur Thalassoline.

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    L'hôtel propose 107 chambres dont 40 suites (j'y retournerai pour  les visiter et vous en parler plus en détails, je n'ai pas pu le faire le jour de ma visite, l'hôtel étant complet) avec un plus incontestable: un service de majordome privé 24H/24H.

    Le Fouquet's se distingue donc par son emplacement, et par ses capitaux (le dernier palace parisien détenu par des capitaux français) et ne correspond en rien à l'image "bling-bling" que les médias en ont donné suite à certains évènements mais témoigne au contraire d'un luxe discret.

    Le Fouquet's met également en place un luxe "durable" et "respectable".  Ainsi après avoir été le premier palace Parisien à s’être vu décerner la 5 étoile, l’Hôtel Fouquet’s Barrière est également précurseur dans l’obtention de la triple certification ISO 9001 –qualité de service-, ISO 14001 –engagement environnemental- et SA 8000 –respect des droits de l’homme et de l’enfant-, unique dans l’hôtellerie française et internationale.

    Une adresse chaleureuse (à l'image de sa décoration signée Jacques Garcia), par ailleurs membre des Leading hotels of the world, idéalement située et très appréciée des personnalités des médias pour son emplacement, sa discrétion et pour son service.  Une adresse idéale aussi bien pour un déjeuner (ou dîner) entre amis ou d'affaires ou plus romantique, à la fois typiquement français et parisien, qui réussit le paradoxe d'être une adresse particulièrement calme et reposante sur les bouillonnants Champs Elysées. Une adresse recommandée par inthemoodforluxe.com .

    Les Cupcakes du Fouquet's

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    Adepte des créations et des goûts venus d’ailleurs, le chef pâtissier Claude Ducrozet revisite ainsi les célèbres petits gâteaux américains (disponibles à partir du mois d'octobre).  Les Cupcakes du Fouquet’s se déclineront en cinq parfums, évoluant selon les saisons. Citron-fraises des bois, carrot-cake, chocolat, mangue-ananas, pistache framboise,… . Dès le mois d’octobre, ces « French Cupcakes » sont à déguster au Bar de l’Hôtel Fouquet’s Barrière, à la fin du déjeuner, au teatime ou encore le soir, accompagnés d’un cocktail. Je vous en repalerai également.

    LIENS:

    Site internet de l'hôtel Fouquet's à Paris: http://www.fouquets-barriere.com/

    Page de l'hôtel Fouquet's sur le site des hôtels Lucien Barrière: http://www.lucienbarriere.com/localized/fr/hotel/etablissements/paris_hotel_fouquets_barriere.htm

    Page Facebook de l'hôtel Fouquet's : http://www.facebook.com/hotelfouquetsbarriere

    Retrouvez également mon article sur un autre établissement du Groupe Lucien Barrière:

    Hôtel Royal Thalasso Lucien Barrière de La Baule

    A noter également: l'ouverture prochaine (février 2012) du resort Lucien Barrière à Ribeauvillé, en Alsace.

  • Mon avis sur le restaurant Le Minipalais et sa terrasse au Grand Palais à Paris

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    Depuis son ouverture, je souhaitais tester le Minipalais et surtout sa terrasse dont on m'avait plusieurs fois vanté les mérites. Après plusieurs tentatives (le lieu est souvent complet), j'ai enfin réussi à réserver une table pour mercredi dernier, en soirée. Le Pont Alexandre III juste en face, les majestueuses colonnes du Grand Palais en guise de porte d'entrée et la proximité des Champs-Elysées: le lieu est indéniablement prestigieux et impressionnant.

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    Photo ci-dessus, issue du site officiel du Minipalais, les autres sont la propriété d'Inthemoodforluxe.com

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     L'intérieur du restaurant/bar/lounge est un peu trop impersonnel et rectiligne à mon goût (tables trop alignées) et d'ailleurs quasiment vide en cette soirée d'été relativement ensoleillée, après ces journées pluvieuses successives.

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     La terrasse  vers laquelle on me conduit ensuite est en revanche pleine et je comprends rapidement pourquoi. L'endroit, avec ses palmiers et ces citronniers, sa mosaïque et ses colonnes impériales, semble hors du temps, à la fois la quintessence de Paris et un ailleurs délicieux, avec une vue imprenable sur le Petit Palais.

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    C'est le célèbre chef trimplement étoilé du Bristol (un lieu dont je vous avais également dit le plus grand bien, ici) Eric Fréchon qui a conçu la carte, un bon point supplémentaire, ce genre de lieu se contentant généralement d'un cadre extraordinaire, prétexte à une cuisine médiocre et un accueil qui l'est souvent tout autant. Là, la première impression est excellente. Je suis en avance de 20 minutes sur l'heure de la réservation, et on me trouve immédiatement une table, de surcroît idéalement placée en terrasse (sous les brûlots, vraiment pas superflus par cette fraîche soirée d'été), alors que je n'avais pas spécifié souhaiter être en terrasse lors de ma réservation, une terrasse particulièrement convoitée.

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    Si le service est très souriant, il est en revanche un peu débordé par la clientèle nombreuse (mais c'est apparemment toujours le cas) et nous devrons demander que la commande soit prise après une vingtaine de minutes d'attente, ce qui sera fait par une jeune femme néanmoins très affable.

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     J'opte pour le  "Suprème de volaille, pommes crousti-fondantes" à 27 euros et mon acolyte pour le "Merlan de ligne en fine croute d’amande, tétragone mi-cuite" à 21 euros.

    L'amuse-bouche, certes simple, est un délice.

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    La présentation est simple et soignée et les plats sont réellement bons, l'un comme l'autre. Je reprocherai juste à la volaille d'être plus tiède que chaude. Les pommes de terre sont réellement fondantes et la volaille est particulièrement tendre.

    Mon acolyte demande un peu de citron...qui ne viendra jamais, là encore le témoignage d'un service un peu bousculé et pas tout à fait à la hauteur du cadre.

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    Vient enfin l'heure tant attendue du dessert. Nous optons pour deux "Chocolat Jivara sur feuilletine, glace caramel au beurre salé" . La présentation est aussi sobre qu'élégante et le résultat gustatif une vraie réussite. C'est absolument succulent, le mélange du caramel au beurre salé et du gâteau croustillant et fondant mais sucré donne un ensemble doux et exquis.

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    On ne nous amènera l'addition que lorsque nous la demanderons, et après 2H30 sur place, un bon point quand dans certains lieux parisiens elle arrive alors que le dîner n'est même pas terminé (voire même pas commencé...).

    Remarques: Les poissons à la carte sont issus de la pêche raisonnée. Vous trouverez également une carte des encas pour grignoter à tout moment de la journée.

     

    Un lieu que je vous recommande pour une soirée parisienne hors du temps, entre amis, entre Parisiens ou avec des touristes qui y trouveront une image un peu idyllique de la capitale très woodyallenienne (comme dans "Minuit à Paris"). A recommander donc aussi aux touristes. Préfèrez l'été en terrasse. Vous pouvez aussi y venir simplement pour profiter des encas ou pour profiter du Salon de thé. Les prix sont relativement élevés mais justifiés et moins élevés que ceux de certains lieux à la mode dont ni la cuisine ni le cadre ne le méritent comme c'est le cas ici.

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    Grand Palais

    3, Avenue Winston Churchill

    Pont Alexandre III

    75008 Paris

    Renseignements: 0142564242

    resa@minipalais.com http://www.minipalais.com

    Tous les jours de 10H à minuit

    Service Voiturier

    Métro Champs-Elysées Clémenceau. Bus Grand Palais.

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    Menu

    Carte imaginée par éric Frechon.

    Chef exécutif, Stéphane d’Aboville.

    Ouvert 7 jours sur 7, service de 10h à minuit.

    Entrées

    Coeurs de sucrine, copeaux de parmesan et huile d’olive balsamique 9

    Velouté d’asperge blanche glacée, mousseline de petit pois à la menthe 11

    Tomates en tartare, sorbet et jus au thym citron 12

    Planche de charcuterie artisanale 14

    Vitello Tonnato, câpres à queues et parmesan 16

    Burratta aux fines tranches de jambon de Parme 16

    Tartare de thon rouge, guacamole et vinaigrette soja 16

    Sardinillas en boîte, beurre aux algues (pour 2 personnes) 17

    Tartine de foie gras, mesclun de salades 17

    Paleta Iberica de Bellota, pan con tomate 18

    Servis de midi à minuit

    Planche de charcuterie artisanale 14

    Sardinillas en boîte, beurre aux algues (pour 2 personnes) 17

    Tartine de foie gras de canard confit 17

    Paleta Iberica de Bellota, pan con tomate 18

    Tartare de boeuf cru taillé au couteau, pommes allumettes 21

    Planche de fromages affinés 12

    Assortiment de glaces et sorbets 7

    Clafoutis cerises et pistaches “Souvenir d’enfance” 12

    Café grand gourmand 10

     

    Tout l’après-midi

    Le Bar à Glaces

    La boule 3

    au choix 24 saveurs inédites

    Plats

    Penne cuite comme un risotto, chorizo et basilic 17

    Salade romaine façon niçoise, émincé de poulet 18

    Merlan de ligne en fine croute d’amande, tétragone mi-cuite 21

    Saumon d’ écosse aux épices Tandoori, mousseline de petite pois au gingembre 24

    Cabillaud nacré au tamarin, bouillon thaï parfumé à la coriandre 26

    Tartare de boeuf cru taillé au couteau, pommes allumettes 21

    Poitrine de cochon grillée aux herbes, asperges blanches 22

    Burger de magret et foie gras de canard au jus, pommes allumettes 26

    Suprème de volaille, pommes crousti-fondantes 27

    Filet de boeuf rôti au soja et sésame, Pak-Choï

    et mousseline de pomme de terre 32

    Ris de veau roti, tetragone en salade, capres et citron 35

    fromage

    Planche de fromages affinés 12

    Desserts

    Assortiment de glaces et sorbets (2 boules) 7

    Baba géant au rhum, crème légère à la vanille (pour 2 personnes) 8/pers

    Pots de crème vanille, café et chocolat, langue de chat “Souvenir d’enfance” 9

    Chocolat Jivara sur feuilletine, glace caramel au beurre salé 9

    Crazy pot aux fruits rouge (de 2 à 6 personnes) 11/pers

    Clafoutis cerises et pistaches “Souvenir d’enfance” 12

    Nage de pêches blanches glacées aux groseilles, glace verveine 13

    Rhubarbe et fraises au balsamique, poivre Sechuan et glace vanille 14

    Mille-feuilles à la vanille et fruits rouges 16

    Fraises des bois, basilic et glace yaourt 16

    Café grand gourmand 10

    Découvrez aussi les 5 autres blogs "in the mood" : http://inthemoodlemag.com , http://inthemoodforfilmfestivals.com , http://www.inthemoodforcinema.com , http://www.inthemoodforcannes.com , http://www.inthemoodfordeauville.com

  • Mon avis sur le restaurant "Le Christine"- Paris 6ème - rue Christine

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    Je suis depuis longtemps en quête d’un restaurant à Saint-Germain-des-Prés, la bonne brasserie ou le restaurant traditionnel où j’aurais plaisir à revenir régulièrement, mais malheureusement, malgré de multiples tentatives, ma quête demeure infructueuse et à l’exception du restaurant  « Evi Evane » dont je vous ai parlé ici et où je retourne régulièrement, il me faut souvent voguer vers d’autres arrondissements.

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    Par un samedi, enfin d’une douceur estivale, où le quartier ressemblait à une carte postale ou à une vision idyllique et réjouissante de celui-ci par Woody Allen, rendez-vous était pris avec mon acolyte « Pin up en cuisine » (sur le blog de laquelle vous trouverez également un avis sur l’établissement) pour tester un nouveau restaurant du quartier « Le Christine » choisi en raison des critiques dithyrambiques sur internet.

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    Les papilles en éveil et la bonne humeur de rigueur, nous voilà parties pour la discrète et charmante rue Christine, où le temps semble s’être arrêté. « Le Christine » se situe en face du restaurant de Jacques Cagna « La Rôtisserie d’en face » (à éviter…).

    Première constatation : la devanture est attractive et l’intérieur du restaurant est à son image : moderne, chaleureuse et propre. Pas de voiturier pourtant signalé sur le site, sans doute en congés ce jour-là ( ?). L’accueil est plus que réservé, sans être désagréable, timide semble-t-il, ce qui excusera le sourire parcimonieux. « Le Christine » fait par ailleurs partie des maîtres restaurateurs de France

    Vous aurez le choix entre un plat seul (26 euros), entrée/plat ou plat/dessert (35 euros) , entrée/plat/dessert (41 euros) ou le menu découverte à 60 euros qui consiste en   une sélection de différents plats pour découvrir la cuisine du chef  « Jacques Marmonier et de son équipe, une déclinaison de 7 mets étudiés chaque saison travaillée sur place et sous vos yeux avec des produits frais du marché.  Menu servi uniquement à l’ensemble de la table avant 22 heures. »

     

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    Nous choisissons la formule plat et dessert. Après un exquis amuse-bouche, pour moi, ce sera d’abord un « filet de boeuf, sauce Christine, purée de pommes de terre à l’huile d’olive ( sup 5€) » et pour mon acolyte  « une canette de Barbarie, sauce à l’orange confite, purée de pommes de terre. » Je commande « à point », la viande est plus proche d’être saignante mais on me rétorque (avec raison cependant) que j’aurais dû demander « bien cuit ». Mon acolyte avait demandé « saignant » mais sa canette est ostensiblement trop cuite. On lui ramènera une première fois à l’identique et une seconde avec la bonne cuisson. La purée à l’huile d’olive était en revanche délicieuse quoique baignant peut-être un peu trop dans l’huile d’olive.

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    En dessert, j’opte pour le traditionnel « fondant au chocolat et beurre demi-sel, glace caramel au beurre salé » (dessert présent dans tous les restaurants et moyen de comparaison imparable) et  miss Pin up pour des « Pommes au four et crème d’amande façon tartelette, sauce chocolat et sorbet pomme. » L’impression mitigée du plat de résistance se transforme en déception ostensible avec le dessert. Mon fondant n’a de fondant que le nom, est trop cuit et à peine tiède (passage au micro-ondes ?). Quant à l’autre dessert, il n’a, lui, de tartelette que le nom, et le mélange pommes et chocolat (froid) n’est pas des plus heureux, et pour tout dire le dessert n’a guère de goût.

     

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    J’aurais aimé vous dire avoir trouvé enfin la fameuse adresse germanopratine où je retournerai régulièrement mais je demeure circonspecte devant les avis élogieux lus sur internet. Des touristes totalement éblouis par la beauté du quartier ? Par le cadre du restaurant, il est vrai agréable ? Par la discrétion du service ? Ce n’est évidemment pas ce que j’ai vu de pire dans le quartier. L’endroit n’est pas désagréable, le plat de résistance était respectable mais le dessert était clairement en-dessous de qu’il aurait dû être… Dommage ... l’amuse-bouche et le cadre ne furent que de trompeuses promesses.

    Si je n’ai pas trouvé le restaurant de mes rêves, en revanche le quartier regorge de cafés sympathiques (il faudra d’ailleurs un jour que j’y consacre un article) au premier rang desquels le mythique Café de Flore où les soirées sont toujours à l’image de l’accueil, douces et agréables, comme celle-ci qui s’y est achevée. Il était « Minuit à Paris »…

     

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    Informations pratiques: restaurant "Le Christine"- 1 rue Christine - 75006 Paris - http://www.restaurantlechristine.com

  • Mon avis sur le restaurant éphémère « Top chef l’Alcazar », rue Mazarine (Paris, 6ème) en attendant la finale de l’émission Top chef 2012, sur M6, ce lundi 9 avril

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    Je vous ai parlé à plusieurs reprises de l’Alcazar, sans doute un des restaurants parisiens où je suis allée le plus souvent et qui ne m’avait jamais déçue…jusqu’à présent. Connaissant particulièrement bien le quartier de Saint-Germain-des-Prés en plein cœur duquel le restaurant se situe, je peux vous garantir que c'est un des très rares lieux qui s'est maintenu au cours des années, contrairement à des lieux historiques aux décors certes impressionnants mais qui oublient qu'un restaurant se juge par sa cuisine avant d'être un décor fastueux, voire pompeux, comme Vangenende, le Procope ou le petit Zinc- n'oublions pas que ces deux derniers font partie du même groupe, celui des Frères Blanc, que Le Grand B dont je vous avais dit, ici, à quel point c'était une catastrophe- des lieux où vous trouverez plus de touristes -à qui on essaie d'en mettre plein dans la vue, et dans l'assiette, mais pas en qualité- que de Parisiens ou gastronomes).

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     L'Alcazar, certes résolument moderne, n'a pas non plus le défaut des Costes où le client devrait presque remercié d'être mal reçu (ou en tout cas ne surtout pas s'en plaindre, l'audacieux exigeant!), des restaurants où le mauvais accueil est d'ailleurs le signe distinctif (voire revendiqué, a fortiori si vous n'êtes pas un habitué des lieux, et ne parlons pas de la cuisine...).

     A l’Alcazar, vous pouvez également opter pour la carte de la Mezzanine (moins chère). Dommage que sur les deux cartes ne figure plus le fameux "Fish and chips" réellement délicieux mais pour une fois ce n’était de toutes façons pas pour dévorer le « Fish and chips » mais pour tester la formule Top chef ( disponible uniquement dans la salle située en bas) que je m’y suis rendue.

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    Je regarde régulièrement l’émission « Top chef » depuis qu’elle existe. Sans être dupe de son montage particulièrement habile et digne des meilleurs blockbusters, et de sa redoutable efficacité, je pense que l’émission permet réellement à des chefs de prendre leur envol (même si ce concept propre à la télé réalité où il faut éliminer les autres pour réussir m’agace) ou en tout cas de bénéficier d’une magnifique vitrine et d’un accélérateur pour leur carrière, sans compter les conseils de professionnels avisés. Cette année, j’avais une préférence pour Ruben Sarfati (dont vous pouvez retrouver le blog, ici), petit génie de la cuisine autodidacte et pour Noémie Honiat dont les pâtisseries me semblaient toujours appétissantes, originales et savoureuses, candidate visiblement avide d’apprendre et passionnée. L’un et l’autre ont été éliminés…

    Alors, ce concept ? Juste une opération commerciale destinée à surfer sur le succès de l’émission ? Ou une vraie expérience gastronomique ?

    Tout d’abord, présentons le concept ainsi défini sur le site officiel particulièrement fourni en informations, comme « l’événement culinaire de ce début d’année. Pour la première fois, un restaurant vous propose de prolonger l’expérience d’une émission culinaire.  Véritable « club house de l’émission », le Restaurant TOP CHEF à l’Alcazar vous ouvre ses portes pendant toute la diffusion de Top Chef, du 3 Février au 30 Avril 2012. Les candidats emblématiques des saisons 1 et 2 (Stéphanie Le Quellec, Romain Tischenko, Grégory Cuilleron, Pierre Augé, Fanny Rey, Paul-Arthur Berlan…) et les nouveaux talents de la Saison 3, ont répondu présent pour proposer leurs meilleures recettes au public.   Les menus « Top Chef » changent tous les 15 jours, en fonction des chefs présents, et vous offrent la possibilité de déguster des entrées, plats et desserts de différents candidats. Vous pourrez, par exemple, choisir une entrée de Romain Tischenko, un plat de Stéphanie Le Quellecet un dessert de Tiffany Depardieu.   A chaque service et pendant toute la durée de l’événement, un de vos candidats préférés de l’émission sera présent en cuisine et viendra à votre rencontre pour vous transmettre sa passion de la gastronomie.  Ces recettes seront proposées dans le cadre des menus Top Chef, servis 7 jours sur 7 par la brigade de l’Alcazar dirigée par Guillaume Lutard.  La carte de l’Alcazar sera également proposée pour satisfaire les demandes de sa clientèle d’habitués. Des menus Top Chef proposés midi et soir, à des tarifs accessibles ainsi que des sélections inédites de vins de Bordeaux pour des accords mets-vins originaux. (verre entre 4 et 6 € et à la bouteille entre 22 et 32 €) »

     

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    Dès l’extérieur, difficile de passer à côté du concept que remarquent d’ailleurs tous les passants. A l’intérieur, le décor n’a pas vraiment changé (même si j’ai eu l’impression qu’il y avait plus de tables et donc qu’elles étaient plus serrées, préférez la banquette) même si, là aussi, le concept est mis en avant. Comme d’habitude, un film est projeté sur le mur, en l’espèce « Le Mépris » de Godard.

    Nous étions trois dont une autre blogueuse (éminente) « Pin up en cuisine » sur l’excellent blog de laquelle vous pourrez aussi retrouver un récit détaillé et avisé. Devant l’impossibilité de modifier la garniture (notre serveur a même refusé de demander en cuisine nous assurant qu’on lui opposerait un refus catégorique, peut-être aurait-il été d’ailleurs judicieux, sans modifier la garniture, d’en proposer une en supplément), nous n’étions plus que deux à choisir le menu Top chef.

    N’étant pas vraiment tentée par les entrées du menu Top chef, j’ai choisi une entrée à la carte classique, un  « saumon d’Ecosse fumé maison, galette parmentier, crème fraîche (12€) ». Un plat léger, agréable, plutôt bien présenté mais sans originalité particulière.

     

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    Ensuite, j’ai opté pour la formule Top chef (plat et dessert, à 34 euros) et j’ai choisi le menu du chef Cyrille Zen (actuellement finaliste de l’émission), chef de son restaurant « La Bergerie de Sarpoil » ( http://www.labergeriedesarpoil.com/  ) qui, déjà étoilé, a eu l’humilité de se présenter à l’émission.

                               

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    Pour le plat principal, ce sont des « filets de bars en crumble de chorizo, beurre d'aromates aux agrumes, fondue de fenouil » (photo ci-dessus) pour lesquels j’ai opté. Je trouve l’idée du mélange filets de bar et chorizo originale et amusante. Je décide donc de tester. Un plat se doit pour moi, avant d’être bon, d’être beau et de mettre l’eau à la bouche. Là, je dois avouer que le spectacle dans mon assiette, qui me semble plus relever d’un paysagiste, avec ses « feuillages » touffus, que d’un cuisinier, ne me donne pas vraiment envie de le déguster. Pourquoi autant de fouillis dans l’assiette ? Qu’auraient pensé les jurés de Top chef, visiblement très attachés à l’esthétisme, d’une telle assiette ? Est-ce vraiment l’apparence d’une assiette d’un chef étoilé ou celle d’un plat d’une brasserie classique ? Téméraire, je m’attaque donc à ce joyeux galimatias culinaire…mais je me heurte à une nouvelle difficulté. Le crumble de chorizo doit visiblement être marié aux filets de bar (sinon, s’il s’était agi d’une simple garniture, j’imagine qu’il n’aurait pas figuré dans l’intitulé du plat), mais pour le mélanger aux filets de bar, étant donné que le chorizo se trouve dessus, sur la peau des filets, il faut retourner ces derniers, et encore accentuer le fouillis pour le transformer presque en bouilli. C’est peu appétissant…et le mélange ne me semble pas très heureux… Je ne parviens pas à terminer mon plat, pourtant finalement peu copieux malgré son apparence chargée.

    Le chef Cyrille Zen passe à la table à côté de la nôtre (le seul présent ce soir-là), visiblement des inconditionnels de Top chef, ravis de le féliciter et de se faire prendre en photo avec lui. 

     

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     Ma voisine a de son côté opté pour le plat de Jean Imbert «  Magret de canard, légumes au jus de betterave et menthe  » (photo ci-dessus). Vous trouverez son opinion sur celui-ci sur son blog.

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    Pour le dessert, nous optons toutes les deux pour « le rocher coulant choco-framboise » également de Cyrille Zen. Contrairement au plat de résistance, la présentation est agréable, épurée, raffinée et me met cette fois en appétit. Le troisième convive nous fait remarquer qu’un peu de framboise a coulé sur le macaron. L’assiette serait-elle passée dans le propre restaurant de Cyrille Zen ? C’est sans doute une autre limite du concept : servir des plats censés être des plats de restaurant étoilé dans un restaurant qui lui-même ne l’est pas.

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     Sans être inoubliable, ce dessert est très réussi… Dommage cependant que la framboise capte tout le goût et fasse un peu trop oublier celui du chocolat. Malgré tout, un dessert excellent et fortement recommandable.

     

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    Malgré mes critiques, je suis assez admirative devant l’humilité de ces chefs qui acceptent d’être constamment jugés mais malgré tout l’opération me semble plus commerciale que gastronomique. Peut-être aurais-je eu une impression différente avec d’autres plats provenant d’autres chefs…

    Quoiqu’il en soit, si l’accueil de l’Alcazar est toujours très avenant (de ce côté, cela n’a pas changé quoique-cf plus bas-), le service n’est pas forcément adapté à des plats de « chefs» même si le parti pris est visiblement ici celui de la brasserie et non du restaurant gastronomique.

    Dernier bémol…et non des moindres : quelle ne fut pas notre surprise de voir les cuisines se fermer à 23H, et les lumières même du restaurant commencer à être éteintes un tout petit peu plus tard, sans oublier l'apparition du chariot à linge. Nous avons un peu eu l’impression d’être mis à la porte sans compter que si l’addition a été amenée avec le sourire, il ne nous a jamais été demandé si le repas nous avait satisfaits.

     

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     A la sortie, le chef Cyrille Zen, visiblement affable, est entouré de clients qui lui demandent des autographes et photos. Espérons que pour tous ces cuisiniers de l’émission, sans aucun doute passionnés, cette mise en lumière ne leur fera pas oublier l’essentiel. Souhaitons-leur une fois les caméras parties de ne pas s’être laissé éblouir et de rester fidèles à leur belle passion…

     Je suivrai avec plaisir la finale lundi prochain sur M6, avec une préférence pour celui dont la cuisine me semble plus osée, inventive (à l’image certes de son langage : -)) et moins « scolaire » et classique que celle de Cyrille Zen : Norbert Tarayre . Le troisième finaliste est Jean Imbert dont vous pouvez également actuellement tester les plats à l’Alcazar. Il possède son propre restaurant, à Paris, dans le 16èmehttp://www.l-acajou.com/ et, qui sait: peut-être mon prochain test de restaurant pour inthemoodforluxe.com  et inthemoodlemag.com .

     Conclusion : une opération commerciale très réussie pour l’Alcazar (mieux vaut réserver), un concept ludique qui ravira les adeptes de l’émission mais pas forcément les fins gourmets amateurs de service personnalisé. A vous de voir si vous souhaitez tenter l’expérience… Ci-dessous le menu pour ces 15 prochains jours. Vous avez jusqu’au 30 avril pour tenter l’expérience et n’oubliez pas la finale de l’émission Top chef, sur M6, ce 9 avril.

     

     Formules TOP CHEF « déjeuner »

     - Entrée/Plat ou Plat/Dessert : 29 euros TTC

     - Entrée/Plat/Dessert : 35 euros TTC

    Formules TOP CHEF « diner »

    - Entrée / Plat ou Plat / Dessert :  34 euros TTC

    - Entrée/Plat/Dessert : 45 euros TTC

      Le menu de l'Alcazar : du 2 avril au 15 avril

     MIDI

     Entrées

     - Asperges vertes, coulis de tomates et poivrons, jambon de bœuf espagnol (Tabata Bonardi)

     - Œuf mollet, condiment poivrons rouges, mousse chorizo (Jean Imbert)

     Plats

    - Rouget méditerranéen cuit au four, beurre carotte, marjolaine, fenouil braisé (Cyrille Zen)

     - Salade de tomates multicolores à l’avocat, poulet aux épices, copeaux de parmesan (Jean Imbert)

     Desserts

    - Le rocher coulant choco-framboise (Cyrille Zen)

     - Blancs montés au citron vert rafraîchi à la passion (Tabata Bonardi)

     - Vacherin vanille fraise, chantilly vanille (Jean Imbert)

     SOIR

     Entrées

    - Asperges vertes, coulis de tomates et piquillos, jambon de bœuf espagnol (Tabata Bonardi)

     - Œuf mollet, condiment poivrons rouges, mousse chorizo (Jean Imbert)

     Plats

    - Epaule d’agneau confite, céleri rave à l’orange, petits oignons aux épices à couscous (Tabata Bonardi)

     - Filets de bars en crumble de chorizo, beurre d'aromates aux agrumes (Cyrille Zen)

     - Magret de canard, légumes au jus de betterave et menthe (Jean Imbert)

     Desserts

    - Le rocher coulant choco-framboise (Cyrille Zen)

     - Blancs montés au citron vert rafraîchi à la passion (Tabata Bonardi)

     - Vacherin vanille fraise, chantilly vanille (Jean Imbert)

     Sélection-découverte vins de Bordeaux 14 cl 75 cl

     Bordeaux (rouge) | 2010 | 4€ | 22€

     Castillon-Côtes-de-Bordeaux (rouge) | 2009 | 4€ | 22€

     Graves (rouge) | 2009 | 5€ | 27€

     Pomerol (rouge) | 2009 | 6€ | 32€

     Blaye-Côtes-de-Bordeaux (blanc sec) | 2010 | 4€ | 22€

     Pessac-Léognan (blanc sec) | 2009 | 6€ | 32€

     Cérons (blanc doux) | 2009 | 6€ | 32€

    Clairet (rosé) | 2010 | 4€ | 22€

     Pour en savoir plus :

    Le site de l’Acazar : http://www.alcazar.fr/fr

    Le site de l’émission Top chef :  http://www.m6.fr/emission-top_chef/

    Le site du restaurant éphémère « Top chef l’Alcazar » :  http://www.m6.fr/emission-top_chef/restaurant-top-chef/

     Restaurant Top Chef à l’Alcazar

     62 rue Mazarine

     75006 Paris

     Ouvert 7/ 7, 365 j/an

     12h à 14h30 et de 19h à 2h

     Métros

     Odéon (lignes 10 et 4)

    Retrouvez également cet article sur mon site http://inthemoodlemag.com .

  • Restaurant Le Ponton (Groupe Lucien Barrière, Hôtel Royal Thalasso): l'adresse incontournable de La Baule

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    Je vous parle souvent de La Baule, et pour cause puisque j'y suis très régulièrement et connais particulièrement bien les lieux et depuis de très nombreuses années. S'il y a bien un restaurant où je retourne sans JAMAIS avoir été déçue, c'est Le Ponton, le restaurant "de plage" de l"Hôtel Royal Thalasso Lucien Barrière.

     J'écris "de plage" entre guillemets car ce terme évoque souvent des lieux qui misent davantage sur le panorama que sur la gastronomie (j'en connais d'ailleurs un autre qui fait exception à cette règle et qui appartient au même groupe, c'est le restaurant de plage du Gray d'Albion, à Cannes, dont je suis aussi une habituée et dont je vous reparlerai ultérieurement).

     Or, Le Ponton réussit la subtile alliance des deux, la gastronomie et le panorama donc, auxquels il faut ajouter un accueil aussi chaleureux, professionnel que décontracté (sans -et heureusement- jamais être flagorneur) qui vous donnera rapidement la sensation d'être "à la maison" que vous y alliez deux ou trois fois ou depuis une dizaine d'années comme moi. Le décor a été légèrement rénové en fin d'année dernière sans rien perdre de son charme.

     

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    Vous pourrez donc déjeuner face au Pouliguen, ou à La Baule selon l'endroit du restaurant où vous vous placerez. Les beaux jours, vous pourrez également profiter de la terrasse face à un cadre idyllique.

     La carte est très abordable avec tous les jours un menu du jour ou des semaines thématiques "coquilles saint-jacques", "bar" etc... Je vous recommande évidemment les poissons et crustacés et les desserts, un régal.

     Je vous garantis que, même si vous séjournez une semaine à La Baule, et y allez tous les jours, vous ne vous en lasserez pas.

    Les enfants sont également les bienvenus avec un menu enfant bien garni.

    La carte change également régulièrement même si certains mets sont souvent à l'honneur comme la coquille saint-jacques.

     Le fondant au chocolat est également un des meilleurs que je connaisse.

    Je vous mets au défi de ne pas avoir l'eau à la bouche en regardant mes photos ci-dessous.

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    Le restaurant se situe juste en face de l'hôtel Royal Thalasso duquel il dépend. Retrouvez mon article sur le Royal Thalasso en cliquant ici (pour tout savoir sur l'hôtel mais aussi pour en savoir plus sur La Baule), je vous y parlais de son élégante quiétude, définition qui sied aussi si bien au Ponton. Quelques photos en noir et blanc et en couleurs, ci-dessous, pour achever de vous convaincre... Chaque déjeuner ou dîner y est un moment réjouissant autant pour les papilles, pour la vue que pour le bien-être. Vous auriez tort de vous en priver.

    Un dernier conseil: renseignez-vous avant d'y aller. Il arrive que, en basse saison, le restaurant soit fermé le soir, même le week end. Et préfèrez Le Ponton à certains établissements à la mode du centre dont l'accueil et la qualité de la nourriture sont, pour certains, inqualifiables...

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel du Groupe Lucien Barrière ( http://www.lucienbarriere.com/fr/hotel-luxe/La-Baule-Royal-Thalasso-Barriere/accueil.html) et inscrivez-vous sur la toute nouvelle page Facebook de l'hôtel: https://www.facebook.com/#!/RoyalThalasso . Profitez des 100 ans du Groupe Lucien Barrière à l'occasion desquels de nombreuses offres vous sont proposées dans les différents établissements du groupe.

    Retrouvez également cet article sur mon nouveau site: http://inthemoodlemag.com

    A lire également: mon article sur le tea time et brunch de l'Hôtel Lucien Barrière Normandy à Deauville

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  • Hôtels Maurice Hurand ( Le Madison, Hôtel de Buci...) : des hôtels au charme germanopratin

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    Cette semaine, j'ai eu le plaisir de visiter deux des hôtels Maurice Hurand, des hôtels familiaux qui "cultivent l'art de vivre à la française depuis 5 générations". Ces hôtels sont au nombre de cinq: trois se situent à Saint-Germain-des-Prés, un dans le quartier de Concorde-Rive gauche et le dernier à Montmartre.

     J'ai ainsi visité l'Hôtel de Buci et l'hôtel Madison, deux hôtels situés en plein coeur de Saint-Germain-des-Prés.

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    L'hôtel Madison tout d'abord, où j'avais séjourné il y a quelques années. J'ai donc pu mesurer le travail accompli pour la rénovation. L'hôtel a en effet été totalement réaménagé par l'architecte-designer Denis Doistau. Le premier atout de cet hôtel est son emplacement, en plein coeur de Saint-Germain-des-Prés. J'ai beaucoup apprécié les chambres avec vue sur l'Eglise Saint-Germain (26 chambres sur les 50 que comptent l'hôtel), symbole du quartier tout comme cet hôtel qui, tout en se modernisant, a su conserver son charme d'antan contrairement à de trop nombreux hôtels qui, pour se moderniser, en perdent leur âme. Des meubles anciens ont ainsi été conservés et agrémentent la décoration chaleureuse de l'hôtel.

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    De célèbres hôtes ont séjourné dans cet hôtel: Malraux, Camus qui y acheva l'écriture de "L'Etranger" (!), Piaf et beaucoup d'autres. Pas de restaurant (mais ils sont très nombreux dans le quartier!) mais un très  agréable salon orné d'une belle cheminée (qui ne sert d'ailleurs pas seulement d'ornement mais vraiment utilisée) et un bar intimiste avec une carte de grands crus de Bordeaux.

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    Le wifi est gratuit dans tout l'hôtel, petit plus appréciable quand le wifi est encore payant dans de grands groupes hôteliers.

    Les chambres sont bien équipées: literie Queen size, enceintes ipod Bose, téléphone Bang et Olufsen, éclairage modulable, peignoirs et chaussons même dans les chambres standard. Certaines chambres ont même un "ciel étoilé".  Un vrai havre de quiétude en plein coeur de Paris!

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    L'hôtel est également soucieux de l'environnement: dispositif d'éclairage pour économiser l'énergie dans les chambres Privilège...

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    L'histoire de l'hôtel est également lié  à la grande Histoire, outre les nombreuses personnalités qui y séjournèrent. Ainsi, pendant la guerre après avoir été réquisitionné par l'armée allemande, il accueillit les déportés à la fin de la guerre comme un autre célèbre établissement du quartier.

    J'ai eu un vrai coup de coeur pour cet hôtel, élégant, discret, raffiné, chaleureux, au charme intemporel à l"accueil personnalisé, en plein coeur de Saint-Germain, à deux pas du Flore qui en est la quintessence, et ayant su conserver la belle âme du quartier tout en se modernisant. Je vous le recommande. Ne manque qu'un spa...faute de place.

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    J'ai ensuite visité l'hôtel de Buci. L'Hôtel de Buci est plus petit que le Madison, et situé dans la très animée rue de Buci riche en cafés et restaurants. On y retrouve la même atmosphère chaleureuse. Cet hôtel vous donne l'impression de voyager dans le temps, tout en étant en plein coeur de Paris...sans en subir les nuisances sonores. L'hôtel n'a pas non plus de restaurant (mais, encore une fois, cela ne manque pas dans le quartier, je vous recommande notamment l'Alcazar, à deux pas, rue Mazarine), juste un tout petit salon et un "Honesty bar" (les clients peuvent se servir, l'établissement compte donc sur leur honnêteté pour signaler leurs dépenses) avec un bar à thés offrant une riche sélection de la maison Betjeman and Barton.

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     C'est vraiment l'esprit du XVIIIème siècle qui souffle dans cet hôtel qui se définit comme un "hôtel boudoir". Les chambres sont en effet de vrais petits cocons et le vol du temps semble y être suspendu. Seulement 24 chambres et suites dont la rénovation a été confiée au cabinet Love Editions. Des chambres là aussi très chaleureuses...et étonnamment silencieuses au coeur d'un des quartiers les plus vivants, habillées  d'éditions originales de tissus précieux.

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     Chambres à partir de 200 euros...un prix raisonnable pour le quartier. Comptez davantage pour le Madison.

    Je vous invite à visiter leur site internet pour en savoir plus. Le groupe possède également une page Facebook et un compte twitter.

  • Mon avis sur "Le Dôme du Marais" (restaurant - salon de thé) - rue des Francs-Bourgeois, à Paris

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    En 2012, j'ai décidé de débuter mes pérégrinations gastronomiques par un lieu où je souhaitais me rendre depuis un moment, "Le Dôme du Marais", situé au coeur de la rue commerçante des Francs-Bourgeois, repris en mars 2011 par l'ancien gérant de feu regretté "Les Cinoches", Cédric Munier (accompagné dans cette aventure de Thierry Monassier et de l'agence des Mauvais garçons), un restaurant dont je vous avais parlé à maintes reprises ici.

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    Première impression : l'endroit (rénové) est élégant, raffiné, chaleureux, à la fois discret et majestueux, surplombé d'une coupole vertigineuse (dôme décoré à la feuille d'or et inscrit au patrimoine architectural parisien), auréolé de son Histoire puisqu'il est situé dans l'ancienne salle des ventes du Mont de Piété inaugurée en 1777.

    "Le Dôme du Marais" fait partie de ces lieux, rares, où le vol du temps semble être suspendu, à la fois très "parisien", dans l'air du temps, et symbole d'un Paris intemporel, l'alliance a priori improbable mais réussie entre l'Histoire et  un lieu à la mode.

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     Pour accéder au restaurant vous passerez d'abord par le vestibule agrémenté de photos artistiques rappelant celles de feu regretté Les Cinoches (bis) puis par le jardin d'hiver (qui fait aussi office de Salon de thé où je me suis déjà promis de revenir) avec ses meubles, bibelots, cadres chinés aux puces sous une verrière qui vous fait oublier que vous êtes en plein coeur de Paris même si le lieu représente la quintessence de la capitale.

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    Le chef Christian Leclere propose uniquement des produits du marché et de saison avec, pour résultat, des plats à la fois raffinés et simples, et abordables avec, notamment des formules déjeuner ( entrée et plat du jour ou plat du jour et dessert du jour pour 26 euros).

     La présentation des plats est soignée (ci-dessous, photo du plat du jour) et la dégustation savoureuse. Le filet de cannette pour lequel j'ai opté était un régal, suivi d'un café gourmand ... même si j'avoue avoir regardé passer un "Mi-Cuit tout chocolat des Mauvais garçons" avec avidité, l'occasion de revenir puisque celui-ci est également proposé dans la formule Salon de thé.

    A noter: une musique savamment sélectionnée qui achèvera de faire de ce déjeuner (ou dîner) un agréable moment, hors du temps.

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    Vous pourrez également opter pour le brunch, le dimanche, de 12H à 16H (carte ci-dessous).

     L'établissement organise par ailleurs des soirées "Garçons-nière" avec "Joyeux dîner" (39 euros) et "Joyeux Dance-Floor" (entrée et boisson à 15 euros).

     

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    Vous pourrez aussi comme moi visiter la maison de Victor Hugo située à deux pas de là, place des Vosges (place joliment figée dans le passé, mélancolique et romantique, où je ne me lasse jamais de déambuler et rêvasser), dont vous auriez d'autant plus tort de vous priver que la visite est gratuite.

    Retrouvez également cet article sur mon nouveau site internet, à la une: http://inthemoodlemag.com .

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    Le Dôme du Marais - 53 bis rue des Francs Bourgeois - 75004 Paris - Tél: 01 -42 -74-54-17

    Email: contact@ledomedumarais.fr

    http://www.ledomedumarais.fr

  • La Compagnie de Bretagne, crêperie gastronomique au 9, rue de l’Ecole de Médecine à Paris 6ème : le renouveau de la crêperie entre tradition et modernité

     

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    Cela faisait un moment que j’avais envie de tester cette crêperie d’un nouveau genre ouverte l’été dernier. La première tentative fut un échec (la crêperie était complète, comme c’est presque tout le temps le cas, je vous conseille donc vivement de réserver). La seconde tentative fut donc la bonne. Etant originaire d’une région dans laquelle les crêperies fleurissent, aux frontières de la Bretagne où je vais par ailleurs depuis l’enfance très souvent et m’y adonne à cette petite drogue inoffensive que sont les crêpes et les galettes, je suis donc intraitable sur ces plats traditionnels typiquement bretons.

    C’est dans l’étroite et non moins charmante rue de l’Ecole de médecine, à deux pas du Boulevard Saint-Germain et du Boulevard Saint-Michel, en plein Quartier Latin que se situe cette « crêperie gastronomique ». En face se trouve le cinéma le Nouvel Odéon dont je vous recommande par ailleurs la belle programmation.

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    Dès l’extérieur, le drapeau breton qui flotte allègrement et la façade chic, dans une ancienne maison de ville sur 3 niveaux, attirent l’œil.   A l’intérieur, ne vous attendez pas à découvrir des filets de pêche et un décor suranné. Le décor est résolument moderne, soigné, élégant, aux couleurs du drapeau breton. La salle du rez-de-chaussée ouvre sur la cuisine donnant au lieu l’allure d’un établissement tendance qui ne perd pas pour autant l’aspect chaleureux propre à la Bretagne (vous aurez remarqué mon objectivité pour évoquer cette région...).

     

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    A l’étage, c’est une autre salle très agréable et magnifiquement décorée (sans ostentation mais avec beaucoup de goût) avec sa magnifique verrière baignée de la lumière du jour et donnant sur le Cloître des Cordeliers.

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    Le décor est signé Pierre-Yves Rochon, un architecte renommé notamment du Shangri-la à Paris (dont j’apprécie d’ailleurs beaucoup la décoration, un lieu dont je vous ai parlé ici: http://www.inthemoodforluxe.com/archive/2011/01/28/tea-time-a-l-hotel-shangri-la-paris-mes-impressions.html ) ou encore des Ateliers Robuchon et de bien d’autres établissements de luxe. Il a de surcroît l’avantage et la qualité d’être Breton (oui, être Breton est une qualité ET un avantage), et d’être visiblement un vrai amoureux de la Bretagne.

    A la cave que nous a gentiment fait visiter ce dernier, une cave du 13ème siècle, les cidres sont conservés à 12°C et vendus de 3,50 euros (au verre) à 27 euros, provenant de 18 producteurs différents.

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    Les bonnes surprises continuent sur la table avec les assiettes chics représentant chacune un des 5 départements de la Bretagne sans oublier l’ambiance sonore (uniquement de la musique celtique) et des verres y compris pour le cidre en rupture avec l’habituelle bolée caractéristique des crêperies.

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    Place ensuite à la découverte de la carte pas très fournie (ce qui est plutôt une qualité d’ailleurs, je me méfie toujours des cartes trop riches) avec 10 crêpes et 10 galettes, une carte qui a bénéficié des conseils bienveillants du célèbre chef breton Olivier Roellinger (rien que ça !) et composée uniquement de produits frais issus le plus souvent de l’agriculture biologique ou de modes de cultures durables et raisonnées.

    Vous pourrez ensuite choisir entre 5 galettes classiques et 5 galettes saisonnières. J’opte pour ma part pour une galette classique « au beurre d’algues du Jardin Marin » petit format (3,50 euros). Vous pourrez choisir également le grand format (4,50 euros).  Pour chaque type de galette existent les deux formats.

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    Vous pourrez aussi opter pour des galettes saisonnières, plus originales comme la galette « coquilles St Jacques, crème de choux fleur et émulsion de corail à la vanille Papouasie sur une galette » (15, 50 euros pour la petite portion)

    J’ai ensuite choisi une crêpe au chocolat de Sao Tomé 67% de cacao « Villa Gracinda » et une saisonnière  « avec des pommes compotées Tatin et une crème double fouettée et vanillée Raïatea ». Vous pourrez également choisir entre les crêpes classiques et saisonnières.

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    Les galettes sont réellement délicieuses, tendres et parfaitement assaisonnées de même que les crêpes. Je vous recommande la crêpe précitée avec les pommes même si (mais il s’agit d’une question de goût) j’aurais davantage apprécié de plus petits morceaux de pommes, plus esthétiques à mon sens et plus agréables en bouche.

    Seuls regrets : la fermeture des cuisines à 14H30 (mais provisoirement puisque l’établissement ambitionne d’ouvrir toute la journée, dès que le personnel adéquat aura été recruté) et l’empiètement de la modernité sur la tradition avec l’impossibilité d’ajouter une boule de glace à une crêpe ( glaces présentes à la carte mais servies uniquement pour le goûter), attention donc de ne pas tomber dans le travers des restaurants gastronomiques qui, par snobisme et sous prétexte qu’ils le sont, bannissent certains plats de leurs cartes…mais l’endroit n’est pas snob mais convivial… donc nul doute que cela sera rapidement changé.

    Cette carte changera bientôt puisqu’elle varie en fonction des saisons. Celle que vous voyez ci-dessus est la carte d’automne. Dépêchez-vous si vous voulez en profiter car elle sera bientôt remplacée par la carte d’hiver.

    Je vous recommande cet établissement élégant dans lequel on se sent bien, qui a judicieusement su allier tradition et modernité pour valoriser la Bretagne et les meilleurs produits bretons et pour redonner ses lettres de noblesse à la crêpe, produit habituellement et à tort considéré comme bas de gamme qui devient ici gastronomique, loin de l’image désuète et d’ailleurs caricaturale des crêperies bretonnes. Une petite parcelle de Bretagne en plein 6ème arrondissement et pour moi une très agréable madeleine de Proust dont je ferai une de mes adresses récurrentes pour le cadre élégant, l’accueil cordial et chaleureux (concernant les maîtres des lieux, un peu plus timide en ce qui concerne les serveuses), ses crêpes et galettes qui sortent de l’ordinaire, et sa musique celtique...et pour sa situation juste en face d'un de mes cinémas favoris. Un concept original de crêperie gastronomique qui devrait d’ailleurs se développer dans d’autres grandes villes en dehors de nos frontières. A suivre…

    Retrouvez également cet article sur mon nouveau magazine en ligne : http://inthemoodlemag.com (rubrique tourisme http://inthemoodlemag.com/?p=274  ).

     Restaurant de 12H à 14H30 et de 19H à 23H

     Bouteilles de 18 producteurs dans la bibliothèque

    Restaurant La Compagnie de Bretagne

    9, rue de l’Ecole de Médecine

    75006 Paris

    MÉTRO : Odéon, Saint-Michel et Cluny - La Sorbonne

    TÉL : +33 1 43 29 39 00

    http://www.compagnie-de-bretagne.com

  • Visite de l’hôtel Mandarin Oriental Paris : présentation et avis

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    Je vous avais parlé à plusieurs reprises du Mandarin Oriental Paris, dernier né des nouveaux palaces parisiens. Après le Shangri-la et le Royal Monceau Raffles, et avant le Peninsula, c’est donc le Mandarin Oriental qui a ouvert ses portes, le 28 juin dernier, en plein cœur de Paris,  rue Saint-Honoré. Je l’ai visité cette semaine. Je vous propose de le découvrir et de retrouver mon avis, ci-dessous.

    Ce qui marque d’abord en entrant dans ce palace de 8 étages situé dans un bâtiment classé années 30, c’est le grand jardin paysager (plus de 455m2), véritable havre de Paix en plein centre de Paris, et première implantation du groupe Mandarin Oriental en France.

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    Une impression de luxe discret et de sérénité se dégage du hall : cristaux Swarovski sur les murs, plafond à la feuille d’or et une impressionnante et judicieuse sculpture signée Nathalie Decoster qui évoque la liberté et la fragilité.  Jusque là un sans fautes.

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    La visite se poursuit ensuite par le Bar 8 et par le « Sur Mesure »,  le restaurant gastronomique supervisé par Thierry Marx, restaurant feutré aux plafonds et murs de tissus blancs drapés, un restaurant de 40 couverts qui propose une « cuisine techno-émotionnelle empreinte d’émotion et d’innovation ». Là, j’avoue être plus dubitative quant au décor épuré, délibérément inachevé, d’une froideur plutôt clinique. Question de goût sans doute… Je vous laisse apprécier.

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    Le « Sur Mesure » n’est pas le seul restaurant du Mandarin Oriental Paris : il comprend le Camélia, avec son comptoir pour des plats en « live cooking ». Ce restaurant est ouvert de 7h à 23H. Vous pourrez également prendre un verre ou déjeuner dans le jardin, notamment à La Table du Jardin qui peut abriter 6 à 8 convives pour un moment d’exception. A l’entrée du Camélia se trouve également un comptoir de pâtisseries à déguster sur place ou à emporter.

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    Place ensuite à la découverte des chambres : 138 chambres entre 38 m2 et 350 m2 et 39 suites dont 7 suites duplex couvrant le 7ème et 8ème étage dont la suite Royale de 350m2 (que j’ai eu le plaisir de découvrir, pas encore ouverte à la réservation le jour de ma visite.) Les chambres sont grandes et bien équipées avec de belles terrasses donnant sur le jardin et avec un certain souci du détail: produits Diptyque dans les salles de bain, télévisions dans toutes les salles de bain, détecteur de présence dans les chambres (l’ensemble de la vie de l’hôtel est orienté vers un objectif d’économie d’énergie)…

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    La suite Royale est indéniablement spectaculaire avec sa vue circulaire à 360°c, sa salle de bain aussi majestueuse que sa vue, son décor pur et intemporel.

    L’aspiration couture de l’hôtel est plutôt séduisante mais aussi son architecture d’inspiration art déco très influencée par les années 30  et sa volonté de mettre en avant l’artisanat d’art : reproduction de la photo du Baiser de Man Ray dans les couloirs, broderies créées par la Maison Lesage, créations du photographe Ali Madhavi…

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    La visite s’est achevée par le Spa (Guerlain) et la piscine  de 14 mètres.

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    Mon avis - Le Mandarin Oriental Paris a d’incontestables atouts : son emplacement à la fois en plein centre de Paris et au calme, son jardin paysager, ses grandes chambres bien équipées, sa piscine…mais ce qui pour moi caractérise un palace se situe ailleurs, dans le service, l’impression qu’il vous donne d’être à la fois chez soi et ailleurs. Et à vouloir être trop « mode », Mandarin Oriental a fait de son hôtel en France un magnifique hôtel mais qui reste très conceptuel, privilégiant le côté esthétique au côté pratique ou chaleureux, au décor parfois froid et inégal, et auquel manque ce supplément d’âme et ces services d’exception qui différencient un grand hôtel international d’un palace (mais y aspire-t-il d’ailleurs ?). Peut-être est-ce dû au fait que trois architectes se soient penchés sur le sujet : Jean-Michel Wilmotte, Sybille de Margerie, Patrick Jouin ( et Sanjit Manku) donnant un résultat hétérogène et manquant parfois de chaleur ? Que l’hôtel (et on ne peut l’en blâmer) n’ait pas l’Histoire de ses concurrents ?  J’y retournerai prochainement tester son restaurant et vous en reparlerai à cette occasion…mais je vous recommande plutôt d’aller , ou

     

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