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RESTAURANTS DE LUXE - Page 2

  • Mon avis sur Le Grand Café des Négociants à Lyon : subtile alliance de tradition et modernité

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    Photos ci-dessus: site officiel du Grand Café des Négociants

    Invitée par le Festival Lumière de Lyon (au passage extraordinaire festival que je vous recommande vivement, retrouvez mon compte rendu du Festival Lumière 2011, ici) à le découvrir et à y débattre d'internet et de cinéphilie, ce fut aussi l'occasion pour moi de découvrir la (très belle) troisième ville de France que je ne connaissais pas encore et de faire quelques escapades gastronomiques.

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    Photo ci-dessus, inthemoodforluxe, le set de table en l'honneur du Festival et de l'hommage à Becker de cette édition 2011.

    Le festival a eu la très bonne idée de nous inviter au Grand Café des Négociants, lieu emblématique de Lyon et de son Histoire, créé en 1864. Sur le site officiel du restaurant, nous apprenons ainsi qu'il doit son nom aux négociations qui y avaient lieu entre les diamantaires, soyeux, chevillards qui se servaient des nombreuses glaces de l'établissement pour communiquer par signes, et qu'il s'agissait d'un lieu de rencontres de voyageurs de commerces, d'artistes, d'hommes politiques qui, semble-t-il, l'affectionnent toujours aujourd'hui.

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    Photo ci-dessus, Inthemoodforluxe: la terrasse extérieure

     Le Grand Café des Négociants fait partie de ces lieux au charme indéfinissable qui ont su conserver leurs traditions tout en s'inscrivant dans la modernité et qui vous donnent cette délicieuse impression d'avoir traversé le temps, mieux même: d'intemporalité. Le cadre est cossu sans être pompeux. L'accueil est agréable sans être condescendant.

    Vous pourrez télécharger la carte en cliquant ici et en constaterez la variété. Pour ma part, j'ai testé (et vous recommande) "le Parmentier de canard aux herbes fraîches et son jus de braisage" (18,80 €), plat traditionnel joliment revisité, et les profiterolles incontestablement parmi les meilleurs qu'il me soit arriver de manger , "Profiteroles à la vanille, Chantilly et chocolat chaud. (8, 50 euros).

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    Photos ci-dessous, inthemoodforluxe: Parmentier de canard et profiteroles

    L'établissement propose également une très belle carte des glaces, au glacier du Petit Nego. Des glaces élaborées par un maître artison glacier. A déguster sur places ou à emporter. Avec 40 parfums dont certains originaux.

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    Photo ci-dessus, site officiel du Grand Café des Négociants

    Enfin, tester leur tea time est au moins une bonne raison pour que j'y retourne: chocolat chaud maison accompagné d'une pâtisserie maison, d'une gaufre ou d'une crêpe à l'ancienne.

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    Photo ci-dessus: le tea time (site officiel du Grand Café des Négociants)

    Brasserie ouverte 7 jours sur 7 de 7 heures à 3 heures du matin et le service de restauration fonctionne non stop de midi à minuit. (Photos ci-dessous, inthemoodforluxe).

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    Ci-dessus, les toilettes du Grand Café des Négociants ...qui valent également le détour...

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    En savoir plus: http://www.cafe-des-negociants.com/

  • J'ai testé "Le Grand Véfour" et la cuisine de Guy Martin

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    Il y a des lieux chargés d'Histoire et précédés d'une réputation telle que,  rien que leurs noms,  vous mettent déjà l'eau à la bouche.  C'est le cas du Grand Véfour situé dans le cadre romanesque et intemporel des jardins du Palais Royal. Le hasard a voulu que j'assiste à un tournagedans ce lieu quelques semaines avant d'avoir la chance d'y être invitée pour déjeuner... Avant de vous raconter ce déjeuner hors du commun, retour sur l'Histoire de ce lieu mythique.

    "Le Grand Véfour" s'est d'abord appelé en 1784 "Café de Chartres" (l'enseigne est d'ailleurs toujours présente), café déjà très chic où naissent des idées qui mènent à la Révolution de 1789. Sous la Révolution, il devient un luxueux restaurant mais c'est sous la Restauration qu'il atteint son apogée avec l'arrivée de Jean Véfour qui donne son nom au lieu. Parmi les habitués des lieux, on compte Victor Hugo puis, sous le Second Empire: Lamartine, Sainte-Beuve, Mac-Mahon... De 1914 à 1945, le Grand Véfour connaît une éclipse. A la Libération, il est racheté par le propriétaire de Maxim's qui le cède en 1948 à Raymond Olivier qui lui redonne ses lettres de noblesse. Grâce notamment à la complicité de Colette et Jean Cocteau qui en font leur cantine, les célèbrités du monde des arts et lettres s'y précipitent alors: Sacha Guitry, Louis Aragon, Jean-Paul Sartre, Simone  de Beauvoir, Louis Jouvet, André Malraux. 200 ans après, Le Grand Véfour est plus que jamais un lieu incontournable. C'est aujourd'hui Guy Martin qui est aux fourneaux.

    Pour être totalement honnête, il faut préciser que la personne avec qui je suis venue connaissant Guy Martin, l'accueil par ce dernier mais aussi par toute son équipe, a été réellement royal. Sans doute faudrait-il y retourner dans d'autres conditions mais j'ai remarqué également beaucoup d'attentions pour les tables avoisinantes même si j'imagine que tous n'avaient pas droit au  champagne à volonté (je vous rassure, j'ai été très loin d'en abuser).

     A peine la porte franchie, vous voilà partis pour un voyage dans le temps. Rien ou presque n'a bougé depuis 2 siècles et l'évasion est immédiate d'autant que j'y suis allée une journée ensoleillée qui faisait se reflèter la lumière dans les multiples miroirs, accentuant encore la magie intemporelle du lieu. Combien de restaurants (beaucoup moins prestigieux, d'autres Relais et châteaux mais aussi parfois de simples brasseries) ai-je fréquenté où l'accueil était hautain,  où on vous énumérait les plats sans que vous ayez rien demandé en vous fusillant du regard si vous osiez émettre un commentaire ou une question, où on vous faisait bien comprendre que ce n'est pas le client qui est roi mais la cuisine qui est reine. Là rien de tout ça. L'accueil est souriant et chaleureux sans être forcé mais aussi personnalisé, et on ne vous fait aucune remarque désobligeante, et on vous fait encore moins sentir le poids (pourtant impressionnant) des lieux.

     Pour ma part, à la carte du déjeuner, j'ai opté pour un "dos de cabillaud rôti sur la peau, riz noir vénéré, chicorées, jus mousseux au citron au sel" et, en dessert, pour un "palet noisette et chocolat au lait, glace au caramel brun et prise de sel de Guérande".  Enfin, ça, c'est ce que j'avais commandé car le nombre de plats avoisinait allègrement la dizaine si on compte tout ce qui nous a été amené en cours de repas: amuse-bouches divers, nougats, chocolats et autres gourmandises...!

     Je redoutais une cuisine prétentieuse, et j'ai été totalement envoûtée par une cuisine exquise, généreuse qui mêle avec beaucoup de délicatesse classicisme et modernité, simplicité et raffinement, exception et humilité. Un restaurant qui sait donc concilier et marier les paradoxes: si le luxueux décor peut faire craindre une cuisine empesée, la simplicité est en effet de mise dans le service et dans les assiettes.  Un véritable voyage gustatif. Je n'ai pas vu passer les 3 heures qu'a duré notre repas.   Plus qu'un repas d'ailleurs, une véritable expérience, un savoureux moment. Pas une seule fausse note.  Pas même celle qu'il faut règler à la fin car, ne le répètez pas, le chef nous l'a gracieusement offerte...

    "Le Grand Véfour" est membre de la chaîne Relais et Châteaux. 3 fourchettes rouges et 2 macarons rouges. Au Grand Véfour depuis 1991, Guy Martin obtient la 3ème étoile en 2000, à 43 ans, une troisième étoile perdue en 2008 en raison paraît-il de la dispersion du chef et de ses absences répétées... surtout un bon moyen pour le célèbre guide rouge de faire parler de lui. En tout cas, sachez que la cuisine, elle, ne se disperse pas... et révèle toute la concentration et le talent du chef. Une expérience hors du temps que je vous recommande vivement...

    Pour le déjeuner, sachez qu'une carte-menu variée et à prix fixe (88€) est proposée à côté de la grande carte. Comptez le double pour un dîner.

    Et pour le plaisir, une photo de mon succulent dessert:

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    Site officiel du restaurant